
dimanche 23 novembre 2008
Source : Rue 89
16h08. Les erreurs au profit de Ségolène Royal ou de Martine Aubry se multipliant, un membre de l'entourage très proche de Benoît Hamon, candidat éliminé au premier tour, glisse à Rue89: "Il y avait trois candidats, et dans une démocratie normale, ceux qui trichent doivent être éliminés. La solution s'appelle donc Benoît Hamon."
vendredi 7 novembre 2008
Résultats nationaux
Motion A: 24.9% (Delanoë)
Motion B: 2.0% (Pôle écologique)
Motion C: 18.66% (Hamon)
Motion D: 24.4 % (Aubry)
Motion E: 29.12 % (Collomb)
Motion F: 0.92 % (Utopia)
mercredi 4 juin 2008
Source : L'Unité 35
Benoît Hamon, député européen, ancien porte-parole du PS, animateur de Reconquêtes aux côtés d'Henri EMMANUELLI, ouvrira le bal. Il sera à Rennes mercredi 4 juin à 20h30, salle de la Cité, pour une réunion publique ouverte à tous, dont le thème sera: "quel parti socialiste pour être utile aux français et à la Gauche ?". La réflexion menée doit contribuer à alimenter la contribution que présentera Reconquêtes pour le Congrès. Auparavant, Benoît Hamon rencontrera le Bureau Fédéral et les militants à 19h au local fédéral, 45 bis, boulevard de la Liberté.
dimanche 1 juin 2008
Source : Le Monde
Attelage hétéroclite, dimanche 1er juin, au rassemblement des "Recontructeurs". Regroupement transcourant constitué pour faire barrage au duel annoncé entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, ce pôle regroupe aussi bien des partisans de Laurent Fabius, de Dominique Strauss-Kahn, d'Arnaud Montebourg que de Martine Aubry.
Et c'est justement la maire de Lille, réélue dès le premier tour en mars, qui était la vedette du rassemblement. "Je suis heureuse de venir à une réunion où nous allons laisser nos petites querelles passées à l'entrée et rentrer avec ce que nous avons d'essentiel en commun, c'est à dire nos valeurs", a déclaré Martine Aubry au début de la réunion. "Je suis fière de pouvoir dire : on va retrouver une gauche enthousiaste, joyeuse, fière d'elle, fière de ses valeurs et qui a envie de les porter collectivement", a-t-elle ajouté.
Selon l'ex-numéro 2 du gouvernement Jospin, dans la société d'aujourd'hui, "la soi-disant liberté individuelle est devenue de l'égoïsme et de l'individualisme, la soi-disant concurrence du marché est devenue la loi du plus fort, porteuse d'inégalités". Comme on lui demandait si cela signifiait qu'elle n'approuve pas le modèle libéral, elle a répondu : "On peut le dire ainsi".
"CARTEL DES NON"
Officiellement, les "Reconstructeurs" n'étaient là que pour débattre du fond, loin du combat des chefs, et non pour mettre en piste une personnalité susceptible d'incarner une troisième voie. Pour Arnaud Montebourg, les "Reconstructeurs" sont "une force d'interposition pour nous débarrasser de la guerre des chefs". Laurent Fabius a estimé que cette démarche était "ce qu'il y a de plus nouveau, de plus utile aux Français qui a été fait au PS depuis des années et des années".
Mais la personnalité de Martine Aubry pourrait permettre de dégager un consensus parmi une partie des 800 cadres et élus présents dimanche, pour une éventuelle candidature au congrès de Reims, prévu à la mi novembre.
Si la maire de Lille se garde bien de dévoiler son jeu, elle a déjà suscité des réactions exaspérées, y compris au sein des "Reconstructeurs" : "Je ne suis pas venu adouber un troisième présidentiable, alors que j'ai toujours milité contre la présidentialisation du Parti socialiste. Ne personnalisons pas à outrance ce débat-là", a prévenu Pierre Moscovici, lui même candidat au poste de premier secrétaire, qui craint l'émergence d'un "cartel des non", à Bertrand Delanoë et Ségolène Royal.
