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Blog

vendredi 20 mars 2009

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Editoriaux | Jonathan Debauve

Chères lectrices, chers lecteurs,
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Jonathan

mercredi 18 mars 2009

L'ancienne gare laissera place à la médiathèque

Presse | Jonathan Debauve

Source : Ouest-France

Le bâtiment, héritage de l'architecture ferroviaire, va disparaître. Pas de polémique en vue,même si la plupart des élus souhaitent garder une trace du passé.

L'histoire de la gare
Dans son ouvrage Saint-Malo, 2 000 ans d'Histoire, Gilles Foucqueron rappelle que l'ancienne gare a été inaugurée en 1864. À l'époque, elle était recouverte d'une verrière avec une grande horloge.

En 1923, un accident spectaculaire a marqué les esprits : une locomotive revenant du Mont-Saint-Michel heurte violemment une rame de trois wagons et la propulse en avant. Sous la violence du choc, cette dernière traverse le mur et se retrouve dans les jardins... L'ancienne gare a cessé son activité en 2005, avec l'arrivée du TGV et la construction de la nouvelle gare SNCF.

La future médiathèque
Elle va être construite sur l'esplanade, à l'emplacement de l'ancienne gare, qui sera donc détruite. Sur 157 candidatures, quatre projets d'architecte ont été retenus. Le lauréat sera désigné courant mai. « Parmi ces projets, aucun n'a retenu l'hypothèse de garder l'ancienne gare, indique le maire, René Couanau. Ce sera une architecture moderne. » L'ancienne gare n'est pas classée au titre des monuments historiques. « Je comprends une nostalgie chez certains, mais le bâtiment actuel n'était pas exploitable. Refaire du neuf avec du vieux, ce n'était pas possible. »

Les pour
Michel Gendrot (Parti radical de gauche). « Je n'ai jamais été partisan du maintien de l'ancienne gare, cela aurait coûté trop cher. Et puis, le bâtiment n'est pas très beau. En revanche, je pense qu'il faut garder un pan de mur comme témoignage du passé. Quelques arches pourraient être conservées pour y abriter un local d'information touristique. »

Jean-Charles Le Sager (Parti communiste). « La façade a un certain cachet, elle fait partie de l'Histoire de Saint-Malo. Mais il est difficile de garder l'ensemble du bâtiment car la future médiathèque doit être un espace ouvert, aéré, tourné vers nouvelles technologies. »

Joël Martini (Union démocratique bretonne). « Je pense que son maintien n'est pas un sujet de discorde, il y a d'autres priorités. Malgré tout, il faut en garder une trace. Le foyer de la médiathèque pourrait être décoré à la manière de l'ancienne gare. On peut même imaginer un mur en trompe-l'oeil tourné vers intra-muros, qui reproduirait la façade. »

Les contre
Philippe Capitaine (Modem). « Lors des élections municipales, le maintien de l'ancienne gare faisait partie de notre programme. Nous n'avons pas changé d'avis, car c'est un vestige de l'architecture ferroviaire, une partie de l'histoire malouine qui va disparaître. Il aurait fallu faire travailler les architectes et les urbanistes sur un projet prévoyant la sauvegarde de ce bâtiment. »

Isabelle Thomas (Parti socialiste). « Voir disparaître l'ancienne gare, c'est un crève-coeur pour beaucoup d'habitants. On aurait dû la conserver, au moins en partie, pour l'intégrer dans un projet contemporain. Des exemples existent ailleurs, comme l'ancienne imprimerie Oberthur, à Rennes. »

Olivier BERREZAI.
Ouest-France

mardi 17 mars 2009

René Couanau, député UMP : "Supprimer le paquet fiscal crédibiliserait l'action du gouvernement"

Presse | Jonathan Debauve

Source : Le Monde

René Couanau, député-maire UMP de Saint-Malo, déposera mercredi 17 mars, lors de l'examen du projet de loi de finances rectificative à l'Assemblée nationale, un amendement visant à suspendre le bouclier fiscal. Examiné par la commission des finances, l'amendement avait été rejeté de justesse – 12 voix, dont la sienne et celles de l'opposition, contre 15, principalement UMP.

En quoi consiste cet amendement et pourquoi le présenter maintenant ?
Il s'agit de suspendre pour les revenus 2009 l'application du bouclier fiscal. J'ai proposé cette mesure intermédiaire, entre la suppression pure et simple et le maintien, car il me semble que le moment est venu de se poser un peu, de réfléchir, de prendre en compte les évaluations qui ont été faites pour les années 2007 et 2008 et, peut-être, de réajuster pour une meilleure équité fiscale.

Vous avez toujours été hostile à ce projet. D'autres voix commencent à vous rejoindre dans la majorité. Pensez-vous qu'une majorité d'opposants au bouclier fiscal est en train d'apparaître à l'UMP ?
Non, je ne le crois pas. J'ai été un peu seul la semaine dernière. Depuis, j'ai vu que Pierre Méhaignerie proposait de plafonner le bouclier fiscal en fonction des revenus et que le président du Sénat, Gérard Larcher, proposait également d'ouvrir le débat… Cette affaire me tracasse depuis un certain temps et je vois bien que l'efficacité économique du bouclier fiscal – dans la lutte contre l'expatriation de capitaux ou pour leur retour – n'est pas du tout démontrée. En cette période de crise, nous demandons des efforts à chacun mais nous ne faisons pas grand-chose pour les classes moyennes… Il me semble que les hauts revenus pourraient participer.

