
jeudi 26 juin 2008
Source : Libération
A l'exception du «Figaro», la presse tant nationale que régionale critique vivement les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy pour réformer l'audiovisuel public.
La presse tant nationale que régionale, à l'exception notable du Figaro, critique vivement ce jeudi les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy pour réformer l'audiovisuel public, qui aboutiraient à un "retour de l'ORTF".
"La gauche en rêvait, Sarkozy l'a fait (...) Ce principe simple, financement public (redevance et taxe) pour les chaînes publiques, financement privé (publicité) pour les chaînes privées, n'est ni de droite ni de gauche. C'est une règle de bon sens", se réjouit Etienne Mougeotte dans Le Figaro.
En revanche, pour Laurent Joffrin (Libération), "l’hyperprésident place le secteur public sous son contrôle politique direct". "La France avait mis des décennies à se dégager imparfaitement d’une sujétion archaïque. Elle y revient d’un seul geste (...) Nous vivons une formidable régression", dénonce-t-il.
Même son de cloche dans L'Humanité, où Claude Baudry déplore "le fait du prince". "En asséchant à petit feu le service public, apparaît crûment la volonté de le vider de son sens, de le laisser s'étioler tout en laissant croire qu'un audiovisuel public fort est nécessaire", estime-t-il.
Dans Sud-Ouest, Frank De Bondt dénonce lui aussi un "retour en arrière": "La suppression de la publicité n'aura finalement servi que de paravent à une opération de beaucoup plus vaste envergure de reprise en main de la télévision publique par le pouvoir politique".
Dans La République des Pyrénées, Jean-Marcel Bouguereau juge pour sa part que ce projet revient à "dresser en pointillé l'acte de décès de la télévision publique".
"Les inquiétudes ici sont légitimes, à plus forte raison lorsqu'on apprend que le futur patron de la holding sera nommé par l'exécutif, comme au pas très bon vieux temps de l'ORTF", affirme Le Dauphiné Libéré sous la plume de Didier Pobel.
"C'est bel et bien au retour de l'ORTF que l'on assiste. A quand la réapparition d'un ministre de l'Information ?" ironise Patrick Fluckiger dans L'Alsace.
Même analyse dans L'Indépendant du Midi avec Bernard Revel: "On ne saurait mieux donner l'impression de vouloir contrôler ainsi les chaînes publiques comme au bon vieux temps de l'ORTF".
Deux éditoralistes vont même jusqu'à comparer Sarkozy à Berlusconi: "Silvio Berlusconi n'avait pas osé... Nicolas Sarkozy l'a fait", écrit ainsi Michel Lépinay dans Paris-Normandie, tandis que Jacques Camus (La République du Centre) remarque que le président aura été "guidé par l'exemple transalpin".
"C'est un projet de mainmise pure et simple de la présidence de la République sur la télévision publique", résume de façon abrupte Olivier Picard dans les Dernières Nouvelles d'Alsace. "En une seule saillie, le chef de l'État a réussi à effacer plus d'un quart de siècle d'émancipation".
mercredi 11 juin 2008
Source : Crise dans les Médias
dimanche 8 juin 2008
Source : Rue 89, Marie Antide
Nicolas Sarkozy l’avait annoncé dans son dernier débat télévisé: "La Turquie n’entrera pas dans l’Union européenne tant que je serai président de la République." Certains députés de sa majorité, emmenés par Frédéric Lefebvre et Patrick Devedjian, se sont donc inquiétés de l'"après-Sarkozy". Il faut dire que le projet de réforme de la constitution prévoit de supprimer l'obligation d'organiser un référendum pour valider l'entrée d'un nouveau paysdans l'UE, mise en place par Jacques Chirac.
Ils ont donc cherché un artifice pour maintenir ce dispositif, pour les pays dont "la très importante population peut changer la nature même de l’Union européenne et en modifier les équilibres dans les différentes institutions". Le 29 mai, les députés ont adopté par 48 voix contre 21 un amendement, porté par Richard Mallié (député UMP des Bouches-du-Rhône), porte-parole des 43 signataires, qui rend obligatoire le référendum pour l’entrée dans l’Union Européenne d’un pays représentant plus de 5% de la population totale.
L’adoption de cet amendement a provoqué de vives réactions à droite comme à gauche. Si Rachida Dati s’est montrée favorable à cette adoption, reflétant ainsi la position de l’Elysée, des voix au sein même de l’UMP ont exprimé leur réprobation.