Le député de l'Essonne Manuel Valls a critiqué sur France 2 le rassemblement des "Reconstructeurs", estimant que "l'idée de rassembler tous ceux qui ne veulent ni Delanoë, ni Ségolène Royal (...) ça ne marchera pas", a estimé M. Valls, partisan d'une relève "générationnelle". Dans un entretien à Libération, samedi, Ségolène Royal a estimé que que les "Reconstructeurs" "veulent que rien ne bouge, que tout reste comme avant".
dimanche 18 mai 2008
Source : Libération
Depuis l'officialisation vendredi de la candidature de Ségolène Royal au poste de premier secrétaire du PS, les têtes de file du parti se bougent: DSK réunit ses proches, Montebourg rallie le directeur du FMI et Martine Aubry annonce un texte pour juin.
Ségolène Royal qui officialise sa candidature au poste de premier secrétaire du PS, Dominique Strauss-Kahn prêt pour la présidentielle de 2012, Arnaud Montebourg qui rallie ce dernier et Martine Aubry annonçant une contribution.... A six mois du prochain congrès du Parti, qui s'annonce décisif, les têtes de file socialistes ont multiplié les manoeuvres ce week-end.
samedi 17 mai 2008
Source : Libération
L'ex-candidate à l'Elysée en 2007 tente de couper l'herbe sous le pied de Bertrand Delanoë dont la semaine prochaine doit marquer la montée en puissance avec la sortie d'un livre et une réunion de ses soutiens.
Ségolène Royal a annoncé vendredi soir lors d'une réunion publique à Paris qu'elle serait candidate à la direction du PS «si les militants le jugent utile» lors du congrès de Reims au mois de novembre.
Par ce geste, l'ex-candidate à l'Elysée en 2007 tente de couper l'herbe sous le pied du maire de Paris, Bertrand Delanoë, dont la semaine prochaine doit marquer la montée en puissance avec la sortie d'un livre et une réunion de ses soutiens.
«Si les militants partagent les orientations que nous proposerons, j'assumerai les responsabilités qui en découlent (...)», a déclaré la présidente du Poitou-Charentes devant 4 à 500 militants réunis dans le XXe arrondissement, le plus populaire de la capitale, pour «un atelier citoyen». «Si les militants en décident ainsi et l'estiment utile pour le parti socialiste, j'accepterai avec joie et détermination d'assumer cette belle mission de chef du parti», a ajouté Ségolène Royal, qui entend «porter une conception du renouveau du socialisme en France et dans le monde».
Au fil des semaines, la candidature de Ségolène Royal apparaissait comme une évidence. Mais le moment est inattendu, l'élue picto-charentaise ayant réaffirmé il y a quelques jours devant des journalistes que le moment n'était pas venu. Dans le complexe de La Bellevilloise, un «lieu de vie» avec théâtre et restaurant, l'ex-candidate à l'Elysée a lancé: «Nous savons tous que le PS a besoin d'un leadership».
Alors que bien des médias annoncent un choc entre Bertrand Delanoë et elle-même au congrès de Reims, Ségolène Royal a assuré qu'il n'y avait «pas de risque d'affrontement ou de guerre des chefs». «Les militants n'en veulent pas et ils n'en auront pas. En ce qui me concerne, le débat sera respectureux», a-t-elle ajouté. La présidente de région a précisé que, passage obligé pour conquérir le parti, elle ferait «une offre politique aux militants sous forme d'une contribution puis d'une motion». «Dès la semaine prochaine, nous passons à la rédaction de la contribution» qui devra être déposée au plus tard le 1er juillet, a-t-elle ajouté.
