samedi 7 mars 2009
Face à la conjoncture difficile, les impôts augmentent
Source : Ouest-France
Hier soir, lors du débat d'orientations budgétaires au conseil, la majorité municipale a annoncé une haussedes impôts (taxe d'habitation et foncier bâti), pour soutenir l'investissement.
La crise
« Nous vivons une période de crise économique et financière faite d'inquiétudes et d'incertitudes, le budget 2009 se construit dans un contexte plus contraint qu'à l'ordinaire. » Hier soir, Henri-Jean Lebeau, le premier adjoint, a donné le ton en présentant les orientations budgétaires pour 2009. Les finances locales sont à l'image de la conjoncture, plutôt tendues. « Notre budget sera un budget destiné à affronter les difficultés et à préparer la sortie de la crise. »
Les impôts
Un effort fiscal est demandé aux contribuables, « consacré intégralement à l'investissement. » La taxe d'habitation enregistre la plus forte hausse (+ 5,26 %), passant de 17,10 % à 18 %. Juste derrière, la taxe sur le foncier bâti augmente de 5,22 % (de 23,76 % à 25 %). La taxe sur le foncier non bâti progresse de seulement 0,83 % (de 39,67 % à 40 %). Perçue par la communauté d'agglomération, la taxe professionnelle reste inchangée, « pour ne pas pénaliser les entreprises. » Cette augmentation des taux devrait générer un produit fiscal supplémentaire de 1,2 million d'euros.
L'investissement
« La priorité sera donnée à l'investissement, car il contribue au maintien de l'activité et de l'emploi », souligne le maire René Couanau. La commune se pose en « acteur économique majeur », avec des chantiers tous azimuts (urbanisme, social, culturel, sportif). De l'ordre de 24,4 millions d'euros en 2009, contre 17,6 millions en 2008. Les chantiers urbains dominent (comme la rénovation urbaine de la Découverte), ils absorbent à eux seuls 9,5 millions d'euros.
La taxe d'habitation et la taxe sur le foncier bâti sont en hausse, leurs taux vont augmenter de plus de 5 % cette année. « L'effort fiscal supplémentaire marque notre volonté de poursuivre l'effort d'investissement », assure la majorité.
La dette
L'endettement ne va pas s'alourdir, mais avec le renchérissement possible des emprunts, la prudence est de mise. Pour l'instant, « aucun enchérissement ne s'est fait sentir. » La dette de la ville est composée de prêts à taux fixes (49 %) et de prêts à taux variables (51 %), « il s'agit là de produits classiques sans risque de dérapage des frais financiers. »
Les réactions
Stéphane Perrin (Parti radical de gauche) ne pointe pas seulement la crise, mais aussi les effets des choix passés de la municipalité qui ont conduit, selon lui, à une baisse de la population. « L'augmentation de la pression fiscale ne va concerner que les ménages, il aurait été plus juste que tous les contribuables participent à l'effort. »
Jean-Pierre Agenais (PS) regrette que l'on demande aux familles de payer plus, « et le produit fiscal supplémentaire va servir aux deux tiers (800 000 €) à financer le parking souterrain. »
Yves Capitaine (MoDem) pense que ce budget n'est pas fait pour affronter une situation difficile. « Le niveau d'endettement peut devenir inquiétant à terme, la pression fiscale est exagère et injuste. »
Joël Martini (UDB) s'interroge, car il faut choisir entre l'impôt et l'emprunt. Selon lui, l'économie malouine, tournée vers le tourisme, « est fragilisée car elle dépend du pouvoir d'achat. »
Olivier BERREZAI.
Ouest-France
Rétroliens
Pour faire un rétrolien sur ce billet : http://www.jonathandebauve.fr/blog/tb.php?id=262
Aucun rétrolien pour le moment.
Ajouter un commentaire
Vous allez poster un commentaire : n'oubliez pas de respecter la charte Néthique ! Merci.





Commentaires
jeudi 12 mars 2009 à 08:36
Masquer/Afficher le commentaire