La plus remarquée fut sans doute celle de Bruno Le Maire (député UMP de l'Eure) qui a estimé que les principes d’universalité de la Constitution étaient"remis en cause par une disposition ne visant qu’un seul pays", qu’il a jugé "choquante".
mardi 6 mai 2008
Il y a un an, jour pour jour, j'étais à Paramé dans le bureau n°16... De 8h00 à 19h00, bénévolement (parce qu'il faut que les gens le sachent... on vient toujours nous voir en disant "vous êtes bien payés?"... "euh... non! c'est du militantisme, pour que les élections se déroulent au mieux"), j'ai attendu le verdict des français. Dans ce bureau, il n'y avait pas photo... plus de 60% des voix pour Nicolas Sarkozy. Les chiffres qui circulaient annoncaient Nicolas Sarkozy entre 53% et 55%. J'étais véritablement défait, même si je m'y attendais au regard des résultats du premier tour.
Nicolas Sarkozy était élu, au second tour, avec 53% des voix et avec une légitimité forte : 85% de participation.
Comment alors y voir du bon? Je me rappelle m'être dit : "dans un an, on viendra nous voir et nous dire "il y en a marre d'un gouvernement qui nous retire tous nos droits, qui nous demande toujours plus de nous serrer la ceinture", et que pourra-t-on répondre? "On vous avait prévenu? Il n'y a plus qu'à lutter"..."
Une année a passé et cette prédiction s'est malheureusement réalisée. Bien sûr, les deux premiers mois, j'ai bien espéré une bonne surprise (sans trop d'espoirs). J'étais opposé à l'ouverture, mais elle allait peut être avoir des bienfaits? Et bien, non, aucun. Nicolas Sarkozy était plus actif que Jacques Chirac ; oui, mais ça n'engendrait qu'une destruction des droits plus rapide.
Aucune solution, face au pouvoir d'achat en berne.
Aucune solution, face à tous les problèmes des français.
Une dette abyssale qui s'est encore un peu plus creusée.
Face à cela, de la politique spectacle: on parle des mariages, des divorces, on se ridiculise à l'étranger. La France nous dit le président est renforcée sur le plan international. Quelle France? Celle qu'il incarne? Celle qui se plie sous les pas du Colonel Kadhafi? Celle qui n'a plus de secrétaire d'Etat aux droits de l'homme en Tunisie? Celle qui maintient la "Françafrique"? Celle qui cherche à s'attirer des ennuis en Europe? Celle qui félicite Poutine après son élection? Celle qui se prépare à la guerre contre l'Iran puis qui démend? Celle qui met des quotas d'immigration inhumains et qui croit le camoufler en faisant place à la diversité au gouvernement?
... Et le bilan est loin de s'arrêter là. Pourtant, je m'y arrête. J'ai emprunté ce titre, "putain, 4 ans" au Marianne de cette semaine qui s'inspire peut être aussi du "Putain, 15 ans" des Guignols de l'Info.
Bref, il nous reste à resister au mieux pendant 4 ans en espérant que Nicolas Sarkozy et son gouvernement, un jour, en tiennent compte...
mercredi 23 avril 2008
Source : Le Monde
Selon un sondage IFOP-Fiducial pour Paris-Match, à paraître jeudi 24 avril, 72 % des Français se disent mécontents de l'action du président Nicolas Sarkozy. Le sondage IFOP, paru le 20 avril dans le Journal du dimanche, soulignait que seuls 36 % des personnes interrogées en étaient satisfaites. Dans les deux cas, il s'agit des pires résultats pour un président après un an de mandat depuis le début de la Ve République en 1958. En avril 2003, un an après sa réélection, Jacques Chirac recueillait 58 % de jugements positifs sur son action.
Sa façon de présider est perçue très majoritairement (84 %) comme différente de celle de ses prédécesseurs. Un tiers des sondés la jugent "moins bonne". 17 % la trouvent meilleure et 48 % estiment qu'elle n'est "ni meilleure ni moins bonne". Seuls 42 % des sympathisants UMP la jugent meilleure.
65 % des sondés estiment que le nouveau locataire de l'Elysée n'a pas tenu les engagements qu'il avait pris durant la campagne présidentielle. Son projet est par ailleurs jugé "ambitieux" (62 %) et "peu crédible" (50 %).