Mardi, le ministre du budget, Eric Woerth, a annoncé que le gouvernement ne toucherait pas au bouclier fiscal. Vous allez néanmoins déposer votre amendement ?
Je suis dans la majorité et je comprend bien qu'on ait un peu peur de "détricoter" l'ensemble des mesures fiscales. Mais je ne partage pas ce sentiment et je l'exprime en toute liberté. J'ai déposé cet amendement, je le dépose à nouveau mercredi en séance publique et j'espère que nous allons pouvoir en discuter. Il s'agit de faire le point à un moment où les circonstances économiques ne sont plus ce qu'elles étaient au moment de la création du dispositif.

Votre sortie et celles des autres députés UMP qui demandent la suppression du bouclier fiscal interviennent à quelques jours d'une grande journée de mobilisation sociale. On pourrait être tenté de croire que la majorité prépare le terrain au gouvernement pour qu'il puisse lâcher du lest en cas de forte mobilisation le 19 mars…
Je ne partage pas cette analyse, pour l'instant. Ce sont des initiatives qui ont été prises par quelques personnalités qui, comme moi, sont un peu isolées. En revanche, l'écho rencontré par nos propositions montre que tout le monde pense que le moment est venu de reposer la question. Encore une fois : nous sommes dans une période de crise, ça n'était pas le cas quand nous avons créé le dispositif. Je crois que ça crédibiliserait l'action du gouvernement : on dit que le bouclier fiscal est une mesure symbolique et bien moi je prend le problème à l'envers en disant que ce serait symbolique que l'on supprime ce dispositif, pour montrer que chacun fait un effort.

Vous ne pensez donc pas que le gouvernement pourrait, en cas de forte mobilisation le 19 mars, reculer sur le paquet fiscal ?
On peut aussi avoir quelques espoirs dans l'action parlementaire… Moi je vais essayer de convaincre progressivement, je ne pense pas y arriver dès la première fois, mais si le débat est posé cette fois-ci, je suis prêt à prendre le pari qu'il sera reposé, d'une manière ou d'une autre et de façon très forte, d'ici la prochaine loi de finances.

Propos recueillis par Thibaud Vuitton

lundi 16 mars 2009

Les grands chantiers d'ici la fin de la mandature

Presse | Jonathan Debauve

Source : Ouest-France

Les municipales, c'était il y a un an tout juste. René Couanau réélu, la donne politique n'a pas changé.Mais les travaux d'envergure vont s'enchaîner d'ici les prochaines élections. (Lire aussi en page 7).

Le quartier de la gare
C'est ici que se construit le Saint-Malo de demain. L'arrivée du TGV, en 2005, a donné un grand coup d'accélérateur. Les programmes immobiliers sortent de terre, avec logements et commerces. C'est aussi là qu'est prévue la médiathèque, avec 125 000 titres (livres, CD, DVD, etc.) à la disposition du public. Sur 157 candidats, 4 cabinets d'architectes ont été retenus. Le lauréat sera désigné en mai. Les travaux devraient commencer durant l'été 2015, et durer quinze mois. En revanche, le maire vient de l'annoncer, l'ancienne gare sera démolie.

Le musée d'histoire maritime
Il sera construit sur le port, à l'emplacement des anciens silos à grains. Un chantier au long cours, l'ouverture n'étant pas prévue avant 2012. Ce vaisseau s'étendra sur 4 000 à 6 000 m2, avec des salles consacrées notamment aux collections de la Natière ou encore à la pêche à Terre-Neuve. Certains insistent aussi pour rappeler une page d'histoire moins connue, lorsque Saint-Malo était un port négrier, au même titre que Nantes, la Rochelle, Bordeaux ou le Havre-Rouen.

Le cinéma multiplexe
Après avoir été envisagé en centre-ville, sur l'esplanade de la gare, le complexe de sept salles devrait s'installer près de l'IUT. Le projet en est encore au stade de la discussion avec l'association du cinéma le Vauban, car il se heurte à des obstacles juridiques. Par ailleurs, trois salles art et essai ouvriront près de la future médiathèque.

La cité judiciaire
C'est le chantier que personne n'attendait. En tous les cas, pas aussi vite. René Couanau a profité de la réforme de la carte judiciaire pour demander directement auprès de Rachida Dati, la ministre de la Justice, de nouveaux bâtiments. Feu vert accordé. La cité judiciaire va se construire rue Aristide-Briand, sur les anciens terrains EDF-GDF. La Chancellerie prend à sa charge les 15,6 millions d'euros nécessaires.

La Découverte-Bellevue
Le chantier le plus lourd. Le plus complexe aussi. L'opération de rénovation urbaine prévoit la démolition et la reconstruction de 221 logements sociaux, la réhabilitation de 641 logements, la résidentialisation de 611 logements. Au total, 55 millions d'euros, financés avec l'aide de l'État dans le cadre de la politique de la ville. Les travaux pourraient commencer dès l'an prochain. Le site de Bellevue, au milieu du boulevard Léonce-Demalvillain, va être également rénové. 131 nouveaux logements et des commerces vont y être reconstruits.

