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Blog

mardi 17 mars 2009

René Couanau, député UMP : "Supprimer le paquet fiscal crédibiliserait l'action du gouvernement"

Presse | Jonathan Debauve

Source : Le Monde

René Couanau, député-maire UMP de Saint-Malo, déposera mercredi 17 mars, lors de l'examen du projet de loi de finances rectificative à l'Assemblée nationale, un amendement visant à suspendre le bouclier fiscal. Examiné par la commission des finances, l'amendement avait été rejeté de justesse – 12 voix, dont la sienne et celles de l'opposition, contre 15, principalement UMP.

En quoi consiste cet amendement et pourquoi le présenter maintenant ?
Il s'agit de suspendre pour les revenus 2009 l'application du bouclier fiscal. J'ai proposé cette mesure intermédiaire, entre la suppression pure et simple et le maintien, car il me semble que le moment est venu de se poser un peu, de réfléchir, de prendre en compte les évaluations qui ont été faites pour les années 2007 et 2008 et, peut-être, de réajuster pour une meilleure équité fiscale.

Vous avez toujours été hostile à ce projet. D'autres voix commencent à vous rejoindre dans la majorité. Pensez-vous qu'une majorité d'opposants au bouclier fiscal est en train d'apparaître à l'UMP ?
Non, je ne le crois pas. J'ai été un peu seul la semaine dernière. Depuis, j'ai vu que Pierre Méhaignerie proposait de plafonner le bouclier fiscal en fonction des revenus et que le président du Sénat, Gérard Larcher, proposait également d'ouvrir le débat… Cette affaire me tracasse depuis un certain temps et je vois bien que l'efficacité économique du bouclier fiscal – dans la lutte contre l'expatriation de capitaux ou pour leur retour – n'est pas du tout démontrée. En cette période de crise, nous demandons des efforts à chacun mais nous ne faisons pas grand-chose pour les classes moyennes… Il me semble que les hauts revenus pourraient participer.

Mardi, le ministre du budget, Eric Woerth, a annoncé que le gouvernement ne toucherait pas au bouclier fiscal. Vous allez néanmoins déposer votre amendement ?
Je suis dans la majorité et je comprend bien qu'on ait un peu peur de "détricoter" l'ensemble des mesures fiscales. Mais je ne partage pas ce sentiment et je l'exprime en toute liberté. J'ai déposé cet amendement, je le dépose à nouveau mercredi en séance publique et j'espère que nous allons pouvoir en discuter. Il s'agit de faire le point à un moment où les circonstances économiques ne sont plus ce qu'elles étaient au moment de la création du dispositif.

Votre sortie et celles des autres députés UMP qui demandent la suppression du bouclier fiscal interviennent à quelques jours d'une grande journée de mobilisation sociale. On pourrait être tenté de croire que la majorité prépare le terrain au gouvernement pour qu'il puisse lâcher du lest en cas de forte mobilisation le 19 mars…
Je ne partage pas cette analyse, pour l'instant. Ce sont des initiatives qui ont été prises par quelques personnalités qui, comme moi, sont un peu isolées. En revanche, l'écho rencontré par nos propositions montre que tout le monde pense que le moment est venu de reposer la question. Encore une fois : nous sommes dans une période de crise, ça n'était pas le cas quand nous avons créé le dispositif. Je crois que ça crédibiliserait l'action du gouvernement : on dit que le bouclier fiscal est une mesure symbolique et bien moi je prend le problème à l'envers en disant que ce serait symbolique que l'on supprime ce dispositif, pour montrer que chacun fait un effort.

Vous ne pensez donc pas que le gouvernement pourrait, en cas de forte mobilisation le 19 mars, reculer sur le paquet fiscal ?
On peut aussi avoir quelques espoirs dans l'action parlementaire… Moi je vais essayer de convaincre progressivement, je ne pense pas y arriver dès la première fois, mais si le débat est posé cette fois-ci, je suis prêt à prendre le pari qu'il sera reposé, d'une manière ou d'une autre et de façon très forte, d'ici la prochaine loi de finances.