Ségolène Royal a d'autre part annoncé le soutien, d'ores et déjà, de 25 premiers secrétaires de fédérations départementales, de petite taille en majorité, mais aussi de taille moyenne comme l'Aude, le Var, la Somme ou encore l'Indre-et-Loire. Selon la présidente du Poitou-Charentes, qui a multiplié les références à François Mitterrand, «le Parti socialiste est bien à la croisée des chemins: celui de la renaissance ou du sur-place».
Régulièrement accusée de vouloir soigner sa popularité en jouant sur son image, Ségolène Royal s'est défendue de vouloir «flatter les militants». «Je veux les respecter et les convaincre», a-t-elle dit, promettant à nouveau de «parler aux militants comme (elle) parle aux Français». «Il n'y aura pas de faux débats, de postures toutes faites». Souvent accusée de faire le jeu de François Bayrou, l'ex-candidate a prôné «un parti socialiste qui soit le centre de gravité pour toute la gauche dans le respect de nos partenaires». Face à «ceux qui déforment ou dénigrent» sa méthode - partir d'un questionnaire aux militants pour proposer un projet politique au congrès -, Ségolène Royal a affirmé que c'était «le contraire du populisme et de la démagogie», dénonçant un «ordre jupitérien» où on «décide dans la solitude de son bureau».
dimanche 11 mai 2008
Source : Le Journal du Dimanche
Dans un entretien accordé au JDD, Arnaud Montebourg revient sur la course aux candidatures au poste de premier secrétaire du Parti socialiste. Pour le député de Saône-et-Loire, Delanoë et Royal "n'ont aucune chance d'obtenir la majorité au PS". Evoquant un premier secrétaire futur Premier ministre de la gauche, il voit en Pierre Moscovici l'homme de la "reconstruction". Extraits.
Bertrand Delanoë vient de publier un texte en vue du congrès du PS, son duel avec Royal est-il inéluctable?
Bertrand Delanoë et Ségolène Royal n'ont aucune chance d'obtenir la majorité au PS pour en prendre la tête car les militants ne veulent pas être les otages d'une guerre des chefs. Ils doivent mesurer à quel point leur choix de présidentialiser le parti est désastreux pour la gauche. Les Français n'ont que faire de connaître aujourd'hui notre candidat à la présidentielle, ils préfèrent que nous définissions un projet. Ce travail-là ne peut pas se faire dans un match fratricide, qui nous ferait revivre le congrès de Rennes. Le choix d'un candidat pour 2012 devra se faire ultérieurement, dans le cadre d'une primaire ouverte à toute la société française.
Sur le fond, que pensez-vous du texte de M. Delanoë?
C'est d'un classicisme jospiniste exemplaire!
Le texte refuse un premier secrétaire de transition...
Mais personne ne veut d'un premier secrétaire de transition! Je souhaite un patron de parti capable de rassembler toutes les gauches. Nous avons besoin d'un super mécano pour réunir les radicaux, les Verts, les communistes, les citoyens... et pourquoi pas s'il le souhaite le Modem? Ce premier secrétaire a vocation à devenir le Premier ministre de la future gauche au pouvoir, au service du Président élu en 2012.
Comment les reconstructeurs vont-ils contre-attaquer?
Au PS, de nouveaux candidats apparaissent toutes les 10 minutes, ce qui achève de le ridiculiser. J'ai proposé que Pierre Moscovici soit le premier secrétaire de la reconstruction. Nous devrions faire une contribution autour de lui et porter sa candidature. L'idée fait son chemin.
Retrouvez demain l'intégralité de l'interview dans le JDD.
Propos recueillis par Marie QUENET
Le Journal du Dimanche
jeudi 1 mai 2008
Source : Le Monde
Alors que le Parti socialiste vient à peine de mettre au point les bases idéologiques de sa rénovation, la question du leadership n'est toujours pas réglée. A six mois du congrès de novembre, les candidatures à la succession du premier secrétaire François Hollande continuent à se bousculer. Et à quatre ans de la prochaine présidentielle, la liste des potentiels candidats socialistes commence à s'allonger. Après Ségolène Royal, Laurent Fabius, François Hollande ou encore Manuel Valls, Pierre Moscovici, dans un entretien au magazine VSD paru mercredi 30 avril, se dit "prêt" pour la présidence de la République s'il n'est pas élu au poste de premier secrétaire.