Le quartier de Rocabey
Avec la nouvelle sous-préfecture et la future maison de la famille, un pôle administratif est en train d'émerger autour de l'école de police. Seule déception, le nouveau commissariat de police qui devait se construire au même endroit est ajourné, faute de crédits de l'État.

Le Palais du grand large
Le Palais des congrès va s'équiper d'un nouvel auditorium de 1 070 places, contre 720 places actuellement. De quoi rivaliser avec les structures plus importantes et attirer des événements. Un chantier de 4,4 millions d'euros au total, qui devrait permettre de rebondir malgré la crise qui n'épargne pas l'activité des congrès à travers la France.

Ouest-France

vendredi 13 mars 2009

La grogne monte chez les étudiants de l'IUT

Presse | Jonathan Debauve

Source : Ouest-France

Hier matin, un défilé a bloqué la circulation. L'Institut universitaire de technologie est occupédepuis deux jours, pour protester contre la réforme de l'enseignement supérieur.

L'établissement occupé
Comme mardi dernier, un défilé s'est déroulé hier matin. Dès 10 h, un cortège d'une centaine de manifestants a quitté l'IUT pour se diriger vers le rond-point de la Madeleine. Une opération escargot, entraînant de gros ralentissements dans la circulation, tout au long de l'avenue du Général-de-Gaulle. À 12 h, les manifestants ont improvisé un sit-in sur le rond-point, avant de se rendre à la mairie de Saint-Malo, pour y déposer une motion à l'attention de Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Les enseignants solidaires
Dans le cortège, des étudiants, mais également des professeurs et des personnels de l'établissement. À commencer par Jean-Jacques Montois, le directeur, venu défiler aux côtés des élèves. « D'après nos calculs, avec la réforme, nous allons perdre 30 % de notre budget actuel », indique-t-il. Alors même que l'IUT malouin se porte bien. Fort de 600 étudiants, il va se doter, à la rentrée prochaine, d'un nouveau département en carrières juridiques.

Les revendications
La loi LRU (loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités), également appelée loi Pécresse, suscite des manifestations partout à travers la France. Avec cette loi, la dotation dont bénéficie chaque IUT sera supprimée au profit d'une dotation unique versée à l'ensemble des universités. « Notre bailleur de fonds ne sera plus l'État mais l'université. » Les IUT craignent une baisse de leurs moyens.

La suite du mouvement
Hier, à 15 h, deux assemblées générales se sont tenues, l'une avec les étudiants, l'autre avec les enseignants. Une nouvelle manifestation pourrait se dérouler ce vendredi, tout dépendra de la mobilisation. Pour l'instant, les élèves en Réseaux et télécoms mènent le mouvement, ils veulent convaincre leurs camarades des autres filières de venir grossir les rangs. En attendant, l'IUT continue d'être occupé. Depuis mercredi, il n'y a pas de cours.

Olivier BERREZAI.
Ouest-France

samedi 7 mars 2009

Face à la conjoncture difficile, les impôts augmentent

Presse | Jonathan Debauve

Source : Ouest-France

Hier soir, lors du débat d'orientations budgétaires au conseil, la majorité municipale a annoncé une haussedes impôts (taxe d'habitation et foncier bâti), pour soutenir l'investissement. La crise
« Nous vivons une période de crise économique et financière faite d'inquiétudes et d'incertitudes, le budget 2009 se construit dans un contexte plus contraint qu'à l'ordinaire. » Hier soir, Henri-Jean Lebeau, le premier adjoint, a donné le ton en présentant les orientations budgétaires pour 2009. Les finances locales sont à l'image de la conjoncture, plutôt tendues. « Notre budget sera un budget destiné à affronter les difficultés et à préparer la sortie de la crise. »

Les impôts
Un effort fiscal est demandé aux contribuables, « consacré intégralement à l'investissement. » La taxe d'habitation enregistre la plus forte hausse (+ 5,26 %), passant de 17,10 % à 18 %. Juste derrière, la taxe sur le foncier bâti augmente de 5,22 % (de 23,76 % à 25 %). La taxe sur le foncier non bâti progresse de seulement 0,83 % (de 39,67 % à 40 %). Perçue par la communauté d'agglomération, la taxe professionnelle reste inchangée, « pour ne pas pénaliser les entreprises. » Cette augmentation des taux devrait générer un produit fiscal supplémentaire de 1,2 million d'euros.

L'investissement
« La priorité sera donnée à l'investissement, car il contribue au maintien de l'activité et de l'emploi », souligne le maire René Couanau. La commune se pose en « acteur économique majeur », avec des chantiers tous azimuts (urbanisme, social, culturel, sportif). De l'ordre de 24,4 millions d'euros en 2009, contre 17,6 millions en 2008. Les chantiers urbains dominent (comme la rénovation urbaine de la Découverte), ils absorbent à eux seuls 9,5 millions d'euros.

Conseil municipal La taxe d'habitation et la taxe sur le foncier bâti sont en hausse, leurs taux vont augmenter de plus de 5 % cette année. « L'effort fiscal supplémentaire marque notre volonté de poursuivre l'effort d'investissement », assure la majorité.

