Palais de Justice
Intra-muros, le tribunal actuel est à l'étroit. La future cité judiciaireva quitter les murs pour s'établir rue Aristide-Briand, sur les terrains appartenant à EDF-GDF. En attendant la fin des travaux, pas avant 2011, la ville va rechercher des locaux provisoires.

Source : Ouest-France

La fusion des tribunaux prévue par la nouvelle carte judiciaire est avancée d'un an.Dès 2010, il faudra de nouveaux locaux car la justice manque de place. La carte judiciaire alimente à nouveau le débat. L'an dernier, on s'en souvient, les maires de Dinan et Saint-Malo s'étaient mobilisés pour sauver leurs tribunaux respectifs. Au final, le compromis prévoit une fusion des deux tribunaux. Saint-Malo conserve son tribunal de grande instance, alors que Dinan perd le sien (tout en conservant son tribunal d'instance).

Le futur tribunal de pays regroupera le tribunal de grande instance, les prud'hommes, le tribunal pour enfants et le tribunal de commerce. Initialement, cette réforme devait entrer en vigueur au 1er janvier 2011. Mais la chancellerie a choisi d'avancer le calendrier un an plus tôt, en 2010.

A Saint-Malo, il s'agit maintenant de trouver des locaux, car le tribunal actuel est bien à l'étroit dans ses murs intra-muros.

Près de la maison d'arrêt
Depuis deux ou trois mois, la ville penche vers un site unique, qui se situerait rue Aristide-Briand. « Je ne sais pas encore si on l'appellera palais de justice ou cité judiciaire, mais l'emplacement convient bien », souligne René Couanau, le député-maire, qui a commencé à négocier avec EDF-GDF, propriétaire du terrain.

Longtemps occupés par des squatters, les anciens bâtiments ont été rasés. Le terrain est donc disponible.

La future cité judiciaire n'aura pas à subir les contraintes de circulation et de stationnement dans l'intra-muros. De plus, elle sera située non loin du pôle administratif de Rocabey et à deux pas de la maison d'arrêt. Pratique, lorsqu'il s'agit de déférer les détenus, pour des audiences ou des comparutions immédiates. L'investissement, de l'ordre de 10 millions d'euros, sera pris en charge par le ministère de la Justice, dans le cadre des dépenses prévues pour accompagner la nouvelle carte judiciaire.

Locaux provisoires
« Le seul problème, c'est que cet équipement ne pourra pas être prêt pour 2010, c'est trop juste », observe René Couanau qui estime que le chantier ne sera pas terminé, au mieux, avant 2011. En attendant, la mairie songe à des solutions provisoires. « Nous recherchons des locaux d'appoint, le temps de construire un bâtiment définitif pour abriter les institutions judiciaires. »

Tout en continuant à travailler dans le palais de justice actuel, les juges pourraient se retrouver dans la sous-préfecture, qui sera vide dès l'an prochain. A voir, car les murs appartiennent au conseil général, et leur reconversion n'est pas encore décidée.

Olivier BERREZAI.
Ouest-France