
mercredi 30 avril 2008
Vous êtes toujours très nombreux à venir lire mon blog. Je craignais beaucoup d'aller voir les statistiques du mois d'avril car j'imaginais déjà le déclin du site après la fin des élections municipales... je craignais revenir au nombre moyen de visites que j'avais auparavant.
Or, j'ai eu l'excellente surprise de constater que les chiffres se maintiennent : 90 visites par jour en moyenne de plus d'une minute.
Merci à vous toutes, merci à vous tous... Ces statistiques m'encouragent à continuer ce site web. Je précise qu'actuellement je poste un peu moins car je travaille sur un site pour le Parti Socialiste (pour le rendre plus audible, plus constructif, avec une section très motivée pour le faire fonctionner) et les exams de fin d'année arrivent aussi!
mardi 29 avril 2008
Hier soir, je regardais Canal+. Jean-Michel Apathie fait alors son "édito" du soir : il décide de parler de la flamme olympique à Pyongyang. Je n'étais pas au courant qu'elle devait passer par là ; j'ai à peu près la même analyse sur le sujet que lui.
Que fait le CIO? Comment peut-on laisser la flamme olympique passer dans une des pires dictatures du monde sans réagir? Comment peut-on se plier à toutes les exigences de Pékin? Quand le CIO a confié les Jeux Olympiques à Pékin, il y avait une condition: une nette amélioration sur la question des droits de l'homme... Promesse semble-t-il oubliée? Et hier, silence radio sur cette escale dans la dictature de Kim Jong-Il.
Aurait-on oublié ce que représente l'olympisme? Que fait Jacques Rogue, le président du Comité International Olympique?
Certes, la question du boycott est complexe car elle pénalise finalement plus les chinois que le gouvernement... mais nous voyons déjà l'utilisation politique par Pékin des J.O. ; cette escale n'a rien d'anodin. La Corée du Nord est l'allié fidèle de la Chine et inversement. Qu'attend-on pour réagir? Je suis inquiet de ce silence... Silence olympique? Silence diplomatique?
dimanche 27 avril 2008
Source : Le Monde
Après les propos de Ségolène Royal, vendredi 25 avril, qui affirmait qu'elle se prépare"bien évidemment" à l'échéance présidentielle de 2012, c'est son ancien rival à la primaire socialiste, Laurent Fabius, qui se dit prêt à "réfléchir" à sa candidature.
"Si c'est une présidence bling-bling comme c'est la mode aujourd'hui, je n'ai rien à y faire. Si on revient vers davantage de sérieux et de compétences, alors là, on peux y réfléchir", a-t-il déclaré, dimanche 27 avril, sur Canal +.
Interrogé sur les propos de Ségolène Royal, qui pourrait être à nouveau sa concurrente pour l'investiture du PS, Laurent Fabius a répondu : "Je souhaite surtout que le Parti socialiste en général se mette en situation de gagner." "La dernière fois, nous avons perdu (...) il ne faut pas s'y prendre de la même façon", a-t-il ajouté.
LE PS PAS ASSEZ OFFENSIF
Interrogé sur la floraison de candidatures au poste de premier secrétaire du PS, il a une nouvelle fois ironisé : "je m'inquiéterai le jour où il y aura plus de candidats que de militants. On n'en est pas loin".
"Il faut à la fois porter critique de ce qui ne va pas, lorsque c'est légitime, en particulier la politique injuste et inefficace de Nicolas Sarkozy, mais aussi articuler des contre-propositions. Moi, j'en fais un certain nombre. J'aimerais que d'autres en fassent aussi", a-t-il encore lâché.
"La France est à mon avis la seule démocratie où il y a un président de la République qui peut s'inviter sur les chaînes, chez lui en plus, avec comme public le personnel de l'Elysée", a-t-il dénoncé. "Et ça sans qu'il y ait de réponse symétrique de l'opposition".
samedi 26 avril 2008
Source : Ouest-France
L'école de la marine marchande ne fermera pas à la rentrée prochaine. Le secrétaire d'Étataux Transports l'a promis, lors d'une rencontre, mercredi, à Paris.