Ce sondage s'est déroulé dans un contexte morose, puisque 48 % des personnes interrogées estiment que la situation économique s'est détériorée depuis un an. Pour 53 % d'entre elles, les mesures mises en place ont "plutôt détérioré" leur pouvoir d'achat. 80 % pensent donc que la mise en place d'un plan de rigueur est inéluctable.
Les sondés ont pourtant un avis positif sur certaines mesures comme la baisse des cautions locatives, le service minimum dans les transports publics, la défiscalisation des heures supplémentaires, le traité simplifié sur l'Europe et le controversé bouclier fiscal. La réforme de la carte judiciaire est jugée en majorité négativement.
Les Français considèrent que le président a fait des progrès. 80 % estiment qu'il a "trop parlé" de sa vie privée au début de son mandat, mais pour 67 % des sondés ce n'est plus le cas aujourd'hui.
Nicolas Sarkozy passera son grand oral jeudi soir à la télévision. Il aura 90 minutes pour rassurer les Français. Sa dernière interview télévisée date du 29 novembre. Sa dernière grande intervention remonte à la conférence de presse du 8 janvier où, à propos du pouvoir d'achat, il avait dit qu'il ne pouvait pas vider des caisses "déjà vides".
Méthodologie du sondage IFOP-Fiducial • Cette étude a été réalisée sur un échantillon de 956 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille, niveau d'éducation), après stratification par régions et catégories d'agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone au domicile des personnes interrogées du 17 au 18 avril 2008.
dimanche 20 avril 2008
Source : Le Monde
Un an après l'élection de Nicolas Sarkozy, les Français portent un regard critique sur son bilan. L'action du président et de son gouvernement n'a pas permis d'améliorer la situation de la France et des Français, estiment 79 % des personnes interrogées par l'Ifop pour le Journal du Dimanche. Ils n'étaient encore que 59 % à le penser en novembre 2007.
Selon ce sondage publié dimanche 20 avril, 49% des Français estiment même que l'action du chef de l'Etat et du gouvernement n'a "pas du tout" amélioré la situation. Même chez les sympathisants de l'UMP, l'action du gouvernement n'obtient pas plus de 50 % d'approbation.
Une certaine impatience se lit également dans ce sondage, puisque parmi les réponses suggérées à la question posée - " Un an après l'élection de Nicolas Sarkozy, diriez-vous que l'action du président et de son gouvernement a permis d'améliorer la situation de la France et des Français ?" -, aucun sondé (ou trop peu pour être comptabilisé) n'a répondu qu'il était "trop tôt pour juger".
Par ailleurs, la cote de popularité de Nicolas Sarkozy a encore fléchi, pour atteindre son niveau le plus bas depuis son élection en mai 2007. Elle se situe désormais à 36% (- 1 point), loin derrière celle du premier ministre, François Fillon, 52% (- 6 points).
lundi 14 avril 2008
Source : Libération
Doit-on y voir un lien de cause à effet ? Ou bien n’est-ce qu’une simple coïncidence ? Alors que dans un sondage Opinionway publié aujourd’hui pour Metro, Nicolas Sarkozy perd 3 points dans sa cote de popularité, et François Fillon 4, dans un autre sondage Ifop pour Le Journal du dimanche, près de 8 Français sur 10 (78%) donnent en même temps raison à la secrétaire d’Etat à l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), sur la question des OGM, à l’origine d’un psychodrame au sein de la majorité la semaine dernière.
Pour avoir dénoncé un «concours de lâcheté et d'inélégance» dans son camp, attaquant notamment son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo et le président du groupe UMP Jean-François Copé, François Fillon lui avait demandé de s’excuser. La décision du Premier ministre de l’exclure de son voyage officiel au Japon est par ailleurs condamnée par 3 Français sur 4 (74%). Les sympathisants UMP sont partagés, 46% y voyant une «bonne décision» et à 48% une «mauvaise».
Le sondage Opinionway sur la popularité de l’exécutif a été réalisé du 10 au 12 avril, soit juste après «l’affaire» NKM. L’autre couac gouvernemental de la semaine passée, sur la suppression de la carte famille nombreuse de la SNCF, s’est déroulé au moment où l’étude était réalisée, et n’aurait donc pu influencer qu’en partie les réponses des sondés.