Propos recueillis par Thibaud Vuitton

dimanche 8 juin 2008

Adhésion de la Turquie à l'UE: les mensonges de l'UMP

Presse | Jonathan Debauve
Turquie

Source : Rue 89, Marie Antide

Nicolas Sarkozy l’avait annoncé dans son dernier débat télévisé: "La Turquie n’entrera pas dans l’Union européenne tant que je serai président de la République." Certains députés de sa majorité, emmenés par Frédéric Lefebvre et Patrick Devedjian, se sont donc inquiétés de l'"après-Sarkozy". Il faut dire que le projet de réforme de la constitution prévoit de supprimer l'obligation d'organiser un référendum pour valider l'entrée d'un nouveau paysdans l'UE, mise en place par Jacques Chirac.

Ils ont donc cherché un artifice pour maintenir ce dispositif, pour les pays dont "la très importante population peut changer la nature même de l’Union européenne et en modifier les équilibres dans les différentes institutions". Le 29 mai, les députés ont adopté par 48 voix contre 21 un amendement, porté par Richard Mallié (député UMP des Bouches-du-Rhône), porte-parole des 43 signataires, qui rend obligatoire le référendum pour l’entrée dans l’Union Européenne d’un pays représentant plus de 5% de la population totale.

L’adoption de cet amendement a provoqué de vives réactions à droite comme à gauche. Si Rachida Dati s’est montrée favorable à cette adoption, reflétant ainsi la position de l’Elysée, des voix au sein même de l’UMP ont exprimé leur réprobation.

La plus remarquée fut sans doute celle de Bruno Le Maire (député UMP de l'Eure) qui a estimé que les principes d’universalité de la Constitution étaient"remis en cause par une disposition ne visant qu’un seul pays", qu’il a jugé "choquante".

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mardi 20 mai 2008

Le PS se braque sur la réforme des institutions

Presse | Jonathan Debauve
Le Monde

Source : Le Monde

Le projet de révision constitutionnelle sur les institutions devait arriver en discussion, mardi 20 mai, à l'Assemblée nationale. En principe. L'ouverture du débat risquait en effet d'être reportée à mercredi, en raison de la motion référendaire déposée par le PS sur les OGM. Le premier ministre, François Fillon, qui doit ouvrir le débat sur les institutions, a souhaité lui-même ce report.

L'objectif de Nicolas Sarkozy est de parvenir à son adoption définitive avant la fin de la session parlementaire. Le chef de l'Etat espère pouvoir réunir le Parlement en Congrès à Versailles, le 7 juillet, et voir son texte approuvé par la majorité requise des trois cinquièmes des suffrages exprimés. Un espoir qui, au moment où s'ouvre le débat parlementaire, paraît compromis.

"C'est mort", n'hésitait pas à pronostiquer, lundi soir, le vice-président du groupe PS de l'Assemblée, Arnaud Montebourg. Le député de Saône-et-Loire, chef de file des députés socialistes sur ce projet de loi, s'était précédemment efforcé de parvenir à un "compromis" avec le gouvernement et l'UMP afin de pouvoir voter un texte qui renforcerait effectivement les pouvoirs du Parlement. Sa démarche, partagée par une partie des responsables du groupe, n'était pas encouragée par la direction du PS, à commencer par son premier secrétaire, François Hollande, qui n'avait aucunement l'intention d'offrir à M. Sarkozy le bénéfice d'une victoire politique.

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mardi 11 mars 2008

Faute d'accord, une triangulaire au second tour

Presse | Jonathan Debauve
Ouest-France - MaVille

Source : Ouest-France

Il y aura bien trois listes au second tour. Jacky Le Menn (Union de la gauche) et Louisette Bourdin (MoDem) ne feront pas alliance face à René Couanau.


Dimanche soir, trois listes étaient en position de se maintenir au second tour (1). Elles seront encore trois, dimanche prochain, car Jacky le Menn et Louisette Bourdin ne sont pas parvenus à trouver un terrain d'entente pour une fusion, malgré un long suspense. Elles se présenteront séparément, face à la liste de René Couanau, qui espère bien retrouver son fauteuil de maire.