Mercredi après-midi, René Couanau et Jean-Yves Le Drian ont rencontré Dominique Bussereau, le secrétaire d'État aux Transports. Le député-maire de Saint-Malo et le président du conseil régional ont abordé le délicat dossier de l'École nationale de la marine marchande. Au début du mois, les déclarations du ministre devant les armateurs de France avaient fait bondir les élus locaux, car elles remettaient en cause l'avenir du site malouin.
Rassurés mais vigilants
Dominique Bussereau annonçait alors sa volonté de « renationaliser » les écoles de la marine marchande et de réduire à deux le nombre de sites de formation, contre quatre actuellement. Nantes et Saint-Malo étaient donc rayés de la carte, au profit de Marseille et du Havre. À Saint-Malo, et plus largement en Bretagne, de nombreuses voix se sont élevées contre ce projet, estimant que la fermeture « serait une véritable claque à la maritimité bretonne, un affront à sa culture maritime. »
Cette rencontre au sommet était donc très attendue. À la sortie de l'entrevue, le ton était visiblement au dialogue. Dominique Bussereau a affirmé aux deux hommes « que la rentrée 2008 s'effectuerait normalement à l'École de la Marine Marchande de Saint-Malo et que le dossier était remis sur la table des discussions », indique Jean-Yves Le Drian, dans un communiqué. « Nous sommes satisfaits de cet entretien mais nous restons déterminés. »
Atteindre 120 à 140 élèves
René Couanau dresse le même constat. « La rencontre s'est bien passée. Dominique Bussereau s'est montré très attentif à nos arguments. Nous sommes rassurés, car le projet de réforme est stoppé, rien ne se fera sans de nouveaux entretiens avec le ministère. Mais nous restons vigilants. Pour créer un pôle de formation maritime fort en Bretagne, il faudra un projet de loi. »
Avec son homologue du conseil régional, le député-maire a rappelé les atouts du site malouin. L'école fonctionne avec 65 % de recettes propres et seulement 35 % de subventions d'État. « Elle ne peut pas être supprimée au nom d'un plan d'austérité. »
De plus, elle peut porter ses effectifs, de 89 actuellement, à 120 voire 140 élèves. Sans compter les stagiaires, car elle accueille 500 stagiaires chaque année dans le cadre de la formation continue. Jean-Yves Le Drian rappelle, pour sa part, « que 50 % des personnels de la marine marchande française sont employés en Bretagne, qu'il y a un savoir-faire exceptionnel dans la région en matière de formation et de recherche et qu'on estime à 4 000 le nombre d'officiers manquant en Europe. »
Olivier BERREZAI.
Ouest-France
jeudi 24 avril 2008
Le site FUZZ.fr condamné
Le Tribunal de Grande Instance de Paris a condamné le 27 Mars 2008 Bloobox.net, "éditeur" de Fuzz, à 1000 Euros de dommages et intérêts et 1500 Euros de participation aux frais de procédure pour atteinte à la vie privée de l'acteur Olivier Martinez.
Le tribunal a estimé que la société BLOOBOX NET opérait un choix éditorial au sein du FUZZ.FR lui donnant par la même la qualité d’éditeur au sens de l’article 6.III.1 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique.
Pour rappel, le site FUZZ.FR (hors ligne aujourd’hui), créé par Eric Dupin (photo) fin 2005 était construit sur la modèle du célèbre site http://digg.com . Le contenu était intégralement proposé par les internautes. Les votes des mêmes internautes permettaient de faire « remonter l’information » en première page du site. L’information ayant donné lieu au litige visait un couple de vedettes et avait été postée sans grand succès dans la catégorie « people » du site. C’est ce dernier argument qui semble avoir été décisif aux yeux du Tribunal qui a estimé que la création d’une telle rubrique constituait un choix éditorial.
Ce type de site n’est en aucun cas un blog mais se rapproche plus d’un forum automatisé ou d’un Dailymotion voire d’un moteur de recherche tel que google. Ce faisant, BLOOBOX NET n’a aucun contrôle sur ce qui est diffusé sur le site FUZZ ce qui fait d’elle un simple prestataire technique en théorie.