Mais avant d'en arriver là, le député du Doubs compte sur son expérience politique pour être élu à la tête du parti. "C'est vrai qu'il faut tourner une certaine page mais, en même temps, il faut conserver notre expérience. Je pense être le meilleur candidat précisément pour cette raison-là", déclare le député du Doubs. "J'ai été ministre cinq ans, je suis député, président du comité d'agglomération de Montbéliard. Je pense être capable de jouer ce rôle", fait valoir l'ancien ministre délégué aux affaires européennes avant de poursuivre : "Le PS a besoin d'un capitaine. Je serai, en plus, le passeur entre les générations, à 50 ans, je suis entre les deux époques."
"Je serai prêt pour cette responsabilité"
Mais Pierre Moscovici précise que, s'il n'est pas choisi à ce poste au congrès du mois de novembre, il se sentira "libre pour d'autres ambitions, libre de poursuivre [son] chemin". "J'ai lu que Manuel Valls [député PS de l'Essonnne] pensait pouvoir incarner le pays. Moi aussi, je serai prêt pour cette responsabilité", ajoute-t-il.
A l'inverse, le député PS réitère ses "deux engagements" s'il succède à M. Hollande : "Je ne serai pas candidat en 2012 et je serai neutre à l'égard des présidentiables." Sur son blog, M. Moscovici affirme : "J'ai gagné durement, dans la bataille politique, ma liberté, je n'y renoncerai pas. Je peux m'allier à tel ou telle, je ne me rallierai pas, je n'aurai plus jamais avec un leader socialiste la relation – filiale – que j'ai entretenue avec Lionel Jospin ou - plus fraternelle et protectrice - avec DSK".
dimanche 27 avril 2008
Source : Le Monde
Après les propos de Ségolène Royal, vendredi 25 avril, qui affirmait qu'elle se prépare"bien évidemment" à l'échéance présidentielle de 2012, c'est son ancien rival à la primaire socialiste, Laurent Fabius, qui se dit prêt à "réfléchir" à sa candidature.
"Si c'est une présidence bling-bling comme c'est la mode aujourd'hui, je n'ai rien à y faire. Si on revient vers davantage de sérieux et de compétences, alors là, on peux y réfléchir", a-t-il déclaré, dimanche 27 avril, sur Canal +.
Interrogé sur les propos de Ségolène Royal, qui pourrait être à nouveau sa concurrente pour l'investiture du PS, Laurent Fabius a répondu : "Je souhaite surtout que le Parti socialiste en général se mette en situation de gagner." "La dernière fois, nous avons perdu (...) il ne faut pas s'y prendre de la même façon", a-t-il ajouté.
LE PS PAS ASSEZ OFFENSIF
Interrogé sur la floraison de candidatures au poste de premier secrétaire du PS, il a une nouvelle fois ironisé : "je m'inquiéterai le jour où il y aura plus de candidats que de militants. On n'en est pas loin".
"Il faut à la fois porter critique de ce qui ne va pas, lorsque c'est légitime, en particulier la politique injuste et inefficace de Nicolas Sarkozy, mais aussi articuler des contre-propositions. Moi, j'en fais un certain nombre. J'aimerais que d'autres en fassent aussi", a-t-il encore lâché.