Dès l'annonce des résultats, une première rencontre s'est déroulée dans une brasserie du centre-ville. Les négociations se sont poursuivies hier, jusque tard dans la soirée. Finalement, Jacky le Menn a préféré claquer la porte, jugeant sévèrement l'attitude du MoDem. « J'ai rompu les négociations. J'en viens à la conclusion que le MoDem ne veut pas d'accord. Il ne veut pas battre Couanau mais s'installer, se faire une place au soleil à Saint-Malo. » Le candidat à la gauche était prêt à leur céder deux places dans les dix premiers de sa liste, et éventuellement le poste de première-adjointe à Louisette Bourdin en cas de victoire. « Il n'a pas été possible de discuter du programme, des projets. Le MoDem voulait que je fusionne avec leur liste, la plus petite, et exigeait le poste de maire. C'est inacceptable, déclare Jacky Le Menn. Pas question de vendre mon âme au diable, c'est un déni de démocratie. Je respecte les électeurs, ils n'auraient pas compris un tel choix. Je suis déçu pour les électeurs du MoDem, qui valent mieux que cela. » Saint-Malo va donc vivre une triangulaire. Le candidat de gauche garde tout de même l'espoir de ravir son siège au maire sortant UMP, René Couanau, arrivé en tête avec 47,04 % des voix. « J'appelle les abstentionnistes à se mobiliser et les électeurs du MoDem à faire jouer la démocratie. » Il peut aussi compter sur l'appui de Pierre Chapa, qui s'était engagé à soutenir Jacky Le Menn au second tour, dès lors qu'il ne faisait pas alliance avec le MoDem. Louisette Bourdin, pour sa part, n'a pas souhaité faire de déclaration hier soir, elle s'exprimera ce matin.

Olivier BERREZAI.

(1) Au premier tour, René Couanau obtient 47,04 % des voix, suivi de Jacky Le Menn (31,49 %), Louisette Bourdin (13,09 %), Pierre Chapa (6,95 %), Bruce Derrien (1,44 %).

Ouest-France

dimanche 2 mars 2008

Ciel d'orage pour la droite à une semaine des municipales

Presse | Jonathan Debauve

Le Monde Source : Le Monde (Dépêche Reuters)

PARIS (Reuters) - A une semaine du premier tour des élections municipales, la droite craint une défaite annoncée par les sondages et alimentée par la mauvaise conjoncture économique, tandis que la gauche appelle à la mobilisation pour éviter l'abstention.

Le pouvoir d'achat, un des principaux thèmes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy pour l'Elysée, s'est imposé dans celles des municipales avec l'explosion des prix de certains produits alimentaires, et le chômage, un des succès dont le gouvernement pouvait se prévaloir, est reparti à la hausse en janvier.

Le moral des ménages est au plus bas depuis que la statistique existe, soit plus de 20 ans, et l'inflation, à 2,8% sur un an, est à son plus haut niveau depuis près de 16 ans.

"Nous sommes dans une situation compliquée", déclare le ministre du Travail, Xavier Bertrand, dans un entretien publié dimanche par Le Parisien. "Il est évident que nous avons aujourd'hui le vent de face plus que dans le dos."

"Chacun sait qu'il nous sera, sans doute, difficile de faire aussi bien qu'en 2001", concède le porte-parole de l'UMP, Yves Jégo dans Le Journal du Dimanche.

Selon les sondages, la gauche devrait conserver Paris, Lyon, Lille et Rennes et remporter plusieurs autres grandes villes comme Marseille, Toulouse, Strasbourg, ou Rouen, au soir du second tour, le 16 mars.

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samedi 1 mars 2008

Dernier conseil municipal avant les élections

Presse | Jonathan Debauve

Ouest-France MaVille.com Source : Ouest-France

Hier soir, les élus se sont retrouvés une dernière fois avant les élections municipales.Quelques échanges entre majorité et opposition, mais le ton est resté courtois.

« Le dernier conseil municipal d'un mandat qui aura duré sept ans, et qui s'achève un 29 février. Je remercie les élus pour leur travail... » René Couanau, le maire, a relevé les hasards du calendrier pour commenter cette ultime séance de la mandature. Pas de sujets importants à l'ordre du jour, mais des chaises bien garnies, aussi bien dans les rangs des élus que parmi le public. La plupart des dossiers ont été rapidement votés, même si certains ont donné lieu à quelques échanges.