Le Tribunal vient donc par ce jugement, de restreindre grandement la définition d’hébergeur technique. L’intégralité des sites proposant aux internautes de communiquer entre eux de manière publique doivent mesurer les conséquences de cette décision. La mise en place d’un contrôle humain a priori, de l’ensemble des informations, commentaires, réactions des internautes, semble être pour l’heure la mesure la plus sage à adopter.
Néanmoins, ce choix du Tribunal est porteur de nombreuses contradictions qui risquent d’insufler un climat de peur et d’insécurité néfaste à toute l’économie d’internet ainsi qu’à sa liberté d’expression.
Aucune décision n’a été prise quant aux suites que la société BLOOBOX NET donnera dans cette affaire.
Plus de détails bientôt sur cette décision qui fera date, ici ou sur Presse-citron en saisissant le mot Fuzz dans le champ de recherche en haut de page ou en cliquant sur la catégorie Fuzz dans le menu à droite de la page
(NB : le blog Presse-citron reçoit actuellement un nombre important de visites et il se peut qu'il soit indisponible ou très lent au moment où vous cliquerez sur ce liens. Dans ce cas vous pouvez essayer de nouveau dans quelques minutes)
Eric
Chef Fuzz. Ou pas.
Note de Jonathan : il ne s'agit pas d'Eric Dupin dont j'avais parlé il y a quelques semaines pour son blog "Les murmures d'Eric Dupin", mais d'un homonyme...
mercredi 23 avril 2008
Source : Le Monde
Selon un sondage IFOP-Fiducial pour Paris-Match, à paraître jeudi 24 avril, 72 % des Français se disent mécontents de l'action du président Nicolas Sarkozy. Le sondage IFOP, paru le 20 avril dans le Journal du dimanche, soulignait que seuls 36 % des personnes interrogées en étaient satisfaites. Dans les deux cas, il s'agit des pires résultats pour un président après un an de mandat depuis le début de la Ve République en 1958. En avril 2003, un an après sa réélection, Jacques Chirac recueillait 58 % de jugements positifs sur son action.
Sa façon de présider est perçue très majoritairement (84 %) comme différente de celle de ses prédécesseurs. Un tiers des sondés la jugent "moins bonne". 17 % la trouvent meilleure et 48 % estiment qu'elle n'est "ni meilleure ni moins bonne". Seuls 42 % des sympathisants UMP la jugent meilleure.
65 % des sondés estiment que le nouveau locataire de l'Elysée n'a pas tenu les engagements qu'il avait pris durant la campagne présidentielle. Son projet est par ailleurs jugé "ambitieux" (62 %) et "peu crédible" (50 %).
Ce sondage s'est déroulé dans un contexte morose, puisque 48 % des personnes interrogées estiment que la situation économique s'est détériorée depuis un an. Pour 53 % d'entre elles, les mesures mises en place ont "plutôt détérioré" leur pouvoir d'achat. 80 % pensent donc que la mise en place d'un plan de rigueur est inéluctable.
Les sondés ont pourtant un avis positif sur certaines mesures comme la baisse des cautions locatives, le service minimum dans les transports publics, la défiscalisation des heures supplémentaires, le traité simplifié sur l'Europe et le controversé bouclier fiscal. La réforme de la carte judiciaire est jugée en majorité négativement.
Les Français considèrent que le président a fait des progrès. 80 % estiment qu'il a "trop parlé" de sa vie privée au début de son mandat, mais pour 67 % des sondés ce n'est plus le cas aujourd'hui.
Nicolas Sarkozy passera son grand oral jeudi soir à la télévision. Il aura 90 minutes pour rassurer les Français. Sa dernière interview télévisée date du 29 novembre. Sa dernière grande intervention remonte à la conférence de presse du 8 janvier où, à propos du pouvoir d'achat, il avait dit qu'il ne pouvait pas vider des caisses "déjà vides".