La dette
L'endettement ne va pas s'alourdir, mais avec le renchérissement possible des emprunts, la prudence est de mise. Pour l'instant, « aucun enchérissement ne s'est fait sentir. » La dette de la ville est composée de prêts à taux fixes (49 %) et de prêts à taux variables (51 %), « il s'agit là de produits classiques sans risque de dérapage des frais financiers. »

Les réactions
Stéphane Perrin (Parti radical de gauche) ne pointe pas seulement la crise, mais aussi les effets des choix passés de la municipalité qui ont conduit, selon lui, à une baisse de la population. « L'augmentation de la pression fiscale ne va concerner que les ménages, il aurait été plus juste que tous les contribuables participent à l'effort. »
Jean-Pierre Agenais (PS) regrette que l'on demande aux familles de payer plus, « et le produit fiscal supplémentaire va servir aux deux tiers (800 000 €) à financer le parking souterrain. »

Yves Capitaine (MoDem) pense que ce budget n'est pas fait pour affronter une situation difficile. « Le niveau d'endettement peut devenir inquiétant à terme, la pression fiscale est exagère et injuste. »

Joël Martini (UDB) s'interroge, car il faut choisir entre l'impôt et l'emprunt. Selon lui, l'économie malouine, tournée vers le tourisme, « est fragilisée car elle dépend du pouvoir d'achat. »

Olivier BERREZAI.
Ouest-France

mardi 3 mars 2009

Donner une nouvelle direction à l’Europe

Actualité | Jonathan Debauve

Voté à la quasi-unanimité par le Bureau national et le Conseil national du 28 février, ce texte est le socle de départ du programme des socialistes pour les élections européennes de juin prochain.


I Nouveau monde, nouvelle Europe

Un besoin impérieux d’Europe
Rarement le besoin d’Europe n’a été aussi impérieux : les grands défis d’aujourd’hui -la crise économique et sociale, le dérèglement climatique, les dérives autoritaires des États, les conflits régionaux armés- ont tous des racines internationales et appellent des réponses internationales. Beaucoup peut et doit être fait au niveau des régions et des nations. Mais le niveau européen et mondial est décisif.
Les socialistes sont des partisans résolus de la construction européenne. Parce qu’elle a garanti la paix, l’Etat de droit, la démocratie sur notre continent. Mais aussi parce que l’Europe est nécessaire à une grande politique de réformes économiques et sociales. Où en serions-nous si l’Europe n’avait pas, avec Mitterrand, Delors et Kohl donné une issue maîtrisée à la chute du Mur de Berlin dont nous fêtons le vingtième anniversaire ? Où en seraient l’Espagne, le Portugal, la Grèce, l’Irlande et tant de nos vieilles régions industrielles en reconversion si elles n’avaient pas massivement bénéficié des fonds structurels européens ? Où en serions-nous aujourd’hui si nous n’avions pas créé l’euro en 2000 ? Si 27 monnaies nationales s’affrontaient en permanence à coup de “dévaluations compétitives”?
Une période de doute
Mais ne nous le cachons pas, les Français traversent, et depuis longtemps, une période de doute vis-à-vis de l’Europe. Les avancées significatives, celles réalisées sur le terrain de la citoyenneté européenne, sur les échanges culturels, ne peuvent plus masquer les renoncements opérés sous la présidence Barroso, qui a vu les institutions européennes être gagnées par les idées du libéralisme économique. Même les plus europhiles d’entre eux peinent à retrouver, dans le cheminement actuel de la commission ou dans les pratiques des gouvernements de droite, les promesses de la fondation européenne, ses valeurs. Ce désenchantement, et parfois cette défiance, se mesurent dans l’abstention, les sondages, les résultats aux récents référendums. On ne peut combattre cet état d’esprit que par une réorientation de la construction européenne, ce que les socialistes appellent de leurs vœux depuis maintenant une décennie.
La crise d’un système
Nous faisons aujourd’hui face à un tournant. L’effondrement actuel de l’idéologie et des politiques néolibérales, le changement complet de contexte historique, nous permettent de renouer avec l’ambition des fondateurs : celle d’une Europe politique, porteuse non seulement d’un modèle social, mais aussi d’un idéal de civilisation.
La crise d’une exceptionnelle gravité qui nous frappe n’est pas une catastrophe naturelle. C’est la crise d’un système économique et social -le capitalisme financier néolibéral- qui s’est imposé peu à peu, après la victoire de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan, au début des années 1980. Trente ans de déréglementation, dérégulation, libéralisation, privatisation des services publics ont abouti à l’avènement d’une économie de l’endettement et de la spéculation, de plus en plus inégalitaire et vulnérable. C’est ce capitalisme mondialisé et dominé par la finance qui débouche aujourd’hui sur la crise économique la plus grave que le monde ait connue depuis 1929.
Les partisans du libre-échange sans régles, du laisser-faire et de la toute puissance de la finance ont vu s’effondrer sous leurs yeux un système de compression des salaires et de spéculation mettant en danger non seulement les économies nationales de nombreux pays, mais également des millions de vies, car la crise financière a débouché sur la crise économique, elle-même prélude à de graves crises sociales et politiques.
L’année 2009 ouvre une nouvelle phase des relations internationales et peut-être de l’Histoire. Elle est, au-delà de la crise du système économique libéral, caractérisée par la défaite des néoconservateurs américains et l’avènement d’une nouvelle administration aux États-Unis, plus éthique, plus multilatéraliste, plus coopérative avec l’Europe et plus interventionniste dans l’économie.
Le XXIème siècle doit être celui d’un monde multipolaire, plus juste, plus respectueux de notre environnement et des droits sociaux. Et c’est d’abord à l’échelle européenne que nous pouvons y œuvrer.
Pour une nouvelle Europe sociale, verte et prospère
L’Union européenne doit agir pour endiguer la crise, retrouver le chemin d’une croissance forte, durable et riche en emplois. C’est l’urgence. Mais elle doit aussi agir pour réformer en profondeur l’économie mondiale afin que pareil désastre ne se reproduise plus.
L’Europe doit défendre et approfondir sa démocratie - État de droit et démocratie politique bien sûr - , mais aussi démocratie économique et sociale qui est son bien le plus précieux et sa principale force motrice. Elle doit se rapprocher des citoyens.
Elle doit renforcer le dialogue et la coopération entre les peuples, pour s’opposer à la loi du plus fort et au “choc des civilisations”.
L’Europe sociale et fiscale ne saurait être un supplément d’âme. Elle est la condition sine qua non de la poursuite du projet européen par le refus clair du dumping.
Mais pour réorienter l’Europe, il faut d’abord envoyer au Parlement de Strasbourg une majorité de députés de gauche.