Dans ce sondage, la cote de popularité du Président descend à 38% (-3 points). 61% des sondés (+5) se disent mécontents de son action. Quant au Premier ministre, la perte de 4 points de sa cote de popularité le donne à 51% de personnes satisfaites contre 48% de mécontents, en forte progression avec +9 points. A Noter que parmi les ministres, la chute la plus forte est enregistrée par le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos, qui fait face à un mouvement lycéen. Il perd 12 points à 35% de satisfaits.
dimanche 6 avril 2008
Quel étrange sentiment,
hier (samedi), je me réjouissais des conditions posées par Rama Yade (et d'après les premières informations, conditions venues de Nicolas Sarkozy) pour que notre président se rende à la cérémonie d'ouverture. Enfin! J'allais écrire un message où je ne critiquais pas le président et son gouvernement. Et ce matin, patatra! Je me rends sur le site LeMonde.fr et voilà ce que j'apprends : Rama Yade dément avoir parlé de "conditions" pour la venue de M. Sarkozy à l'ouverture des JO.
Le président de la République serait donc incapable de poser des conditions à sa venue à la cérémonie d'ouverture? Renie-t-il les conditions posées la veille : libération des prisonniers politiques? fin de la répression au Tibet et dialogue avec le Dalaï-Lama...? Alain Juppé avait donc parfaitement raison quand il déclarait : "En somme, nous demandons au pouvoir de Pékin de "tuer avec retenue"!". Je vous invite d'ailleurs à lire son message très intéressant sur son blog al1jup.com.
vendredi 7 mars 2008
Bonjour à tous,
Dimanche 9 mars 2008, vous le savez, le premier tour des élections municipales et cantonales est organisé. Je vous appelle à vous mobiliser en faveur de notre pays en votant massivement pour les listes d'union à gauche dès le premier tour. C'est une manière de sanctionner de plus notre gouvernement.
Vous le savez aussi, les socialistes ont fait un travail extraordinaire dans de très nombreuses villes. La droite recule à chaque élection locale. Dans un mouvement où la Bretagne bascule peu à peu à gauche, Saint-Malo doit accompagner cet élan. La politique de René Couanau a fait plus de mal à cette ville que de bien. Je vous rappelle quelques uns des nombreux exemples que j'ai dénoncé sur ce blog : parking souterrain en zone inondable dans un monde où le niveau de la mer augmente de façon très inquiétante, aucune politique en faveur de la démographie, un prix du foncier devenu incontrolable, une architecture qui enlaidit une ville au patrimoine pourtant si riche, une activité économique sur le déclin, une pyramide des âges qui correspond à celle que la France aura en 2030, ...
Une politique en grande partie camouflée : on ne parle pas du déficit dans le dernier Saint-Malo Magazine sur le budget, l'opposition (ou la "minorité" comme il l'appelle) n'est pas représentée à l'agglomération, ne possède qu'une page pour s'exprimer dans Saint-Malo Magazine avec un droit de réponse de la majorité qui n'est pas concédé à l'opposition.
C'est pourquoi je vous demande de sanctionner René Couanau (aux élections municipales) et Catherine Jacquemin (aux élections cantonales) en votant pour Jacky Le Menn et sa liste Saint-Malo Nouveau Cap et pour Denise Caron, candidate de la majorité départementale "Ambition solidaire".
Chaque voix compte! L'électorat de gauche doit se mobiliser pour donner un double signe fort au niveau local et au niveau national. Votre vote est un devoir.
lundi 3 mars 2008
Après Vladimir Poutine, Nicolas Sarkozy s'est empressé de féliciter et d'inviter le nouveau président russe Dmitri Medvedev. Encore une manière de démontrer aux russes, l'affection du président à son régime. Pourtant, lors de la campagne, il était plutôt en froid avec eux... C'est à n'y plus rien comprendre! Le seul problème, c'est que le président est la voix de la France... Et franchement, en ce moment, il ne représente plus grand monde...
Source : Le Monde (Dépêche Reuters)
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a félicité Dmitri Medvedev de sa victoire à l'élection présidentielle russe et l'a invité à se rendre en France dès qu'il le souhaitera, rapporte lundi le porte-parole de l'Elysée.
"Le Président de la République l'a assuré de sa volonté d'entretenir avec lui, après sa prise de fonctions, des relations fondées sur la confiance et la franchise, et de développer les relations entre la France et la Russie", dit David Martinon dans un communiqué.
