
jeudi 23 octobre 2008
Source : Ouest-France
Le processus de redécoupage électoral des départements est amorcé. Mardi, Alain Marleix, chargé de la réforme, a reçu trois de nos sept députés.
La réunion était à l'agenda officiel du secrétaire d'État à l'Intérieur et aux collectivités territoriales, Alain Marleix. Mardi 21 octobre, 11 h : « Réunion parlementaires de l'Ille-et-Vilaine ». En fait, seuls Pierre Méhaignerie, député UMP de la circonscription de Vitré-Rennes Est, René Couanau, député UMP de Saint-Malo-Dol, et Thierry Benoît, député centriste de Fougères-Liffré, étaient conviés à ce rendez-vous. Pas les quatre autres députés, tous socialistes, que compte le département.
« L'entrevue a duré 25 minutes, explique Pierre Méhaignerie. On nous a simplement informés qu'il y aura probablement une 8e circonscription en Ille-et-Vilaine, et que ce sera le seul département du Grand Ouest à bénéficier d'une telle création. Nous ne sommes pas rentrés dans les détails de ce que pourrait donner le redécoupage. Alain Marleix nous a demandé d'y réfléchir et de lui faire des propositions. Il nous a également dit qu'il recevrait les députés PS d'Ille-et-Vilaine. »
« Pourquoi n'étions nous pas invités ? »
Jean-René Marsac, député socialiste de Redon-Bruz, n'apprécie pas. « Le ministre a réuni les députés socialistes de Bretagne et des Pays de la Loire il y a près de trois semaines. Il nous avait dit qu'on ferait les choses en transparence. À aucun moment il n'a été question de réunions regroupant les seuls députés d'Ille-et-Vilaine en fonction de leurs sensibilités politiques. Je ne vois pas pourquoi on n'a pas fait une réunion à sept. Nous sommes tous élus du département, non ? »
Jean-Michel Boucheron, député socialiste de Rennes Sud, n'en prend pas ombrage. « A partir du moment où il n'y a pas de magouille, je m'en fiche. Et puis ce n'est pas le découpage des circonscriptions qui fait le résultat des élections. Le redécoupage Pasqua de 1986 ne nous a pas empêchés de gagner. Moi, tout ce que je demande, c'est que les futures circonscriptions soient équilibrées en population et homogènes sur le plan géographique. »
Philippe Tourtelier, député PS de la circonscription de Rennes Nord, et Marcel Rogement, député PS de la circonscription de Rennes-Monfort, n'ont pas plus à dire. Tout comme Thierry Benoît, député centriste de Fougères-Liffré. « Il s'agit de réactualiser les circonscriptions en fonction de la démographie, rappelle simplement ce dernier. En 20 ans, l'augmentation du nombre d'habitants est telle qu'une 8e circonscription est justifiée. »
Régime minceur en vue
Là-dessus, tout le monde est d'accord. Si l'idée est d'avoir moins de 120 000 habitants pour chacune des circonscriptions que compte notre département de 950 000 âmes, il en faut huit. Et que plusieurs des sept qui existent actuellement vont avoir droit à un régime minceur... « Cette 8e circonscription prendrait forcément des cantons appartenant à d'autres, souligne René Couanau, le député UMP de Saint-Malo-Dol. Rien n'est encore décidé, mais il est probable que ma circonscription serait légèrement diminuée, ainsi qu'une autre, peut-être située entre Rennes et Saint-Malo. »
En clair, pour exister, la 8e pourrait piquer des communes aux circonscriptions de Saint-Malo et Rennes Nord. Mais il faudra aussi remplumer Fougères-Liffré, la plus maigrelette des circonscriptions d'Ille-et-Vilaine. Et en dégraisser deux autres, Vitré-Rennes Est et Redon-Bruz, deux des plus ventrues du département, avec Saint-Malo-Dol... Pas simple. Alain Marleix va devoir faire montre de ses talents de diététiciens. A la clef, si tout le monde s'entend, l'lle-et-Vilaine y gagnera un député de plus à l'Assemblée nationale dès les prochaines législatives !
Stéphane VERNAY.
Ouest-France
samedi 18 octobre 2008
L'écluse du barrage sera en travaux de janvier à mars 2009. Pendant trois mois, les bateaux ne pourrontplus passer. Les pêcheurs-plaisanciers des bords de Rance qui sortent régulièrement devront trouverun mouillage côté mer. Source : Ouest-France
Janvier, février et mars. Trois mois de travaux pour l'écluse du barrage de la Rance.Pendant cette période, la circulation maritime sera interrompue.
Le barrage de la Rance fait parler de lui ces temps-ci. D'abord, à travers le projet du viaduc décidé par le conseil général, qui continue à provoquer de nombreuses réactions de la part des usagers. Par ailleurs, des travaux importants vont être engagés sur l'écluse, et ils ne vont passer inaperçus auprès des plaisanciers. A compter du 1er janvier et jusqu'à fin mars, l'écluse sera fermée aux bateaux pendant trois mois. Impossible de remonter (ou de descendre) la Rance vers la mer.
Tous les vingt ans
« Une telle opération de maintenance est exceptionnelle, elle se déroule tous les vingt ans », explique Cyrille Périer, le directeur du Groupement d'exploitation hydraulique (GEH) Ouest pour EDF. La dernière fois, c'était à la fin des années 80. Ces travaux font suite à une expertise réalisée en mars dernier. Ils vont porter sur le génie civil, les vérins hydrauliques et les reprises de peinture.