Méthodologie du sondage IFOP-Fiducial • Cette étude a été réalisée sur un échantillon de 956 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille, niveau d'éducation), après stratification par régions et catégories d'agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone au domicile des personnes interrogées du 17 au 18 avril 2008.
lundi 21 avril 2008
Source : Le Monde
Pas d'envolées lyriques mais des phrases courtes, dans lesquelles chaque mot a été soigneusement pesé. La commission présidée par Alain Bergounioux, secrétaire national aux études du Parti socialiste, a mis au point une nouvelle déclaration de principes qui remplacera celle de 1990. Six mois avant le congrès de novembre, ce groupe de travail, où toutes les sensibilités étaient représentées, avait pour mission de de jeter les bases idéologiques de la rénovation du PS. Largement consensuel – ce qui suggère que le parti est, sur le fond, moins divisé qu'il y paraît –, ce document est le fruit d'un grand accord politique. Il sera soumis au vote lors de la convention nationale du 14 juin, après avoir été validé par les fédérations, qui ne devraient apporter que des retouches limitées.
Le préambule du projet de déclaration de principes souligne que "la nature du socialisme démocratique" est "d'aller à l'idéal et de comprendre le réel (…), d'assumer les tensions et les contradictions qui (…) font la vie humaine". L'article 1 rappelle l'objectif de parvenir à "l'émancipation complète de la personne humaine", mais pose sans attendre le principe de "la sauvegarde de la planète". Cette sensibilité environnementale se confirme à travers la reconnaissance d'un "modèle de développement durable" et l'affirmation du principe de précaution. "Les socialistes sont partisans d'une économie sociale et écologique de marché" – l'expression est inspirée par les partisans de Laurent Fabius –, poursuit le texte qui, legs strauss-kahnien, insiste sur l'obligation de favoriser un "secteur privé dynamique".
dimanche 20 avril 2008
Source : Le Parisien / Aujourd'hui en France
REELU MAIRE de Paris et en tête des sondages de popularité, Bertrand Delanoë achève un livre d'entretiens avec notre confrère Laurent Joffrin, à paraître fin mai. Dans l'entretien qu'il nous a accordé, le maire de Paris indique qu'en 2012 il prendra toute sa part à la bataille présidentielle.
En élevant le dalaï-lama au rang de citoyen d'honneur de la Ville de Paris ce lundi , n'en faites-vous pas trop ?
Bertrand Delanoë. • J'ai déjà reçu le dalaï-lama à l'Hôtel de Ville, en 2003 : mon engagement pour la dignité du peuple tibétain n'est donc pas nouveau. Certes, il faut être amical avec le peuple chinois : d'ailleurs, aucune de nos initiatives n'est dirigée contre lui et je n'ai jamais prôné le boycott des Jeux olympiques. La cérémonie d'ouverture, c'est une autre question. S'agit-il, pour autant, de taire nos convictions fondamentales en faveur des droits de l'homme ? Droits pour le peuple chinois lui-même, droits pour le peuple tibétain oppressé, qui ne revendique même pas son indépendance et qui est représenté par un homme prônant la non-violence et le dialogue avec les autorités chinoises. C'est maintenant, tout en accompagnant ce rendez-vous sportif du monde entier en Chine, que nous devons défendre ces valeurs !
Vous venez d'accorder la présidence de la puissante commission des finances à l'UMP Jean-François Legaret. C'est votre façon de pratiquer l'ouverture ?
C'est le respect d'un engagement que j'avais pris pendant la campagne, et qui vise à approfondir notre pratique démocratique. J'avais dit que je proposerai à toutes les sensibilités représentées au Conseil de Paris de présider une commission. L'UMP et le Nouveau Centre (NC) l'ont accepté, Mme de Sarnez - seule élue MoDem - l'a refusé, ce qui est bien entendu son droit.
Le logement sera-t-il votre priorité budgétaire ?
C'est la priorité absolue, qui est d'ailleurs au centre de la première séance du Conseil de Paris, demain. Nous avons déjà financé 30 000 logements sociaux depuis 2001. Nous en financerons 40 000 au cours des six ans à venir. Mais cette dynamique s'appuiera sur de nouveaux instruments, pour diversifier notre offre. Par exemple, afin de faciliter l'accès des Parisiens au parc locatif privé, nous créons une agence immobilière à vocation sociale ainsi qu'une aide mensuelle aux personnes modestes. Nous lançons également une aide publique à la caution, et je pense notamment aux jeunes salariés. En outre, nous allons proposer un nouveau prêt à taux zéro pour les familles qui libèrent leur logement social et souhaitent acheter dans le privé. Dans la mandature précédente, 6 000 ménages ont déjà pu accéder à la propriété grâce à notre prêt à taux zéro. Ce nouveau produit complétera donc utilement notre dispositif.
dimanche 20 avril 2008
Source : Le Monde
Un an après l'élection de Nicolas Sarkozy, les Français portent un regard critique sur son bilan. L'action du président et de son gouvernement n'a pas permis d'améliorer la situation de la France et des Français, estiment 79 % des personnes interrogées par l'Ifop pour le Journal du Dimanche. Ils n'étaient encore que 59 % à le penser en novembre 2007.