Nicolas Sarkozy a souligné dans un entretien par téléphone avec Dmitri Medvedev que "la France restait attentive aux transformations économiques, sociales et politiques en Russie".
Le président de la République a invité "le futur président russe à se rendre en visite en France dès qu'il le souhaitera après sa prise de fonctions", précise David Martinon.
Gérard Bon
mardi 26 février 2008
Source : Libération
Selon le directeur de la rédaction du quotidien, la phrase de regret du Président à propos de son altercation avec un visiteur du salon de l'agriculture a été rajoutée à la relecture de l'entretien.
Oui, à la lectrice du Parisien qui comparait les paroles du Président au coup de boule de Zidane en finale de la Coupe du monde de foot, Nicolas Sarkozy a répondu: «Il est difficile même quand on est Président de ne pas répondre à une insulte. J'ai sans doute les défauts de mes qualités. Ce n'est pas parce qu'on est le Président qu'on devient quelqu'un sur lequel on peut s'essuyer les pieds.» Non, Nicolas Sarkozy n'a pas dit: «Cela étant, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre», qui figure pourtant dans la même réponse. C'est ce qu'a révélé le directeur de la rédaction du Parisien, ce matin sur Canal+. «Cette phrase n'a pas été prononcée», a expliqué Dominique de Montvalon.Ce rajout à l'entretien a été fait par l'Elysée à qui, comme toujours dans pareil exercice, l'interview avait été adressée pour «vérification» avant publication. Seulement voilà, les conseillers du Président ne se sont pas contentés de vérifier les dires de leur patron, ils se sont aussi autorisés à compléter la réponse faite par le Président. Avec l'aval de Nicolas Sarkozy? On peut l'imaginer.
Sur Canal+, Dominique de Montvalon a expliqué qu'il révèle cet ajout par respect à ses lecteurs qui ont interviewé le chef de l'Etat: «Ils retrouvent dans le journal quelque chose que le Président n'a pas dit, qu'ils n'ont pas entendu.» Le Parisien annonce qu'il publiera demain mercredi la version non amendée de l'interview.
Il y a peu, la rédaction de Libération avait eu la surprise de constater, au retour de relecture d'un entretien avec Bernard Laporte par ses conseillers, qu'une question et une réponse avaient été rajoutés par le cabinet du secrétaire d'Etat aux Sports. Une première dans l'histoire de Libération.
Lire l'interview de Nicolas Sarkozy par le Parisien
lundi 25 février 2008
Et si le "casse-toi, pauvr'..." du président révélait à tous les français ce que nous dénoncions lors des propos en banlieue "karcheriser" la "racaille" ?
En effet, quand il s'agissait des déplacements du ministre de l'Intérieur ou du candidat, de très nombreuses personnes trouvaient qu'il utilisait le langage des banlieues, et que c'était une bonne solution pour reprendre en mains les cités. Depuis, les mois ont passé et le candidat est devenu président. Or avec les pêcheurs ou encore avec ce visiteur du salon de l'agriculture, le président de la République applique désormais son franc-parler à tous les français ; et ça, ça gène !...
Quel est donc ce drôle de sentiment français qui voudrait que dans les banlieues on puisse parler crument mais ailleurs non.
Je suis heureux aujourd'hui de pouvoir démontrer que nous avions raison, nous qui disions à l'époque que ce langage était inadmissible. Pour sortir les banlieues de leur misère, il faut avant tout respecter les gens qui y habitent. L'UMP est à la dérive. Nadine Morano, porte-parole de l'UMP, a même accusé les socialistes d'être "du côté des assassins", quant aux lois sur la rétention de sureté. Les gens de gauche n'ont plus de leçons à recevoir de la part du président, du gouvernement, de l'UMP.
Les dérives sont de plus en plus nombreuses et chaque fois un peu plus inadmissible. Les 9 et 16 mars, certes l'élection sera locale, mais nous devrons sanctionner les gens qui soutiennent cette dérive, René Couanau en tête.
dimanche 24 février 2008
Quand je pense que je vérifie actuellement plus de 200 commentaires pour éviter tout problème... je me demande vraiment si ça vaut la peine. Pour preuve ces propos tenus par notre président au salon de l'agriculture. Alors qu'il sert les mains des visiteurs, quelqu'un refuse... il le traite alors de "pauvr' ...".
dimanche 24 février 2008
Source : Le Monde
Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois tenté de justifier, samedi 23 février, son souhait de voir la loi sur la rétention de sûreté appliquée immédiatement, y compris aux détenus déjà incarcérés. En marge du Salon de l'agriculture, le chef de l'Etat s'est placé du côté des "victimes", estimant qu'on ne peut pas "laisser des monstres en liberté après qu'ils aient effectué leur peine".