"La France est à mon avis la seule démocratie où il y a un président de la République qui peut s'inviter sur les chaînes, chez lui en plus, avec comme public le personnel de l'Elysée", a-t-il dénoncé. "Et ça sans qu'il y ait de réponse symétrique de l'opposition".
lundi 21 avril 2008
Source : Le Monde
Pas d'envolées lyriques mais des phrases courtes, dans lesquelles chaque mot a été soigneusement pesé. La commission présidée par Alain Bergounioux, secrétaire national aux études du Parti socialiste, a mis au point une nouvelle déclaration de principes qui remplacera celle de 1990. Six mois avant le congrès de novembre, ce groupe de travail, où toutes les sensibilités étaient représentées, avait pour mission de de jeter les bases idéologiques de la rénovation du PS. Largement consensuel – ce qui suggère que le parti est, sur le fond, moins divisé qu'il y paraît –, ce document est le fruit d'un grand accord politique. Il sera soumis au vote lors de la convention nationale du 14 juin, après avoir été validé par les fédérations, qui ne devraient apporter que des retouches limitées.
Le préambule du projet de déclaration de principes souligne que "la nature du socialisme démocratique" est "d'aller à l'idéal et de comprendre le réel (…), d'assumer les tensions et les contradictions qui (…) font la vie humaine". L'article 1 rappelle l'objectif de parvenir à "l'émancipation complète de la personne humaine", mais pose sans attendre le principe de "la sauvegarde de la planète". Cette sensibilité environnementale se confirme à travers la reconnaissance d'un "modèle de développement durable" et l'affirmation du principe de précaution. "Les socialistes sont partisans d'une économie sociale et écologique de marché" – l'expression est inspirée par les partisans de Laurent Fabius –, poursuit le texte qui, legs strauss-kahnien, insiste sur l'obligation de favoriser un "secteur privé dynamique".
dimanche 20 avril 2008
Source : Le Parisien / Aujourd'hui en France
REELU MAIRE de Paris et en tête des sondages de popularité, Bertrand Delanoë achève un livre d'entretiens avec notre confrère Laurent Joffrin, à paraître fin mai. Dans l'entretien qu'il nous a accordé, le maire de Paris indique qu'en 2012 il prendra toute sa part à la bataille présidentielle.
En élevant le dalaï-lama au rang de citoyen d'honneur de la Ville de Paris ce lundi , n'en faites-vous pas trop ?
Bertrand Delanoë. • J'ai déjà reçu le dalaï-lama à l'Hôtel de Ville, en 2003 : mon engagement pour la dignité du peuple tibétain n'est donc pas nouveau. Certes, il faut être amical avec le peuple chinois : d'ailleurs, aucune de nos initiatives n'est dirigée contre lui et je n'ai jamais prôné le boycott des Jeux olympiques. La cérémonie d'ouverture, c'est une autre question. S'agit-il, pour autant, de taire nos convictions fondamentales en faveur des droits de l'homme ? Droits pour le peuple chinois lui-même, droits pour le peuple tibétain oppressé, qui ne revendique même pas son indépendance et qui est représenté par un homme prônant la non-violence et le dialogue avec les autorités chinoises. C'est maintenant, tout en accompagnant ce rendez-vous sportif du monde entier en Chine, que nous devons défendre ces valeurs !
Vous venez d'accorder la présidence de la puissante commission des finances à l'UMP Jean-François Legaret. C'est votre façon de pratiquer l'ouverture ?
C'est le respect d'un engagement que j'avais pris pendant la campagne, et qui vise à approfondir notre pratique démocratique. J'avais dit que je proposerai à toutes les sensibilités représentées au Conseil de Paris de présider une commission. L'UMP et le Nouveau Centre (NC) l'ont accepté, Mme de Sarnez - seule élue MoDem - l'a refusé, ce qui est bien entendu son droit.
Le logement sera-t-il votre priorité budgétaire ?