II Le bilan accablant de la droite

Car ce n’est pas des rangs la droite européenne qui a largement dominé pendant la dernière législature la Commission, le Conseil et le Parlement – 60% des bancs du Parlement sont occupés par des députés conservateurs libéraux et populistes que naîtra cette nouvelle Europe. Son bilan est accablant !
La droite n’a pas vu venir la crise
Aveuglée par son idéologie libérale, dévouée avant tout à la défense des intérêts de ses clientèles, la droite n’a pas vu venir la crise. Elle la croit encore conjoncturelle. Elle a tourné en dérision les mises en garde répétées des socialistes et rejeté leurs propositions. Elle a affaibli l’économie européenne en soutenant un Euro surévalué; en refusant de promouvoir une politique industrielle de champions européens; en baissant la garde face au dumping fiscal, social, monétaire, environnemental. Il faut se méfier des pyromanes d’hier, qui voudraient endosser aujourd’hui le costume de pompiers.
Des pompiers pyromanes
Dénonçons cette imposture par des faits. Au Parlement européen, les députés de l’UMP ont soutenu la directive Bolkestein, ont voté la “clause dérogatoire” sur la durée du travail qui permet d’étendre la semaine de travail jusqu’à 65 heures! Ils ont voté les directives déréglementant les services publics, et en dernier lieu, celui de la Poste. Ils ont approuvé les perspectives financières 2007-2013, qui nous valent en 2008 un budget européen réduit à moins de 1% de la richesse produite en Europe (le budget fédéral américain étant à 15% de celle produite aux États-Unis). Ils ont voté la “Directive de la Honte”, permettant de maintenir les immigrés pendant 18 mois dans les centres de rétention, et ont même osé s’opposer, aux côtés du FN, à l’amendement socialiste obligeant les Etats membres à prendre avant tout en compte, dans chaque décision, l’intérêt supérieur des mineurs.
Quand il a fallu défendre les services publics dans la directive « services », Les députés du Modem, membres du groupe libéral, alliés au PPE, s’y sont opposés. Ils ont voté contre la “taxe éthique” pénalisant les marchandises produites par le travail forcé des enfants et des détenus.
Certes, oubliant brusquement ses odes au libéralisme économique et au prétendu « marché providence », la droite s’est portée au secours des banques et de certaines industries, avec l’argent des contribuables. Mais ses plans de relance sont insuffisants : 200 milliards d’euros dont 170 proviennent des plans nationaux des 27 États membres. Alors que l’administration Obama injecte près de 800 milliards de dollars dans l’économie américaine. Ils sont aussi injustes : il y manque le volet social sans lequel ils se trouvent déséquilibrés et dénués d’efficacité.
Donner à l’Europe le droit à l’alternance
Voilà le bilan de la droite. Et il faudrait que les mêmes restent aux commandes ? Que l’Europe continue avec le Président Barroso ? Un homme de droite dont le libéralisme économique, le conservatisme et l’atlantisme ne sont plus à prouver. Ne fut-il pas l’artisan de la Conférence des Açores, regroupant les Européens favorables à l’intervention de Bush en Irak ? Eh bien non ! Une nouvelle époque commence avec de nouvelles exigences.
Il faut donner un autre souffle à notre Union. Le nouveau cours mondial et la crise économique rendent caduc le compromis historique avec la droite dans la construction européenne. L’Europe a l’opportunité d’atteindre une nouvelle maturité démocratique. Elle le doit. Le suffrage universel, obtenu depuis 1979, ne suffit pas si les données du débat ne sont pas clairement établies. C’est aussi de cette façon que l’on rapprochera l’Europe des citoyens.