Selon ce sondage publié dimanche 20 avril, 49% des Français estiment même que l'action du chef de l'Etat et du gouvernement n'a "pas du tout" amélioré la situation. Même chez les sympathisants de l'UMP, l'action du gouvernement n'obtient pas plus de 50 % d'approbation.
Une certaine impatience se lit également dans ce sondage, puisque parmi les réponses suggérées à la question posée - " Un an après l'élection de Nicolas Sarkozy, diriez-vous que l'action du président et de son gouvernement a permis d'améliorer la situation de la France et des Français ?" -, aucun sondé (ou trop peu pour être comptabilisé) n'a répondu qu'il était "trop tôt pour juger".
Par ailleurs, la cote de popularité de Nicolas Sarkozy a encore fléchi, pour atteindre son niveau le plus bas depuis son élection en mai 2007. Elle se situe désormais à 36% (- 1 point), loin derrière celle du premier ministre, François Fillon, 52% (- 6 points).
vendredi 18 avril 2008
Source : Le Monde
Les premiers messages sont arrivés quelques minutes après l'annonce de sa victoire. Autour d'elle, ce 16 mars, dans les grands salons de la mairie de Lille, on était encore en train de la féliciter pour son score de 66,56 % au second tour des municipales. Ses parents, Jacques et Marie Delors, venus de Paris tout exprès, riaient de la voir si radieuse. Et les réactions des amis sont parvenues jusqu'à elle en même temps que leurs bravos. "Ségolène a mangé son pain blanc", a soufflé l'un. "Les Français veulent une femme de gauche, te voilà", a souri l'autre. Alain Minc, ami de Martine Aubry depuis l'ENA, a pianoté un Texto éloquent : "Cela n'a de sens que si tu te places face à la Madone". Et le député François Lamy, fidèle de la maire réélue, a repris son antienne de toujours : "Martine, il faut que tu y ailles !"
Quelques mois plus tôt, Martine Aubry faisait rire ses amis en imitant Ségolène Royal dans une série de saynètes hilarantes. "Ségolène et sa rouerie", "Ségolène et ses insuffisances", "Ségolène et ses revirements". Et pour finir, "Ségolène et son hypocrisie". En septembre 2007, quatre mois après la défaite de la gauche à la présidentielle, "Ségolène", qui ne doit rien ignorer de la détestation qu'elle suscite, a téléphoné à "Martine" pour lui proposer une rencontre. "Il n'y a pas d'urgence", a jeté négligemment la maire de Lille, qui conclut généralement pour son auditoire d'un : "On ne s'est toujours pas vues..."
jeudi 17 avril 2008
Source : Libération
Les grandes manœuvres pré-congrès ont bel et bien commencé au PS. Après Ségolène Royal qui, il y a dix jours, lançait une « consultation participative » , c’est au tour du Nouveau parti socialiste (NPS) de partir à l’offensive. Ce courant de la gauche du parti planche actuellement sur la préparation de huit grandes réunions régionales, qui se tiendront de fin avril à juin, « où seront mises en débat les options que nous défendons », explique Benoît Hamon, leader de cette sensibilité. Le député européen l’assure : « On se met en mouvement. » Un forum devrait également être lancé sur Internet, comme l’a fait l’ancienne candidate à la présidentielle, avec son site.
Ségolène Royal-NPS, même méthode ? « Il y a une chose sur laquelle nous sommes d’accord avec elle : il faut défendre une offre autour de laquelle les gens s’agrégeront, poursuit Benoît Hamon. Certains rentrent dans le congrès comme dans une partie de Rubik’s Cube, en envisageant toutes les contributions possibles. Nous, nous le ferons avec une offre politique. Comme elle. » Là s’arrête la ressemblance entre les deux initiatives : « Nous, nous proposons des options, pas des questions. On ne demandera pas si le capitalisme est méchant ou si l’écologie, c’est bien », résume Benoît Hamon.