C'est la priorité absolue, qui est d'ailleurs au centre de la première séance du Conseil de Paris, demain. Nous avons déjà financé 30 000 logements sociaux depuis 2001. Nous en financerons 40 000 au cours des six ans à venir. Mais cette dynamique s'appuiera sur de nouveaux instruments, pour diversifier notre offre. Par exemple, afin de faciliter l'accès des Parisiens au parc locatif privé, nous créons une agence immobilière à vocation sociale ainsi qu'une aide mensuelle aux personnes modestes. Nous lançons également une aide publique à la caution, et je pense notamment aux jeunes salariés. En outre, nous allons proposer un nouveau prêt à taux zéro pour les familles qui libèrent leur logement social et souhaitent acheter dans le privé. Dans la mandature précédente, 6 000 ménages ont déjà pu accéder à la propriété grâce à notre prêt à taux zéro. Ce nouveau produit complétera donc utilement notre dispositif.
vendredi 18 avril 2008
Source : Le Monde
Les premiers messages sont arrivés quelques minutes après l'annonce de sa victoire. Autour d'elle, ce 16 mars, dans les grands salons de la mairie de Lille, on était encore en train de la féliciter pour son score de 66,56 % au second tour des municipales. Ses parents, Jacques et Marie Delors, venus de Paris tout exprès, riaient de la voir si radieuse. Et les réactions des amis sont parvenues jusqu'à elle en même temps que leurs bravos. "Ségolène a mangé son pain blanc", a soufflé l'un. "Les Français veulent une femme de gauche, te voilà", a souri l'autre. Alain Minc, ami de Martine Aubry depuis l'ENA, a pianoté un Texto éloquent : "Cela n'a de sens que si tu te places face à la Madone". Et le député François Lamy, fidèle de la maire réélue, a repris son antienne de toujours : "Martine, il faut que tu y ailles !"
Quelques mois plus tôt, Martine Aubry faisait rire ses amis en imitant Ségolène Royal dans une série de saynètes hilarantes. "Ségolène et sa rouerie", "Ségolène et ses insuffisances", "Ségolène et ses revirements". Et pour finir, "Ségolène et son hypocrisie". En septembre 2007, quatre mois après la défaite de la gauche à la présidentielle, "Ségolène", qui ne doit rien ignorer de la détestation qu'elle suscite, a téléphoné à "Martine" pour lui proposer une rencontre. "Il n'y a pas d'urgence", a jeté négligemment la maire de Lille, qui conclut généralement pour son auditoire d'un : "On ne s'est toujours pas vues..."
jeudi 17 avril 2008
Source : Libération
Les grandes manœuvres pré-congrès ont bel et bien commencé au PS. Après Ségolène Royal qui, il y a dix jours, lançait une « consultation participative » , c’est au tour du Nouveau parti socialiste (NPS) de partir à l’offensive. Ce courant de la gauche du parti planche actuellement sur la préparation de huit grandes réunions régionales, qui se tiendront de fin avril à juin, « où seront mises en débat les options que nous défendons », explique Benoît Hamon, leader de cette sensibilité. Le député européen l’assure : « On se met en mouvement. » Un forum devrait également être lancé sur Internet, comme l’a fait l’ancienne candidate à la présidentielle, avec son site.
Ségolène Royal-NPS, même méthode ? « Il y a une chose sur laquelle nous sommes d’accord avec elle : il faut défendre une offre autour de laquelle les gens s’agrégeront, poursuit Benoît Hamon. Certains rentrent dans le congrès comme dans une partie de Rubik’s Cube, en envisageant toutes les contributions possibles. Nous, nous le ferons avec une offre politique. Comme elle. » Là s’arrête la ressemblance entre les deux initiatives : « Nous, nous proposons des options, pas des questions. On ne demandera pas si le capitalisme est méchant ou si l’écologie, c’est bien », résume Benoît Hamon.
Ces « options pour une gauche moderne » , rassemblées dans un « plan détaillé », visent à « préparer la France de l’après-Sarkozy en anticipant ce que sera la situation dans quatre ans, et en préparant les moyens de revenir au pouvoir dans un contexte où les inégalités auront augmenté, où la violence sera plus forte et les instruments de régulation auront été démantelés par la politique du gouvernement ». L’économiste Liêm Hoang-Ngoc et l’historien - et ancien leader de l’Unef-ID - Philippe Darriulat, planchent d’ores et déjà, entre autres, sur ces contributions.