Aide aux voyages scolaires
En particulier celui des subventions attribuées aux collèges et aux lycées pour des voyages scolaires. Isabelle Thomas (PS) monte au créneau, pour s'étonner de la faiblesse de l'aide accordée au lycée Maupertuis, pour un voyage en Allemagne consacré aux énergies renouvelables. « On accorde 350 € au lieu des 3 000 € demandés. C'est peu comparé au voyage des BTS de l'Institution-la Providence en Thaïlande, qui a reçu plus que ce qu'il a demandé (1 900 €). On favorise ceux qui ont le plus de moyens pour voyager loin. »
 

Dernier conseil municipal
Pour le dernier conseil municipal de la mandature, les chaises étaient bien garnies, aussi bien dans les rangs des élus que parmi le public.

Yvon Piednoir, l'adjoint aux affaires scolaires, indique que la règle la plus communément appliquée consiste à verser une aide égale à une fois et demi le coût du voyage pour un élève. René Couanau ajoute que le conseil régional est également sollicité, à hauteur de 4 000 €. « Qu'il accorde 1 000 € de plus, il s'intéresse de près aux énergies renouvelables. De toute façon, nous allons régler ce problème à l'amiable. » Herri Gourmelen (UDB) répond aussitôt : « Appliquons le développement durable localement ! »

La nouvelle convention coordonnant police nationale et police municipale a également fait débat. Michel Gendrot (PRG) regrette que ce dossier n'ait pas été étudié en commission, « avec les associations concernées, car elles font un gros travail de prévention de la délinquance. »

Françoise Deschamps (Verts) parle même d'une atteinte à la liberté individuelle, lorsqu'elle apprend que la main courante des policiers municipaux est transmise régulièrement à la police nationale. La procédure s'effectue aussi en sens inverse. Ce qui fait craindre à Yannick le Brelot (Verts), « un contrôle de la Ville, pouvoir politique, sur l'activité de la police. »

Quel contrôle de la police ?
Pour les élus de la majorité, il s'agit au contraire de procédures de routine que l'on retrouve partout ailleurs. « La police ne nous transmet pas sa main courante, seulement les dépôts de plainte », corrige Jean Sauvée, adjoint à la sécurité. René Couanau, pour sa part, rappelle que l'État est compétent en matière de sécurité publique, mais que le maire se doit d'être tenu régulièrement informé des chiffres de la délinquance.

Olivier BERREZAI.
Ouest-France

jeudi 28 février 2008

Le MPF de De Villiers soutient Catherine Jacquemin

Coup de gueule | Jonathan Debauve

Catherine Jacquemin Lu sur le site du MPF35 :
"Le Mouvement Pour la France d'Ille et Vilaine soutient la candidature de Catherine Jacquemin, conseillère générale sortante sur le canton de Saint-Malo Nord. Catherine Jacquemin est une élue honnête qui a toujours privilégié l'intérêt général plutôt que les combines des partis politiques."

Un parti aux idées extrémistes, proche du Front National, qui soutient quelqu'un comme Catherine Jacquemin?
Voilà le véritable visage de la n°2 de Saint-Malo, et conseillère générale sortante. Sanctionnez-la par les urnes !

jeudi 28 février 2008

La gauche pourrait gagner une dizaine de grandes villes et devrait conserver Paris et Lyon

Presse | Jonathan Debauve

Le Monde Source : Le Monde

La gauche paraît en position de ravir à la droite une dizaine de grandes villes, tandis qu'à Paris et Lyon, les socialistes sortants, Bertrand Delanoë et Gérard Collomb, devraient conserver leurs mairies.

Bordeaux, où l'ex-premier ministre Alain Juppé (UMP) est opposé au président (PS) de la région, Alain Rousset, pourrait être l'exception. En conservant la ville dans laquelle il a été réélu au premier tour en octobre 2006, M. Juppé effacerait le camouflet de son échec aux dernières législatives.