Ces « options pour une gauche moderne » , rassemblées dans un « plan détaillé », visent à « préparer la France de l’après-Sarkozy en anticipant ce que sera la situation dans quatre ans, et en préparant les moyens de revenir au pouvoir dans un contexte où les inégalités auront augmenté, où la violence sera plus forte et les instruments de régulation auront été démantelés par la politique du gouvernement ». L’économiste Liêm Hoang-Ngoc et l’historien - et ancien leader de l’Unef-ID - Philippe Darriulat, planchent d’ores et déjà, entre autres, sur ces contributions.
Autre objectif, plus arithmétique que programmatique celui-là : mobiliser afin de désenclaver et d’élargir le « périmètre » d’un courant qui, au moment du congrès du Mans de 2005, pesait près d’un quart des suffrages des militants. Mais qui, depuis, a vu partir plusieurs de ses dirigeants. Dont Arnaud Montebourg, puis Vincent Peillon, devenu depuis l’un des principaux soutiens de Ségolène Royal.
David Revault D’Allonnes
jeudi 17 avril 2008
Source : Libération
Grosse surprise ce matin: c'est le socialiste Eugène Caselli qui a été élu président alors qu'on attendait le dauphin de Jean-Claude Gaudin, Renaud Muselier.
Renaud Muselier, le bras doit du maire de Marseille s'attendait à être élu «avec au moins 80 sièges» à la teête de la communauté urbaine de Marseille. Mais ce matin, contre toute attente, il n'a recueilli que 77 voix sur 157. Eugène Caselli, 62 ans, président de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, remporte 79 voix et devient donc président de la communauté urbaine. Marseille Provence Métropole (MPM), constituée de 18 communes, est la troisième agglomération de France.
Ce matin, le nouveau président a été très applaudi par la gauche. Il a rendu hommage au socialiste Jean-Noël Guérini, candidat malheureux aux dernières municipales. Puis il a affirmé qu'il voulait placer sa présidence sous le signe du dialogue. «Un consensus entre nous est nécessaire» a t-il affirmé. La droite a demandé un recompte des voix, qu'elle a obtenu.
La communauté urbaine était jusqu'à présent présidée par le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin. Le sénateur UMP avait laissé sa place à son ancien premier adjoint, Renaud Muselier. Ce dernier avait refusé une place de ministre dans le gouvernement Fillon pour se consacrer à la communauté urbaine, se jugeant plus utile au sein de cette collectivité: «C'est là qu'il y a 80% de tous les pouvoirs, de toutes les décisions.» C'est un sérieux revers pour lui mais aussi pour l'UMP. La gestion peut s'avérer difficile entre une mairie à droite et une communauté urbaine à gauche.
mercredi 16 avril 2008
Eric Dupin est bloggueur... Son blog? Les murmures d'Eric Dupin. Je le suis depuis un certain temps. Aujourd'hui, j'ai eu l'envie de vous faire partager une de ces nombreuses analyses sur l'Italie (à titre personnel, je suis les élections italiennes de très loin... une émission de temps en temps, un article de temps en temps). Voici donc son article intitulé Modèle italien? consacré au Parti Démocrate, à Walter Veltroni et à son rapport avec le Parti Socialiste.
mardi 15 avril 2008
C'est une excellente nouvelle. J'en avais déjà parlé (notamment sur le forum) pour dénoncer le danger du passage du quartier de La Grassinais vers celui de La Madeleine : les premiers travaux vont donc être menés pour permettre aux piétons d'être sécurisés. Une décision qui me satisfait réellement (étant moi-même utilisateur régulier de ce passage!) : la majorité prend ici une excellente mesure, une dépense plus qu'utile. J'attends désormais de voir les résultats de ces travaux...
Je vous laisse découvrir l'article de Ouest-France à ce propos...
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Jonathan Debauve - Réinventons Saint-Malo - www.jonathandebauve.fr - 2006