
jeudi 28 février 2008
Lu sur le site du MPF35 :
"Le Mouvement Pour la France d'Ille et Vilaine soutient la candidature de Catherine Jacquemin, conseillère générale sortante sur le canton de Saint-Malo Nord. Catherine Jacquemin est une élue honnête qui a toujours privilégié l'intérêt général plutôt que les combines des partis politiques."
Un parti aux idées extrémistes, proche du Front National, qui soutient quelqu'un comme Catherine Jacquemin?
Voilà le véritable visage de la n°2 de Saint-Malo, et conseillère générale sortante. Sanctionnez-la par les urnes !
jeudi 28 février 2008
Source : Le Monde
La gauche paraît en position de ravir à la droite une dizaine de grandes villes, tandis qu'à Paris et Lyon, les socialistes sortants, Bertrand Delanoë et Gérard Collomb, devraient conserver leurs mairies.
Bordeaux, où l'ex-premier ministre Alain Juppé (UMP) est opposé au président (PS) de la région, Alain Rousset, pourrait être l'exception. En conservant la ville dans laquelle il a été réélu au premier tour en octobre 2006, M. Juppé effacerait le camouflet de son échec aux dernières législatives.
La gauche paraît menacée à Belfort, où Jean-Pierre Chevènement a démissionné après son échec aux législatives. Elle l'est aussi à Tourcoing (Nord), qu'elle avait remporté en 2001 à la faveur d'une triangulaire avec le FN. Nicolas Sarkozy y a obtenu 51,5 % des voix au second tour de l'élection présidentielle.
Marseille. Le troisième mandat de Jean-Claude Gaudin, par ailleurs vice-président de l'UMP, ne paraît plus assuré face au socialiste Jean-Noël Guérini, président du conseil général des Bouches-du-Rhône. Dans la plus à droite des grandes villes de France, le candidat socialiste a, pour la première fois, été donné gagnant mercredi 27 février.
Selon un sondage TNS-Sofres pour Le Figaro, réalisé les 22 et 23 février auprès d'un échantillon de 700 personnes, M. Guérini l'emporterait avec 51 % des suffrages. En 2001, M. Gaudin avait amélioré de plus de huit points son score de 1995. Les résultats de l'élection présidentielle de 2007 ont été très favorables à la droite à Marseille, avec cinq secteurs remportés sur huit et un score moyen de 55,7 % pour Nicolas Sarkozy.
Toulouse. Dans la quatrième ville de France, la liste de gauche conduite par le socialiste Pierre Cohen pourrait l'emporter, le 16 mars, avec 51 % des suffrages, selon un sondage Ipsos-Dell réalisé pour 20 Minutes du 14 au 16 février, auprès de 602 personnes. Une autre enquête réalisée quelques jours plus tôt, le 5 février, par TNS-Sofres pour Le Figaro avait déjà donné M. Cohen gagnant face au maire sortant centriste (app. UMP), Jean-Luc Moudenc, qui a succédé à Philippe Douste-Blazy en 2004. A Toulouse, Ségolène Royal a obtenu 57,6 % des voix au second tour de l'élection présidentielle. Une victoire de la gauche confirmée par la défaite du maire sortant dans la première circonscription législative de Toulouse où avaient été élus ses deux prédécesseurs, Philippe Douste-Blazy et Dominique Baudis.
Strasbourg. La maire UMP sortante, Fabienne Keller, est donnée perdante face à Roland Ries (PS) dans cette ville perdue par la gauche en 2001. Selon un sondage CSA publié le 15 février pour Le Parisien-Aujourd'hui en France, la liste de droite serait nettement distancée le 16 mars (45 % contre 55 % à M. Ries). Nicolas Sarkozy l'a emporté à l'élection présidentielle avec 51 % des suffrages et la droite, en juin 2007, a conservé deux des trois circonscriptions de la ville.
Rouen. Une enquête TNS-Sofres pour Paris-Normandie, réalisée le 24 janvier auprès de 500 personnes, crédite la gauche, conduite par Valérie Fourneyron, d'une victoire au premier tour, avec 54 % des voix contre 41 % au maire sortant centriste (ex-UDF), Pierre Albertini. Ce dernier est soutenu par l'UMP et le MoDem mais se présente sans étiquette. Dans cette ville ravie à la gauche en 2001, Ségolène Royal l'a emporté avec 53,9 % des suffrages en mai 2007.
Caen. La maire (UMP), Brigitte Le Brethon, qui aura face à elle, au premier tour, une liste Nouveau Centre conduite par Luc Duncombe, est donnée battue par la gauche. Selon un sondage IFOP pour Paris Match réalisé auprès de 615 personnes les 14 et 15 février, le président (PS) de la région Basse-Normandie, Philippe Duron, l'emporterait avec 52 % des suffrages. Ségolène Royal était arrivée en tête, le 16 mars, avec 55,6 % des voix.
Blois. En 2001, le centriste Nicolas Perruchot avait d'extrême justesse (par 37 voix d'avance) conquis la ville de l'ex-ministre PS Jack Lang. La gauche espère la reprendre avec la liste de rassemblement des partis de gauche de Marc Gricourt (PS) en mettant à profit les divisions du camp adverse. Ancien proche de François Bayrou, M. Perruchot avait rallié Nicolas Sarkozy entre les deux tours de l'élection présidentielle. Il affrontera, au premier tour, une liste MoDem. Ségolène Royal était arrivée en tête au second tour de la présidentielle avec 50,5 % des voix.