Alors que le Conseil constitutionnel a en partie censuré le texte, jeudi, M. Sarkozy a appelé la Cour de cassation à la rescousse, demandant à son Premier président, Vincent Lamanda, de lui faire des propositions visant à rendre la loi immédiatement applicable. Cette solution "n'est pas un contournement" du Conseil constitutionnel, a assuré le président, sans toutefois convaincre syndicats de magistrats, constitutionnalistes et opposition.
Pour les syndicats de magistrats, Nicolas Sarkozy tente bel et bien un contournement du Conseil constitutionnel. Dans un communiqué, le Syndicat de la magistrature (SM), classé à gauche, s'élève contre "un coup de force inacceptable", demande à Vincent Lamanda de refuser de donner suite à la demande présidentielle et appelle à manifester le 20 mars à Paris pour une "nuit de défense des libertés". Même indignation du côté de de l'Union syndicale des magistrats (USM), majoritaire au sein de la profession : "C'est une décision ahurissante, unique dans l'histoire de la Ve République", a estimé son secrétaire général, Laurent Bedouet.
Les superlatifs son également de rigueur au Parti socialiste. Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, a dénoncé une "stupéfiante atteinte à l'état de droit". "Le président de la République n'est plus le garant de la Constitution dans notre pays", écrit le député-maire de Nantes dans un communiqué.
samedi 16 février 2008
Source : Marianne2.fr
Nous reproduisons ci-dessous un appel, publié dans Marianne, signé par dix-sept personnalités de la droite, du centre, de l'écologie et de la gauche républicaine. A situation exceptionnelle, rassemblement inédit...
Il se passe de drôles de choses dans notre République. L'actuel Président avait bien promis la rupture. Rupture il y a, mais pas seulement telle qu'elle avait été annoncée.
Un gouvernement marginalisé, dont le travail s'avère pré-mâché par les conseillers du Prince. Rupture.
Un Président qui semble déserter la fonction, parlant tour à tour comme croyant ou comme laïc. Rupture.
Un Président qui veut mettre la politique en chiffres, comme s'il s'agissait de vendre des petits pois. Rupture.
Un Président qui entend diriger ses équipes comme un manager d'hypermarché, distribuant bons et mauvais points, primes ou sanctions. Rupture.
Un Président qui reste chef de parti et dont le domaine réservé est davantage la Mairie de Neuilly que la politique de défense. Rupture.
Un Président qui prétend substituer au débat contradictoire traditionnel entre majorité et opposition la mise en scène des divergences entre ses courtisans et ses ministres. Rupture.
Un Président qui affirme devoir être heureux pour gouverner le pays. Rupture.
Un Président qui annule ses rendez vous du soir et du matin pour vivre pleinement son couple. Rupture.
samedi 16 février 2008
La chute dans les sondages de Nicolas Sarkozy a des conséquences inattendues. Pour preuve, le porte-parole pense qu'on cherche à "abattre le président de la République"... Vous verrez, des gens tentent "de voler la victoire de mai 2007" aux français et la meilleure : la gauche développe une forme de "terrorisme intellectuel". Des propos inacceptables qui montrent la détresse de l'UMP et la dépression qui frappe Yves Jégo (cf.photo) ! Cette interview semble un véritable moment de transe pour le porte-parole de l'UMP. Vraiment inquiétant.
Source : Le Figaro
D'après Yves Jégo, "les Français vont s'apercevoir que Nicolas Sarkozy est la victime et non pas l'organisateur de cette dérive incroyable" (François Bouchon / Le Figaro).
Le porte-parole de l'UMP affirme que les Français ne se laisseront pas "voler leur victoire de mai 2007".
LE FIGARO. Comment expliquez-vous la forte baisse de Nicolas Sarkozy dans les sondages ?