La gauche paraît menacée à Belfort, où Jean-Pierre Chevènement a démissionné après son échec aux législatives. Elle l'est aussi à Tourcoing (Nord), qu'elle avait remporté en 2001 à la faveur d'une triangulaire avec le FN. Nicolas Sarkozy y a obtenu 51,5 % des voix au second tour de l'élection présidentielle.

Marseille. Le troisième mandat de Jean-Claude Gaudin, par ailleurs vice-président de l'UMP, ne paraît plus assuré face au socialiste Jean-Noël Guérini, président du conseil général des Bouches-du-Rhône. Dans la plus à droite des grandes villes de France, le candidat socialiste a, pour la première fois, été donné gagnant mercredi 27 février.
Selon un sondage TNS-Sofres pour Le Figaro, réalisé les 22 et 23 février auprès d'un échantillon de 700 personnes, M. Guérini l'emporterait avec 51 % des suffrages. En 2001, M. Gaudin avait amélioré de plus de huit points son score de 1995. Les résultats de l'élection présidentielle de 2007 ont été très favorables à la droite à Marseille, avec cinq secteurs remportés sur huit et un score moyen de 55,7 % pour Nicolas Sarkozy.

Toulouse. Dans la quatrième ville de France, la liste de gauche conduite par le socialiste Pierre Cohen pourrait l'emporter, le 16 mars, avec 51 % des suffrages, selon un sondage Ipsos-Dell réalisé pour 20 Minutes du 14 au 16 février, auprès de 602 personnes. Une autre enquête réalisée quelques jours plus tôt, le 5 février, par TNS-Sofres pour Le Figaro avait déjà donné M. Cohen gagnant face au maire sortant centriste (app. UMP), Jean-Luc Moudenc, qui a succédé à Philippe Douste-Blazy en 2004. A Toulouse, Ségolène Royal a obtenu 57,6 % des voix au second tour de l'élection présidentielle. Une victoire de la gauche confirmée par la défaite du maire sortant dans la première circonscription législative de Toulouse où avaient été élus ses deux prédécesseurs, Philippe Douste-Blazy et Dominique Baudis.

Strasbourg. La maire UMP sortante, Fabienne Keller, est donnée perdante face à Roland Ries (PS) dans cette ville perdue par la gauche en 2001. Selon un sondage CSA publié le 15 février pour Le Parisien-Aujourd'hui en France, la liste de droite serait nettement distancée le 16 mars (45 % contre 55 % à M. Ries). Nicolas Sarkozy l'a emporté à l'élection présidentielle avec 51 % des suffrages et la droite, en juin 2007, a conservé deux des trois circonscriptions de la ville.

Rouen. Une enquête TNS-Sofres pour Paris-Normandie, réalisée le 24 janvier auprès de 500 personnes, crédite la gauche, conduite par Valérie Fourneyron, d'une victoire au premier tour, avec 54 % des voix contre 41 % au maire sortant centriste (ex-UDF), Pierre Albertini. Ce dernier est soutenu par l'UMP et le MoDem mais se présente sans étiquette. Dans cette ville ravie à la gauche en 2001, Ségolène Royal l'a emporté avec 53,9 % des suffrages en mai 2007.

Caen. La maire (UMP), Brigitte Le Brethon, qui aura face à elle, au premier tour, une liste Nouveau Centre conduite par Luc Duncombe, est donnée battue par la gauche. Selon un sondage IFOP pour Paris Match réalisé auprès de 615 personnes les 14 et 15 février, le président (PS) de la région Basse-Normandie, Philippe Duron, l'emporterait avec 52 % des suffrages. Ségolène Royal était arrivée en tête, le 16 mars, avec 55,6 % des voix.

Blois. En 2001, le centriste Nicolas Perruchot avait d'extrême justesse (par 37 voix d'avance) conquis la ville de l'ex-ministre PS Jack Lang. La gauche espère la reprendre avec la liste de rassemblement des partis de gauche de Marc Gricourt (PS) en mettant à profit les divisions du camp adverse. Ancien proche de François Bayrou, M. Perruchot avait rallié Nicolas Sarkozy entre les deux tours de l'élection présidentielle. Il affrontera, au premier tour, une liste MoDem. Ségolène Royal était arrivée en tête au second tour de la présidentielle avec 50,5 % des voix.