Autre objectif, plus arithmétique que programmatique celui-là : mobiliser afin de désenclaver et d’élargir le « périmètre » d’un courant qui, au moment du congrès du Mans de 2005, pesait près d’un quart des suffrages des militants. Mais qui, depuis, a vu partir plusieurs de ses dirigeants. Dont Arnaud Montebourg, puis Vincent Peillon, devenu depuis l’un des principaux soutiens de Ségolène Royal.
David Revault D’Allonnes
lundi 7 avril 2008
Source : Le Monde
C'est un match que les socialistes attendent et redoutent : il se jouera le 13 novembre lorsque les militants seront invités à élire, au suffrage direct, leur premier secrétaire. Le duel opposera-t-il, comme les hérauts des deux challengers l'annoncent déjà, Ségolène Royal, la candidate battue à l'élection présidentielle du 6 mai 2007, et Bertrand Delanoë, le maire de Paris qui vient d'être (bien) réélu pour un second mandat ? Un choc des egos, déjà très médiatisé, qui serait la première manche d'un autre match, en 2010 ou 2011, pour la présidentielle de 2012.
Invitée à donner son avis sur Bertrand Delanoë, son "probable adversaire au poste de premier secretaire" du Parti socialiste, dans les colonnes du Journal du Dimanche d'hier, Ségolène Royal répond : "Je n'ai pas d'adversaire. Je ne suis contre personne, je suis pour que le congrès soit à la hauteur du défi historique qui est le sien aujourd'hui. J'ai rassemblé des équipes pour être avec elles en première ligne." A la question de savoir si elle est, elle-même, candidate à ce poste, la présidente PS de la région Poitou-Charentes indique que "ce n'est pas le problème pour l'instant" et ajoute : "Mon souci, c'est d'élever le débat entre socialistes. (...) Les adhérents n'ont pas été réellement consultés depuis la campagne présidentielle."
samedi 5 avril 2008
Source : Désirs d'avenir
Consultation participative : comment le congrès du PS peut il être utile aux français ?
Dans un monde qui se transforme à vive allure et dans une France où même ceux qui se croyaient à l'abri sont en proie à l'inquiétude, les socialistes doivent répondre à de nouvelles questions. Aujourd'hui la précarité envahit tout, l'initiative économique est en panne, les inégalités n'ont jamais été aussi insolentes, l'incertitude pèse sur le rôle de la France dans le monde. Nous devons apporter la preuve de l'efficacité de l'action politique et la mettre au service de notre idéal commun. Nous lançons cette consultation participative dans la cohérence des valeurs bâties pendant la campagne présidentielle et dans la volonté de prolonger les voies tracées par les Forums de la rénovation du PS. Sachant que les questions bien posées permettent les réponses pertinentes, nous pensons utiles de prendre un temps pour bien formuler les questions à trancher (3), en s'appuyant sur les sources d'inquiétudes des Français (1) et sur nos valeurs (2). C'est pourquoi ce document propose, sur cette base, de lancer des discussions et de susciter des réactions : vous pouvez modifier ou compléter la formulation des thèmes qui vous sont proposés. Un site Internet sera spécialement ouvert pour cela. Ce questionnaire est une étape très importante pour structurer le travail de fond qui, enrichi par ces échanges, aboutira à une proposition prenant la forme d'une contribution au Congrès du PS. La consultation s'adresse aux militants du PS, en lien avec les sympathisants et les forces vives qui attendent beaucoup de nous face aux dégradations de toutes sortes commises par la droite. L'une des questions majeures autour de laquelle s'organise notre réflexion est la suivante : définir les droits et les devoirs des responsables politiques, de la société et des personnes, de telle sorte que la liberté de réussir sa vie ne soit pas le privilège de quelques uns mais l'ambition garantie à tous.
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