Périgueux. La partie pourrait être difficile pour le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, dans une ville où il avait été élu au premier tour, en mars 2001, avec 59,7 % des voix mais où Ségolène Royal est arrivée en tête à l'élection présidentielle (54,5 %). Un sondage Ifop pour La Dordogne libre, réalisé les 20 et 21 février auprès de 505 personnes, le donne en tête (53 %). Une autre enquête BVA pour Sud-Ouest, réalisée le 20 février auprès de 603 personnes, prévoit un score serré entre M. Darcos (49 %) et son adversaire socialiste Michel Moyrand (51 %).
Christine Garin
jeudi 28 février 2008
Source : Le Monde
A peine une semaine avant le premier tour des élections municipales des 9 et 16 mars, les dirigeants socialistes tirent la sonnette d'alarme. La réunion du bureau national du 26 février, a été l'occasion pour plusieurs responsables nationaux, dont le premier secrétaire, François Hollande, de s'inquiéter d'une montée de l'abstention parmi l'électorat de gauche.
Un risque qui serait la conséquence des effets émollients de sondages optimistes. Comme si l'impopularité record de Nicolas Sarkozy et les difficultés du gouvernement à remplir les engagements présidentiels étaient devenues encombrantes. "Les pronostics de victoire nous concernant peuvent constituer un facteur de démobilisation de notre électorat; c'est un risque sérieux qu'il faut prendre en compte", insiste M.Hollande. "Davantage qu'un transfert de voix d'un camp à l'autre, un scrutin comme les municipales est affaire de mobilisation différentielle; en 2004, c'est parce que la gauche a davantage voté que la droite que nous avons remporté les régionales", assure Bruno Le Roux, secrétaire national chargé des élections au PS.
D'autres facteurs inquiètent aussi les socialistes. En 2001, lors des précédentes élections municipales, l'ampleur de l'abstention avait pesé sur les résultats, défavorables à la gauche malgré le gain de Paris, Lyon et Dijon.
Le maintien à un niveau élevé de la cote de François Fillon incite à relativiser l'hypothèse d'un vote-sanction contre la droite. Quant à la "prime au sortant", elle pourrait avantager la droite qui détient quelque 220 villes de plus de 20 000 habitants contre environ 170 à la gauche. Les socialistes ne sous-estiment pas totalement l'habileté de leurs adversaires de droite, qui mènent une campagne centrée sur des enjeux purement locaux, allant jusqu'à gommer toute référence à l'UMP.
Il ne leur a pas non plus échappé que, depuis quelques semaines, le président de la République et la majorité mettent en exergue des thèmes sécuritaires – la rétention de sûreté des criminels dangereux, en particulier – sur lesquels la gauche est moins à l'aise que sur la question du pouvoir d'achat. Enfin, les plus anxieux observent que le dimanche 9mars, date du premier tour, coïncide avec les retours de vacances d'hiver pour la région parisienne, ce qui pourrait nuire à la mobilisation… Pourtant, les instituts de sondage sont loin de confirmer ces craintes. Une enquête CSA pour Europe1 et Le Parisien réalisée les 19 et 20 février auprès de 1 004 personnes table sur un taux d'abstention de 33 % au premier tour dans les communes de plus de 3 500 habitants. Un chiffre bien inférieur au pourcentage de 41,7 % d'abstentions enregistré lors du premier tour des municipales de 2001 dans cette même catégorie de villes. A moins de considérer que ce surcroît de participation serait imputable aux seuls électeurs de droite – thèse que nul ne défend –, rien ne laisse entrevoir que la gauche risque de bouder les urnes.
Au contraire, le risque d'abstention pourrait davantage concerner les électeurs de la majorité, estiment les sondeurs. "L'inquiétude du PS est sans doute d'ordre préventif", commente Stéphane Rozès, directeur général de CSA, qui rappelle qu'en 2001, la mobilisation de la droite s'était réalisée dans les tout derniers jours de la campagne. De son côté, l'Ifop n'observe aucun tassement des intentions de vote en faveur de l'opposition. C'est à peine si l'institut évoque "un risque d'émiettement à gauche dans les grandes villes où l'union n'a pas été réalisée au premier tour".
Sans doute autant dicté par des considérations tactiques que par de réelles inquiétudes, le discours quelque peu alarmiste du Parti socialiste cherche aussi à peser sur l'interprétation qui sera faite des résultats, aux soirs des premier et second tours. En fixant aux socialistes un objectif quantitatif dès le début de la campagne – remporter au moins trente villes de plus de 20000 habitants et dépasser la droite pour devenir "le premier parti de France" –, M. Hollande a cherché à imposer un critère d'évaluation qui ne privilégie pas les seules grandes métropoles. Selon lui, il était plus valorisant pour le PS de se fonder sur une base plus large dans la mesure où un nombre relativement restreint de villes plus de 100000habitants devrait basculer à gauche.
Reste qu'en accréditant l'idée que sa victoire sera sans appel – compte tenu des basses eaux de 2001, le gain de trente villes espérées constitue, admet-on PS, une prévision a minima –, la gauche s'expose à voir sa performance électorale jugée uniquement à cette aune. "Le risque, c'est qu'au soir du scrutin, tout ce qui ne ressemble pas à un raz de marée soit jugé décevant", s'inquiète M.Le Roux. D'où la nécessité de dramatiser les enjeux en cette fin de campagne. "Auparavant, la bataille autour de l'interprétation des résultats s'ouvrait au soir des élections, sur les plateaux de télévision; cette fois, elle a déjà commencé", constate Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département opinion de l'Ifop.
Jean-Michel Normand



Jonathan Debauve - Réinventons Saint-Malo - www.jonathandebauve.fr - 2006