Périgueux. La partie pourrait être difficile pour le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, dans une ville où il avait été élu au premier tour, en mars 2001, avec 59,7 % des voix mais où Ségolène Royal est arrivée en tête à l'élection présidentielle (54,5 %). Un sondage Ifop pour La Dordogne libre, réalisé les 20 et 21 février auprès de 505 personnes, le donne en tête (53 %). Une autre enquête BVA pour Sud-Ouest, réalisée le 20 février auprès de 603 personnes, prévoit un score serré entre M. Darcos (49 %) et son adversaire socialiste Michel Moyrand (51 %).

Christine Garin

jeudi 21 février 2008

Quand Modem, PS et UMP interprètent une symphonie cacophonique !

Actualité | Jonathan Debauve
Rue 89

RSA: Bayrou en flagrant délit de mensonge

Source : Rue89

Pour prouver l'inefficacité du Revenu de solidarité active, il prétend en avoir fait le bilan à Pau... où il n'est pas appliqué.

En voulant dénoncer la "baguette magique" et les "effets d'annonce" du gouvernement, François Bayrou a fait un flop, sur France 2. Invité de "A vous de juger" jeudi 14 février, au côté de Rachida Dati et de Xavier Bertrand, il a voulu frapper fort sur la pauvreté... mais ce sera un coup dans l'eau.

"Le RSA, ça n'existe pas. Ca ne marche pas", prend pour exemple le leader du Modem, pour qui "rien n'a changé du tout" depuis la création du RSA (Revenu de solidarité active), un dispositif qui permet de reprendre une activité sans risquer de gagner moins que le montant des prestations sociales et lancé à l'arrivée de Martin Hirsch, ex-président d'Emmaûs, au gouvernement.

Pour étayer sa démonstration, François Bayrou affirme avoir fait un "bilan précis" de la mesure, deux jours plus tôt, avec "des dizaines d'assistantes sociales à Pau":

Le Revenu de solidarité active, destiné à faciliter la reprise d'activité des allocataires des minima sociaux, n'est effectif à ce jour que dans 27 départements. Et pas dans les Pyrénées-Atlantiques. Le Conseil général du département (présidé par Jean-Jacques Lasserre, un proche du leader centriste) ne s'est même pas porté candidat au dispositif, note d'ailleurs l'entourage du Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté.

Furieux des accusations de François Bayrou, Martin Hirsch a fait parvenir à ce dernier une lettre mardi. Dans ce courrier, que s'est procuré Rue89, il dénonce "la mauvaise foi" de son détracteur:

"Henri le Béarnais considérait que Paris valait bien une messe. Vous semblez considérer que Pau vaut bien une contre-vérité. [...] Sachez que le RSA est expérimenté depuis trois mois et que déjà des milliers de personnes en ont bénéficié."

"En colère", le Haut Commissaire pourrait bien avoir décidément besoin de faire encore de la pédagogie. Egalement sur le plateau, Manuel Valls, député PS de l'Essonne et maire d'Evry, rebondit en effet sur les propos de François Bayrou et lâche, hors du champ de la caméra:

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samedi 16 février 2008

L'UMP, plus parano que jamais

Presse | Jonathan Debauve

UMP La chute dans les sondages de Nicolas Sarkozy a des conséquences inattendues. Pour preuve, le porte-parole pense qu'on cherche à "abattre le président de la République"... Vous verrez, des gens tentent "de voler la victoire de mai 2007" aux français et la meilleure : la gauche développe une forme de "terrorisme intellectuel". Des propos inacceptables qui montrent la détresse de l'UMP et la dépression qui frappe Yves Jégo (cf.photo) ! Cette interview semble un véritable moment de transe pour le porte-parole de l'UMP. Vraiment inquiétant.