Yves JÉGO. Les forces les plus secrètes du conservatisme doivent être très puissantes en France. Elles ont bien compris que Nicolas Sar�kozy veut engager la rupture dans tous les domaines et, du coup, elles ont décidé de s'attaquer à lui. Il y a d'un côté ceux qui désespèrent de la gauche, et qui, n'ayant plus d'armée officielle, veulent développer une forme de terrorisme intellectuel dans notre pays. De l'autre côté, viennent s'ajouter ceux qui veulent garder leurs avantages acquis et qui ont peur du changement. Il y a là une conjonction d'intérêts inédite sous la Ve République. C'est la première fois que l'on veut "abattre" avec tant de force un président de la République alors qu'il n'y a pas de crise politique et sociale, ni même de grèves massives.
La surmédiatisation de la vie privée du président ne fausse-t-elle pas la donne ?
Il est certain que la vie privée du président fait vendre. Depuis le début de l'année, la moitié des unes de magazines ont été consacrées à cela, pour des raisons économiques. C'est plus que du harcèlement, c'est une forme de complot politico-financier qui ne s'appuie sur aucune justification rationnelle. Avant, la presse était de connivence avec les présidents qui mentaient sur leur vie privée. Aujourd'hui, elle semble vouloir porter atteinte à celui qui dit la vérité sur sa vie privée. À longueur de colonnes, certains expliquent que la vie privée du président de la République prend trop de place. Ce sont souvent les mêmes qui, pour faire de l'argent, utilisent cette même vie privée. C'est la logique du pompier pyromane. Je comprends parfaitement que les Français en aient assez, mais ils vont s'apercevoir eux aussi que Nicolas Sarkozy est la victime et non pas l'organisateur de cette dérive incroyable.
Ce climat aura-t-il des conséquences aux élections municipales ?
Nous verrons si l'opération de destruction a fonctionné, mais je sens qu'une réaction est en train de se produire. Les Français sont de plus en plus nombreux à vouloir réagir pour ne pas se laisser voler leur victoire de mai 2007 que certains essaient d'étouffer avec ce rideau de fumée. Ce terrorisme intellectuel malveillant suscite une révolte dans l'opinion, qui n'a�c�cepte plus cette méthode de lynchage permanent. Les ministres, les élus, les militants ont le devoir de se mobiliser d'autant que notre bilan des neuf mois est plus que positif. 36 % des salariés du privé ont vu leurs revenus augmenter grâce aux heures supplémentaires. Le nombre de clandestins a diminué de 6 % en 2007. Nous avons battu tous les records avec 435 000 logements mis en chantier dont 70 000 logements sociaux, soit le double des socialistes en 2001. L'UMP diffuse à 4 000 000 exemplaires un document synthétisant les 50 chantiers ouverts depuis neuf mois par le président qui est en train de gagner la bataille de la modernisation.
vendredi 15 février 2008
Source : L'Express
"Inimaginable, dramatique, injuste": l'ancien ministre n'a pas de mots assez durs pour condamner la proposition de Nicolas Sarkozy de "confier la mémoire" d'un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2.
A la seconde, mon sang s'est glacé". Simone Veil, qui assistait mercredi soir au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), n'a pas de mots assez durs pour condamner la proposition de Nicolas Sarkozy de "confier la mémoire" d'un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2, dès la rentrée prochaine.
"C'est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste, tranche l'ancien ministre, déportée à 16 ans et demi à Auschwitz. On ne peut pas infliger cela à des petits de dix ans! On ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter. Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd'hui encore, nous essayons d'épargner nos enfants et nos petits-enfants. Par ailleurs, beaucoup d'enseignants parlent -très bien- de ces sujets à l'école."
Aux yeux de Simone Veil, la suggestion du Président de la République risque, en prime, d'attiser les antagonismes religieux. "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d'incarner le souvenir d'un petit juif?" s'interroge-t-elle.
jeudi 14 février 2008
Où sont donc passés les logos UMP dans la campagne de René Couanau? Pourquoi les candidats de l'UMP cherchent-ils à se démarquer autant du président et de son gouvernement? Je trouve ça triste... N'oublions pas ! A la demande de iatus dans un des commentaires, j'ai décidé de rafraîchir nos mémoires sur l'idylle entre notre président et notre député-maire...
Vous retrouverez ces photos sur le blog de Florian Bigaud, membre de la liste de René Couanau "Toutes voiles dehors" : blog-fb.fr;

René Couanau, Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand

René Couanau, Nicolas Sarkozy

René Couanau, Xavier Bertrand



Jonathan Debauve - Réinventons Saint-Malo - www.jonathandebauve.fr - 2006