III Le Manifeste des socialistes en faveur d’un autre modèle de développement
S’il n’y a rien à attendre de la droite, l’espoir, à gauche, est là. Alors que les partis de droite européens sont incapables de s’entendre sur une réponse cohérente à la crise, l’ensemble des partis du PSE se sont dotés d’un ambitieux programme pour bâtir une autre Europe : le Manifeste “Les citoyens d’abord, un nouveau sens pour l’Europe” adopté par le PSE le 1er décembre 2008 à Madrid.
Les socialistes et sociaux démocrates européens s’y engagent ensemble de manière forte à relancer et à réorienter l’Union européenne dans le sens d’une Europe volontaire, sociale, écologique, démocratique et mieux intégrée. Une Nouvelle Europe qui protège ses citoyens, prépare l’avenir, travaille à une meilleure organisation et à une meilleure gouvernance du monde.
Pour un ambitieux plan de relance européen
Pour sortir de la crise, les socialistes proposent un vrai plan de relance de l’activité, à l’échelle continentale, en agissant à la fois sur l’investissement mais aussi la consommation. La demande intérieure constitue le principal moteur de la croissance en Europe. Il ne s’agit pas seulement de mieux coordonner les plans nationaux, de veiller à ce qu’ils soient plus “coopératifs”, mais de les intégrer dans une action d’ensemble pour faire jouer le levier européen.
Avec tous les socialistes de notre continent, nous proposons de mettre en œuvre les grands travaux d’équipement collectif et d’infrastructures transeuropéens -fret ferroviaire, TGV, transport fluvial et maritime, réseaux Internet à haut débit-, financés par des emprunts publics levés par la Banque Européenne d’Investissement.
Cette stratégie de relance est aussi l’occasion de développer “l’économie verte”, en investissant massivement dans les nouvelles sources d’énergie et dans les économies d’énergie -l’isolation thermique des logements et la mise aux normes de haute qualité environnementale, notamment, afin de soutenir les PME du bâtiment.
Il faudra aussi augmenter substantiellement notre effort de recherche, d’innovation, d’éducation initiale et tout au long de la vie, afin de valoriser pleinement le travail et la rémunération des Européens pour renforcer notre appareil productif dans les industries de pointe et les services à haute valeur ajoutée, valoriser pleinement la « matière grise ».
Et, encore, promouvoir des politiques industrielles, commerciales, monétaires communes afin de défendre et de renforcer le poids de l’économie européenne dans le monde. L’Union européenne doit revisiter la stratégie de Lisbonne et considérer désormais que la protection et le développement de ses industries traditionnelles doivent figurer parmi ses priorités au même titre que l’investissement dans l’économie verte, les industries de pointe et les services à haute valeur ajoutée. Nous voulons conserver et développer une base industrielle complète, condition essentielle à la lutte contre les délocalisations et au retour dans les meilleurs délais au plein emploi en Europe.
Il s’agit de gagner la bataille pour un nouveau modèle de développement, une nouvelle donne sociale, écologique et continentale.
Cette relance par l’investissement, dans chaque État membre et au niveau de l’Union européenne, permettra de créer 10 millions d’emplois supplémentaires à l’horizon de 2020, dont 2 millions dans le seul secteur des énergies renouvelables.
Pour un Pacte Européen du progrès social
Le débat n’est pas tant de savoir si nous serions des partisans ou des adversaires du protectionnisme mais bien de déterminer quels intérêts nous souhaitons protéger. A l’opposé de la droite et des libéraux qui favorisent la finance et la rente, nous souhaitons favoriser la production, l’investissement et un nouveau partage des richesses plus favorable au travail.
Avec tous les socialistes européens, nous proposons un “Pacte européen du Progrès social” afin d’assurer à tous -retraités, demandeurs d’emplois, salariés peu qualifiés- un revenu décent et une protection sociale. Des salaires minimaux dans tous les États membres, qui pour nous devraient atteindre 60% du salaire médian de chacun des pays, étape vers un salaire minimum européen ; une directive garantissant l’intégrité des services publics ; l’augmentation de l’effort d’Education ; l’amélioration de la législation européenne garantissant les droits des salariés (conventions collectives, durée du travail, détachement des travailleurs, statut des jeunes stagiaires,…).
Toutes ces mesures devront s’accompagner d’un ensemble de réformes structurelles. Avec tous les socialistes de notre continent, nous proposons de réformer en profondeur le système financier international pour mettre les marchés financiers au service de l’économie réelle, de l’emploi et de la croissance. De mettre fin aux paradis fiscaux ainsi qu’à l’évasion fiscale; de faire de l’Europe le leader mondial de la lutte contre le changement climatique et pour la défense de l’environnement. De garantir aussi la qualité et la sécurité alimentaire, par une nouvelle PAC, ainsi que par la politique commune de la pêche; d’assurer l’égalité hommes-femmes, dans la rémunération et la progression professionnelle; de maîtriser dans le respect de nos valeurs le flux migratoire et l’accueil des immigrés; de promouvoir enfin la coopération - et non le choc des civilisations. Pour cela, nous nous engageons à réformer et démocratiser les institutions internationales multilatérales, en partenariat avec la nouvelle administration démocrate américaine.
Les socialistes français compléteront et préciseront cette Plateforme commune par des propositions qui leur tiennent à cœur et qui sont partagées par de nombreux partis du PSE en Europe :
- L’augmentation du budget de l’Union, avec des ressources propres, pour donner leur pleine efficacité aux politiques de solidarité et de préparation de l’avenir.
- La reconnaissance pour l’UE du droit de lever des emprunts pour financer ses investissements lourds à long terme.
- L’harmonisation des fiscalités, à commencer par celles des entreprises pour lutter contre le dumping fiscal et le dumping social, condition nécessaire à l’arrêt des délocalisations abusives à l’intérieur de l’Union Européenne.
- la définition d’une politique de juste échange, par une politique commerciale européenne ajustée pour permettre à la fois à nos industries les plus exposées de préserver leurs emplois en se modernisant, aux pays les moins avancés de continuer à se développer, et aux normes internationales du travail et de l’environnement de s’appliquer dans les processus de production.
- La coordination des politiques économiques rendue encore plus nécessaire par la faiblesse du dollar, du yuan et du yen et la refonte encore insuffisante du pacte de stabilité.
- Une Europe forte avec une vraie défense européenne et non cette subordination au commandement intégré de l’OTAN que Nicolas Sarkozy impose à la France.
Sur toutes ces questions, les socialistes français continueront leur combat avec énergie, mais lucides, ils porteront une attention toute particulière à de nouvelles stratégies de mise en œuvre, encore sous-utilisées dans l’Union.
Ainsi, si les négociations en faveur de mesures que nous défendons, achoppaient sur le veto de quelques Etats, nous soutiendrions l’engagement de “coopérations renforcées”. Ces “noyaux durs” offrent un cadre à des Etats pionniers soucieux d’aller plus loin et plus vite dans la construction européenne; quitte à être rejoints par la suite par d’autres, comme ce fut le cas pour l’euro.
C’est possible en matière de recherche, d’énergie, de transports propres, de télécommunications, de bio et de nanotechnologies, mais aussi de Défense. C’est enfin et surtout possible en matière d’harmonisation fiscale ou sociale.
Sur ce dernier point, nous pensons également que nous gagnerions à renforcer l’institutionnalisation d’un véritable dialogue social européen, en tant que mode alternatif de prise de décision à même de redonner de l’élan à l’Europe sociale.
Le projet d’une Europe politique doit toujours être celui des socialistes. La réalité de la capacité économique et sociale de l’Union Européenne se mesure à sa réalité politique. Les normes libérales imposées à l’Europe sur le Pacte de Stabilité ou sur les restrictions des aides d’Etat n’ont pas tenu face à la profondeur de la crise ! Les querelles institutionnelles ne sont plus de saison car l’ordre du jour de la nouvelle mandature est économique et social. Le traité de Lisbonne est une donnée, mais ne saurait borner l’ambition des socialistes pour l’Europe. L’effondrement du libéralisme financier a réduit la controverse entre socialistes européens sur les rôles respectifs du marché et de la puissance publique dans l’économie.
Les convergences nouvelles codifiées par le Manifeste pour une Europe forte et sociale constituent un tournant. Il y a aujourd’hui la possibilité de donner sa place à la politique au cœur de l’Europe et d’assumer jusqu’au bout le clivage avec la droite en faisant échec à une candidature Barroso, et, nous le souhaitons, en ayant un candidat commun issu du PSE pour la Présidence de la Commission capable d’entraîner toute la gauche et d’incarner le nouveau cours qu’il faut à l’Europe.