Source : Le Figaro

Yves Jégo : "On veut abattre le président de la République"

D'après Yves Jégo, "les Français vont s'apercevoir que Nicolas Sarkozy est la victime et non pas l'organisateur de cette dérive incroyable" (François Bouchon / Le Figaro). Le porte-parole de l'UMP affirme que les Français ne se laisseront pas "voler leur victoire de mai 2007".

LE FIGARO. Comment expliquez-vous la forte baisse de Nicolas Sarkozy dans les sondages ?

Yves JÉGO. Les forces les plus secrètes du conservatisme doivent être très puissantes en France. Elles ont bien compris que Nicolas Sar�kozy veut engager la rupture dans tous les domaines et, du coup, elles ont décidé de s'attaquer à lui. Il y a d'un côté ceux qui désespèrent de la gauche, et qui, n'ayant plus d'armée officielle, veulent développer une forme de terrorisme intellectuel dans notre pays. De l'autre côté, viennent s'ajouter ceux qui veulent garder leurs avantages acquis et qui ont peur du changement. Il y a là une conjonction d'intérêts inédite sous la Ve République. C'est la première fois que l'on veut "abattre" avec tant de force un président de la République alors qu'il n'y a pas de crise politique et sociale, ni même de grèves massives.

Yves Jego La surmédiatisation de la vie privée du président ne fausse-t-elle pas la donne ?
Il est certain que la vie privée du président fait vendre. Depuis le début de l'année, la moitié des unes de magazines ont été consacrées à cela, pour des raisons économiques. C'est plus que du harcèlement, c'est une forme de complot politico-financier qui ne s'appuie sur aucune justification rationnelle. Avant, la presse était de connivence avec les présidents qui mentaient sur leur vie privée. Aujourd'hui, elle semble vouloir porter atteinte à celui qui dit la vérité sur sa vie privée. À longueur de colonnes, certains expliquent que la vie privée du président de la République prend trop de place. Ce sont souvent les mêmes qui, pour faire de l'argent, utilisent cette même vie privée. C'est la logique du pompier pyromane. Je comprends parfaitement que les Français en aient assez, mais ils vont s'apercevoir eux aussi que Nicolas Sarkozy est la victime et non pas l'organisateur de cette dérive incroyable.

Ce climat aura-t-il des conséquences aux élections municipales ?
Nous verrons si l'opération de destruction a fonctionné, mais je sens qu'une réaction est en train de se produire. Les Français sont de plus en plus nombreux à vouloir réagir pour ne pas se laisser voler leur victoire de mai 2007 que certains essaient d'étouffer avec ce rideau de fumée. Ce terrorisme intellectuel malveillant suscite une révolte dans l'opinion, qui n'a�c�cepte plus cette méthode de lynchage permanent. Les ministres, les élus, les militants ont le devoir de se mobiliser d'autant que notre bilan des neuf mois est plus que positif. 36 % des salariés du privé ont vu leurs revenus augmenter grâce aux heures supplémentaires. Le nombre de clandestins a diminué de 6 % en 2007. Nous avons battu tous les records avec 435 000 logements mis en chantier dont 70 000 logements sociaux, soit le double des socialistes en 2001. L'UMP diffuse à 4 000 000 exemplaires un document synthétisant les 50 chantiers ouverts depuis neuf mois par le président qui est en train de gagner la bataille de la modernisation.

jeudi 14 février 2008

Quand René Couanau était fier d'accueillir Nicolas Sarkozy...

Editoriaux | Jonathan Debauve

Où sont donc passés les logos UMP dans la campagne de René Couanau? Pourquoi les candidats de l'UMP cherchent-ils à se démarquer autant du président et de son gouvernement? Je trouve ça triste... N'oublions pas ! A la demande de iatus dans un des commentaires, j'ai décidé de rafraîchir nos mémoires sur l'idylle entre notre président et notre député-maire...

Vous retrouverez ces photos sur le blog de Florian Bigaud, membre de la liste de René Couanau "Toutes voiles dehors" : blog-fb.fr;

René Couanau et Nicolas Sarkozy
René Couanau, Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand

René Couanau et Nicolas Sarkozy
René Couanau, Nicolas Sarkozy

René Couanau et Xavier Bertrand
René Couanau, Xavier Bertrand

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