« La circulation routière ne sera pas interrompue », poursuit Cyrille Périer. Pour le plus grand bonheur des automobilistes, qui ne verront pas le barrage se lever pendant trois mois... En revanche, la circulation maritime sera impossible. De quoi mettre en rogne les pêcheurs-plaisanciers. Il y a trois ans, on s'en souvient, beaucoup étaient montés au créneau lorsque le sous-préfet de Saint-Malo avait décidé de réduire les levées du barrage en été, afin d'éviter les embouteillages.
« Ces travaux sont nécessaires »
Cette fois, le climat semble plus serein. « A cette saison, la mesure va mieux passer, la gêne sera moindre », assure Claude Bagot, le président des pêcheurs-plaisanciers des bords de Rance, à la tête de 400 adhérents. « Bien sûr, il y aura toujours des grincheux, mais dans l'ensemble, nos adhérents comprennent. Ces travaux sont nécessaires. »
Les associations locales ont été informées il y a un mois environ, et EDF va intensifier sa campagne de communication à l'approche de janvier. « La période des travaux n'a pas été choisie au hasard, confirme Cyrille Périer, l'hiver est une période creuse. »
N'empêche, les plaisanciers qui sortent régulièrement devront trouver un mouillage. La seule solution, c'est de laisser son bateau côté mer. « On devrait pouvoir s'arranger avec le yacht-club de Dinard, prévoit Claude Bagot. Beaucoup de bateaux sont mis au sec pour l'hivernage, il devrait y avoir de la place. »
Au port de Dinan, on espère que les travaux de l'écluse seront achevés dans les délais. « La navigation sur la Rance est vitale pour notre économie. Si l'écluse reste fermée trop longtemps, c'est l'asphyxie assurée », prévient Lucien Laplanche, adjoint au maire, attentif au dossier.
Olivier BERREZAI.
Ouest-France
vendredi 17 octobre 2008

Source : Ouest-France
La fusion des tribunaux prévue par la nouvelle carte judiciaire est avancée d'un an.Dès 2010, il faudra de nouveaux locaux car la justice manque de place.
La carte judiciaire alimente à nouveau le débat. L'an dernier, on s'en souvient, les maires de Dinan et Saint-Malo s'étaient mobilisés pour sauver leurs tribunaux respectifs. Au final, le compromis prévoit une fusion des deux tribunaux. Saint-Malo conserve son tribunal de grande instance, alors que Dinan perd le sien (tout en conservant son tribunal d'instance).
Le futur tribunal de pays regroupera le tribunal de grande instance, les prud'hommes, le tribunal pour enfants et le tribunal de commerce. Initialement, cette réforme devait entrer en vigueur au 1er janvier 2011. Mais la chancellerie a choisi d'avancer le calendrier un an plus tôt, en 2010.
A Saint-Malo, il s'agit maintenant de trouver des locaux, car le tribunal actuel est bien à l'étroit dans ses murs intra-muros.
Près de la maison d'arrêt
Depuis deux ou trois mois, la ville penche vers un site unique, qui se situerait rue Aristide-Briand. « Je ne sais pas encore si on l'appellera palais de justice ou cité judiciaire, mais l'emplacement convient bien », souligne René Couanau, le député-maire, qui a commencé à négocier avec EDF-GDF, propriétaire du terrain.
Longtemps occupés par des squatters, les anciens bâtiments ont été rasés. Le terrain est donc disponible.
La future cité judiciaire n'aura pas à subir les contraintes de circulation et de stationnement dans l'intra-muros. De plus, elle sera située non loin du pôle administratif de Rocabey et à deux pas de la maison d'arrêt. Pratique, lorsqu'il s'agit de déférer les détenus, pour des audiences ou des comparutions immédiates. L'investissement, de l'ordre de 10 millions d'euros, sera pris en charge par le ministère de la Justice, dans le cadre des dépenses prévues pour accompagner la nouvelle carte judiciaire.
Locaux provisoires
« Le seul problème, c'est que cet équipement ne pourra pas être prêt pour 2010, c'est trop juste », observe René Couanau qui estime que le chantier ne sera pas terminé, au mieux, avant 2011. En attendant, la mairie songe à des solutions provisoires. « Nous recherchons des locaux d'appoint, le temps de construire un bâtiment définitif pour abriter les institutions judiciaires. »
Tout en continuant à travailler dans le palais de justice actuel, les juges pourraient se retrouver dans la sous-préfecture, qui sera vide dès l'an prochain. A voir, car les murs appartiennent au conseil général, et leur reconversion n'est pas encore décidée.
Olivier BERREZAI.
Ouest-France
lundi 6 octobre 2008
Il y a quelques mois, après une demande que j'avais effectué sur ce blog, la ville de Saint-Malo annonçait dans son magazine qu'un nouveau site serait prochainement mis en place répondant aux critères d'accessibilité. Ce week-end, en me rendant sur saint-malo.fr, je remarque que malheureusement, le nouveau site n'est toujours pas là... ce qui m'inquiète!
J'ai donc écrit un courriel au service communication de la mairie pour savoir où en était ce projet. Je remercie ce service qui m'a répondu dès ce matin et m'a indiqué que le projet n'était pas abandonné, bien au contraire (en voici une copie).
Bonjour,
Le projet n'est surtout pas abandonné. Au contraire. Il nécessite en revanche un peu de temps...
Bonne journée.
C'était donc un court message pour vous, qui peut-être comme moi, vous posiez cette question.



Jonathan Debauve - Réinventons Saint-Malo - www.jonathandebauve.fr - 2006