IV Avec le vote socialiste, les européens peuvent changer l’Europe

Pour regagner la confiance des peuples et redonner force au projet européen, nous voulons édifier une Europe nouvelle, la première démocratie économique et sociale du monde, creuset d’une nouvelle communauté politique et levier d’une autre mondialisation. Une Europe forte, une Europe des résultats, qui met en œuvre des politiques communes ambitieuses. Il faut aussi convaincre que le repli national comme le libre-échange sans règles, sont tous deux des impasses et non des solutions à nos maux. La protection et la promotion de nos concitoyens doivent aller de pair.
Aux élections de juin, les peuples d’Europe voudront sanctionner les majorités sortantes de droite, considérées à juste titre comme responsables de la crise.
Nous les appelons à le faire, non pas en votant pour ceux qui veulent seulement protester, témoigner. Mais pour les opposants déterminés, les socialistes européens, ceux qui se seront montrés capables de leur proposer une réponse crédible, portée par une majorité politique nouvelle, pour sortir de la crise. De les mobiliser aussi pour une réforme radicale de notre société.
Avec ses 220 députés, actifs dans chacun des 27 États de l’Union, armé de son Manifeste authentiquement progressiste, le PSE est la grande force d’alternance qui peut changer le cours de notre Union et être ainsi au rendez-vous de l’Histoire.
Changer l’Europe, c’est nécessaire, battre la droite, c’est faisable, donner un nouveau sens à l’Europe avec la gauche européenne, c’est possible.

