Source : Ouest-France
La présentation de la médiathèque a soulevé quelques réactions sur les bancs de l’opposition. Toutes pour regretter que le futur bâtiment ne porte pas une trace de l’ancienne gare. Elle sera rasée pour laisser place au nouvel équipement. « Avec une architecture aussi moderne, il est difficile d’intégrer des vestiges, admet Jean-Charles Le Sager (PC), mais on pourrait prévoir un endroit pour cela sur l’esplanade. »
Joël Martini (UDB) avait suggéré qu’un mur reproduise en trompe-l’oeil le dessin de l’ancienne gare. Mais là encore, l’élu reconnaît que le futur bâtiment s’y prête mal. Pas facile de faire cohabiter le neuf et l’ancien dans un projet aussi futuriste qui symbolise « le Saint-Malo du XXIe siècle », pour reprendre les mots de René Couanau.
Le maire s’étonne, non sans une pointe d’ironie. « Ce ne sont pas les conservateurs qui veulent garder les vieilles pierres, mais ceux qui s’affirment progressistes ! » Plus sérieusement, il se dit « sensible » à cette question, tout en la rangeant promptement dans les tiroirs de la nostalgie. « Ce qui touche, ce n’est pas la mémoire des pierres, mais la mémoire des lieux. L’ancienne gare, comme les docks ou les quais, rappelle à chacun de souvenirs. Pour le reste, elle n’a aucun intérêt architectural, c’est du XIXe revu XXe après les bombardements. »
René Couanau voit mal un pan de mur conservé comme une relique, dans un environnement urbain totalement redessiné. « Dans cinquante ans, les gens se demanderont ce que ça fait là, pourquoi l’avoir conservé. Ils s’interrogeront, ajoute-t-il avec humour, peut-être manquaient-ils d’argent à l’époque pour achever les travaux ! »
Ouest-France
Mots-clefs : ancienne gare, médiathèque, opposition

« Dans cinquante ans, les gens se demanderont ce que ça fait là, pourquoi l’avoir conservé. Ils s’interrogeront, ajoute-t-il avec humour, peut-être manquaient-ils d’argent à l’époque pour achever les travaux ! »
:::: > Est-ce que le ‘neuf représente l’argent de la ville ?’ La rénovation ne coute pas forcément plus cher que le ‘béton’.
Aucun intérêt architectural parce que c’est après les bombardements ?! L’architecture c’est comme l’art, le bon et le mauvais gout. Le futur ne s’interrogera pas sur le pourquoi cette ‘vieille’ gare est toujours là ! Et ce n’est pas du progressiste, mais plutôt l’alliement des deux.