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Blog

samedi 26 avril 2008

L'école d'Hydro sauve sa tête pour la rentrée

Presse | Jonathan Debauve
Ouest-France - MaVille

Source : Ouest-France

L'école de la marine marchande ne fermera pas à la rentrée prochaine. Le secrétaire d'Étataux Transports l'a promis, lors d'une rencontre, mercredi, à Paris. Mercredi après-midi, René Couanau et Jean-Yves Le Drian ont rencontré Dominique Bussereau, le secrétaire d'État aux Transports. Le député-maire de Saint-Malo et le président du conseil régional ont abordé le délicat dossier de l'École nationale de la marine marchande. Au début du mois, les déclarations du ministre devant les armateurs de France avaient fait bondir les élus locaux, car elles remettaient en cause l'avenir du site malouin.

Rassurés mais vigilants
Dominique Bussereau annonçait alors sa volonté de « renationaliser » les écoles de la marine marchande et de réduire à deux le nombre de sites de formation, contre quatre actuellement. Nantes et Saint-Malo étaient donc rayés de la carte, au profit de Marseille et du Havre. À Saint-Malo, et plus largement en Bretagne, de nombreuses voix se sont élevées contre ce projet, estimant que la fermeture « serait une véritable claque à la maritimité bretonne, un affront à sa culture maritime. »

Cette rencontre au sommet était donc très attendue. À la sortie de l'entrevue, le ton était visiblement au dialogue. Dominique Bussereau a affirmé aux deux hommes « que la rentrée 2008 s'effectuerait normalement à l'École de la Marine Marchande de Saint-Malo et que le dossier était remis sur la table des discussions », indique Jean-Yves Le Drian, dans un communiqué. « Nous sommes satisfaits de cet entretien mais nous restons déterminés. »

Atteindre 120 à 140 élèves
René Couanau dresse le même constat. « La rencontre s'est bien passée. Dominique Bussereau s'est montré très attentif à nos arguments. Nous sommes rassurés, car le projet de réforme est stoppé, rien ne se fera sans de nouveaux entretiens avec le ministère. Mais nous restons vigilants. Pour créer un pôle de formation maritime fort en Bretagne, il faudra un projet de loi. »

Avec son homologue du conseil régional, le député-maire a rappelé les atouts du site malouin. L'école fonctionne avec 65 % de recettes propres et seulement 35 % de subventions d'État. « Elle ne peut pas être supprimée au nom d'un plan d'austérité. »

De plus, elle peut porter ses effectifs, de 89 actuellement, à 120 voire 140 élèves. Sans compter les stagiaires, car elle accueille 500 stagiaires chaque année dans le cadre de la formation continue. Jean-Yves Le Drian rappelle, pour sa part, « que 50 % des personnels de la marine marchande française sont employés en Bretagne, qu'il y a un savoir-faire exceptionnel dans la région en matière de formation et de recherche et qu'on estime à 4 000 le nombre d'officiers manquant en Europe. »

Olivier BERREZAI.
Ouest-France

samedi 5 avril 2008

L'école d'Hydro menacée, les élus se mobilisent

Presse | Jonathan Debauve
Ouest-France Ma Ville

Source : Ouest-France

Alors que le ciel s'assombrit au-dessus de l'école de la marine marchande, les élus montent au créneau pour défendre le site malouin. Mardi, Dominique Bussereau a annoncé sa volonté de « renationaliser » les écoles de la marine marchande et de réduire à deux le nombre de sites de formation, contre quatre actuellement. Nantes et Saint-Malo devraient donc disparaître, seuls les sites de Marseille et du Havre seraient maintenus. L'annonce du secrétaire d'État chargé des Transports a fait l'effet d'un coup de tonnerre (lire Ouest-France d'hier).

L'école nationale de la marine marchande est menacée, alors qu'elle s'est dotée d'équipements performants. « Cette orientation serait incohérente, déclare René Couanau, car on doit développer l'enseignement supérieur maritime, on a besoin d'officiers. »
L'école nationale de la marine marchande est menacée, alors qu'elle s'est dotée d'équipements performants. « Cette orientation serait incohérente, déclare René Couanau, car on doit développer l'enseignement supérieur maritime, on a besoin d'officiers. »

« Une attitude inacceptable, irrespectueuse »
« L'enseignement supérieur ne peut pas se faire sans la Bretagne, s'insurge Jean-Yves Le Drian, le président du conseil régional. La fermeture de l'école de Saint-Malo serait une véritable claque à la maritimité bretonne, un affront à sa culture maritime. » Herri Gourmelen, ancien conseiller municipal, représentant de l'Union démocratique bretonne (UDB), partage son point de vue. La moitié des personnels de la marine marchande française sont employés en Bretagne, et on estime à 4 000 le nombre d'officiers manquant en Europe.