samedi 24 janvier 2009

Saint-Malo veut aussi son crématorium

Presse | Jonathan Debauve

Source : Ouest-France

Ce soir, le conseil municipal de Saint-Malo examine le lancement d'un appel d'offres, afin de s'équiper d'une complexe funéraire avec crématorium. Actuellement, les familles doivent se déplacer. Elles ont le choix entre Montfort-sur-Meu, près de Rennes, et Saint-Brieuc. Bientôt Vern-sur-Seiche, ou un crématorium ouvrira à la rentrée.

jeudi 8 janvier 2009

La ville passe sous la barre des 50 000 habitants

Presse | Jonathan Debauve
Démographie

Source : Ouest-France

Au dernier recensement, Saint-Malo compte 49 661 habitants, en baisse de 0,3 % par rapportaux chiffres de 1999. La population augmente en périphérie. En 1999, Saint-Malo comptait 50 697 habitants. Le dernier recensement de 2006 la fait passer sous la barre symbolique des 50 000 habitants, avec 49 661 Malouins recensés. Soit un millier d'habitants en moins. Cette baisse de 0,3 % ne passe pas inaperçue. Avec Fougères (-0,6 %), Saint-Malo est la seule grande ville du département à afficher une population en baisse.

« On espère se stabiliser »
Le coût de l'immobilier le long du littoral explique en grande partie ce recul. En effet, difficile pour les jeunes ménages de faire construire dans une ville où les réserves foncières se font rares et où les prix explosent.

« C'est une tendance que l'on connaissait et qui se confirme, commente René Couanau, le maire, en regardant les chiffres. On observe un déplacement du centre-ville et du littoral vers la périphérie. À l'avenir, on ne pourra pas inverser cette tendance mais on espère la stabiliser. »

Dans la région malouine, d'autres communes littorales ont vu au contraire leur population augmenter. C'est le cas de Dinard (+0,3 %) ou de Cancale (+0,2 %).

« Peut-être ont-elles construit davantage de logements sociaux mais chez nous, l'effort est déjà considérable. Nous voulons reconquérir des friches urbaines à l'intérieur de la ville (comme le quartier de la Gare) ou étendre la ville sans pour autant défigurer le paysage rural, pour éviter un mitage urbain. » Dans la périphérie, le nombre d'habitants augmente partout. Preuve que les gens partent habiter dans la première, voire la deuxième ou la troisième couronne de Saint-Malo, tout en allant travailler dans la ville-centre. « Désormais, il faut travailler à échelle de l'agglomération et du pays », observe René Couanau. Dans son Programme local de l'habitat (PLH), Saint-Malo agglomération prévoit 4 500 nouveaux logements d'ici 2013, dont 1 773 logements aidés (locatif social et accession sociale à la propriété).

La Gouesnière bondit
Parmi les communes dont la population augmente fortement, La Gouesnière arrive en tête avec une progression de 5,8 %.

Elle compte 1 583 habitants, contre 1 068 sept ans plus tôt. On peut citer également la Ville-es-Nonais (+4,9 %), Saint-Benoît-des-Ondes (+4,6 %) ou Saint-Père-Marc-en-Poulet (+2,8 %). « Le prix des terrains reste abordable chez nous, explique Jacques Daniel, le maire de Saint-Benoît. Nous avons construit deux lotissements communaux, de 50 lots chacun, et un troisième est prévu en 2010. »

Cette arrivée de nouveaux habitants n'est pas sans poser de problèmes, car la commune doit s'équiper avec des finances qui ne suivent pas toujours le rythme de la population.

« Nous avons ouvert une cinquième, une sixième puis une septième classe à l'école. L'une d'entre elles a fermé, mais nous avons bon espoir de la rouvrir avec le prochain lotissement. A l'avenir, il faudra aussi s'occuper de l'animation jeunesse, car les enfants qui grandissent deviennent des adolescents. »

Olivier BERREZAI.

jeudi 1 janvier 2009

Bonne année 2009 !

Editoriaux | Jonathan Debauve

Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2009.
Je vous adresse, ainsi qu'à vos proches, mes voeux de santé, de réussite, d'amour et de bonheur.
J'espère que vous tiendrez vos résolutions. 2009 sera, je l'espère, pour ce site, une année de renouveau avec normalement un format magazine, avec plus de créativité, plus de contenus, plus d'accessibilité.

Une fois encore, très bonne année 2009 !

dimanche 23 novembre 2008

Parti socialiste : et si la solution, c'était Benoît Hamon ?

PS 2008 | Jonathan Debauve
Benoît Hamon

Source : Rue 89

16h08. Les erreurs au profit de Ségolène Royal ou de Martine Aubry se multipliant, un membre de l'entourage très proche de Benoît Hamon, candidat éliminé au premier tour, glisse à Rue89: "Il y avait trois candidats, et dans une démocratie normale, ceux qui trichent doivent être éliminés. La solution s'appelle donc Benoît Hamon."

vendredi 7 novembre 2008

Résultats du Parti Socialiste

PS 2008 | Jonathan Debauve
Parti Socialiste

Résultats nationaux

Motion A: 24.9% (Delanoë)
Motion B: 2.0% (Pôle écologique)
Motion C: 18.66% (Hamon)
Motion D: 24.4 % (Aubry)
Motion E: 29.12 % (Collomb)
Motion F: 0.92 % (Utopia)

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