De son côté, René Couanau monte au créneau. « Cette attitude est totalement inacceptable, irrespectueuse à l'égard de la Bretagne. On parle d'un soi-disant consensus alors qu'il n'y a eu aucune concertation. Sur ce dossier, je fais cause commune avec Jean-Yves Le Drian, car c'est un dossier breton. » René Couanau s'en prend plus largement, à la politique du gouvernement « qui cède au lobby très actif des armateurs de France. »

René Couanau parle d'une erreur d'aménagement du territoire. « C'est tirer un trait rapidement sur la Bretagne maritime. » Dès hier, des contacts ont été pris avec le cabinet de Dominique Bussereau, ainsi qu'avec l'entourage du Premier ministre, pour renverser la vapeur. « Si l'État ne prend pas ses responsabilités, le conseil régional et la ville de Saint-Malo le feront. En cas de vente, j'exercerai mon droit de préemption sur les locaux de l'Hydro, qui appartiennent à l'État. Mais nous espérons ne pas en arriver là... »

L'Hydro, comme on l'appelle, est une institution à Saint-Malo, présente depuis plus d'un demi-siècle dans les murs. L'école accueille jusqu'à 1 000 stagiaires par an. Elle forme les officiers de la filière professionnelle (filière B), avec une spécialisation puisqu'elle délivre les brevets d' « officier électronicien et système de la marine marchande » et de sauvetage (BAEERS). Elle dispose d'équipements performants, dont le Centre d'entraînement à la survie et au sauvetage en mer (Cesame), inauguré en 2005, sur les quais du port de pêche.

Olivier BERREZAI.
Ouest-France

mercredi 2 avril 2008

Sept fermetures de classes prévues à la rentrée

Presse | Jonathan Debauve
Ouest-France MaVille

Source : Ouest-France

Presque tous les quartiers seront touchés en septembre, par la fermeture de sept classes de primaire contre une ouverture. En cause : la baisse des effectifs.

Les décisions prises par l'inspection académique ne sont pas définitives mais la carte scolaire 2008/2009 est déjà bien dessinée. « Elle va sans doute encore évoluer », précise Jean-Charles Huchet, inspecteur d'Académie.

Pour l'instant cependant, une ouverture de classe à Bellevue et sept fermetures sont annoncées, à Bel-Air (Saint-Servan), Courtoisville, Boulnay (Saint-Ideuc), Legatellois (Paramé), Grand-Bé (Intra-muros), Islet (La Découverte) et Per Jakez-Hélias (Château-Malo).

« La baisse démographique est plus marquée ici qu'ailleurs, en Ille-et-Vilaine. Et ce sont les villages environnants qui en profitent. Rennes a connu cela durant quelques années. Elle est maintenant en voie de stabilisation. Saint-Malo risque de suivre la même voie », souligne Jean-Charles Huchet.

Selon les dernières estimations de l'Insee, la population malouine a en effet baissé de 0,3 %. Tandis que le département a vu sa population croître de 72 500 habitants. Elle est également relativement âgée, avec une proportion de retraités beaucoup plus forte que dans le reste du département : 24 % contre 12,5 %.

« La situation devrait s'améliorer d'ici deux, trois ans, avec les nouveaux programmes immobiliers, et notamment sociaux », précise Marie-France Mansuelle, la nouvelle adjointe aux affaires scolaires.

La ville en compte actuellement 6 129 et compte en construire 648 d'ici à 2012, sur 1 800 logements au total. « Et d'ici la rentrée, la situation risque de changer selon les inscriptions. »

De 160 à 120 élèves
Dans les écoles, cette annonce n'étonne pas vraiment. Comme Courtoisville, qui va perdre certainement un poste.« Nous avons trois départs en retraite. Deux seulement seront remplacés, Depuis deux ans, nous sommes sur la corde raide. Cette fois, au lieu de voir arriver cinquante gamins par tranche d'âge, nous en aurons une quarantaine », explique Olivier Ogier, le directeur, qui attribue cette baisse au vieillissement du quartier.

A Islet, la directrice Émilie Le Poche reconnaît une baisse des effectifs importante. « L'an dernier, nous sommes passés de 160 à 120 élèves. Sur les huit classes, une a fermé, mais cela aurait pu être deux. Ce sera le cas en septembre avec à nouveau une baisse annoncée de cinq élèves. » Selon elle, de nombreuses familles ont suivi l'ancien directeur sur l'école de la Découverte. « Des parents vont aussi aménager dans d'autres quartiers en attendant la rénovation de celui-ci. »

« Il y a une vraie baisse des effectifs, constate Évelyne Forcioli, secrétaire départementale du Syndicat national unitaire des instituteurs et des professeurs des écoles (SNUIPP). Elle est liée à un réel problème de logements, et à un manque de réflexion sur l'aménagement du territoire. La solution est là. »

Nadine PARIS.

Ouest-France

vendredi 15 février 2008

Shoah en CM2: Simone Veil fustige l'idée de Sarkozy

Presse | Jonathan Debauve

Simone Veil Source : L'Express

"Inimaginable, dramatique, injuste": l'ancien ministre n'a pas de mots assez durs pour condamner la proposition de Nicolas Sarkozy de "confier la mémoire" d'un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2.

A la seconde, mon sang s'est glacé". Simone Veil, qui assistait mercredi soir au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), n'a pas de mots assez durs pour condamner la proposition de Nicolas Sarkozy de "confier la mémoire" d'un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2, dès la rentrée prochaine.

"C'est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste, tranche l'ancien ministre, déportée à 16 ans et demi à Auschwitz. On ne peut pas infliger cela à des petits de dix ans! On ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter. Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd'hui encore, nous essayons d'épargner nos enfants et nos petits-enfants. Par ailleurs, beaucoup d'enseignants parlent -très bien- de ces sujets à l'école."

Aux yeux de Simone Veil, la suggestion du Président de la République risque, en prime, d'attiser les antagonismes religieux. "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d'incarner le souvenir d'un petit juif?" s'interroge-t-elle.

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