Jonathan Debauve » Réinventons Saint-Malo

Mardi 16 septembre 2008 | Ancien blog

Une solution à la circulation sur le barrage de la Rance

Barrage de la Rance

Le Conseil Général dirigé par Jean-Louis Tourenne (PS) avance l’idée d’une solution aux problèmes de circulation sur le barrage de la Rance. Ce projet sera à suivre de près car il répond à l’attente de beaucoup de malouins, de dinardais, de dinanais, … mais engage des sommes considérables. Cet investissement est de toute manière nécessaire. Je profite de cette annonce pour solliciter le Conseil Général (s’il lit ce blog, on ne sait jamais…) pour demander la création d’une piste 2 roues entre Saint-Malo et Dinard car il est actuellement extrêmement dangereux de circuler à deux roues. Peut-être aurait-il une solution dans la construction d’une piste à deux voies d’un seul côté de la route (côté Rance)?

• Pour plus d’informations sur ce projet du Conseil Général d’Ille-et-Vilaine, un article de Ouest-France.

 

Barrage de la Rance Plutôt que de doubler l’écluse ou de creuser un tunnel, le conseil général préfère la construction d’un viaduc surplombant le barrage de la Rance. L’objectif est de faciliter la circulation, sur cet axe très fréquenté, surtout en été. : Archives Ouest-France

Source : Ouest-France

Le conseil général confirme la construction d’un viaduc sur le barrage de la Rance d’ici à 2015. Un chantier colossal, de l’ordre de 200 millions d’euros, pour désengorger la circulation.

• Ces dernières années, plusieurs hypothèses ont été envisagées pour remédier aux problèmes de circulation sur le barrage de la Rance. Construite voilà quarante ans, l’usine marémotrice est aussi un axe routier. Le plus fréquenté du département en été, avec une moyenne de 50 000 véhicules par jour. Sans oublier les 16 000 bateaux qui attendent chaque année de franchir l’écluse, obligeant le barrage à se lever toutes les heures, parfois, pour permettre aux plaisanciers de remonter la Rance vers la mer.

Faciliter les déplacements
• Doubler l’écluse ? Creuser un tunnel ? Construire un viaduc surplombant le barrage de la Rance ? Finalement, c’est cette dernière solution qui a été retenue par le conseil général d’Ille-et-Vilaine.

• Jean-Louis Tourenne l’a annoncé vendredi, lors du séminaire de rentrée de la majorité départementale. Philippe Bonnin, vice-président en charge des infrastructures, le confirme. « Le viaduc nous semble le lien le plus pertinent. Au-delà de la circulation routière, il s’agit aussi de répondre à un enjeu d’aménagement du territoire. La population va s’accroître le long du littoral, et il faut faciliter les déplacements à long terme. »

• Le chantier s’annonce colossal avec un coût estimé à 200 millions d’euros. L’équivalent de cinq années d’investissement routier en Ille-et-Vilaine, ou de la mise en deux fois deux voies de la route entre Rennes et Angers, soit 130 km de bitume.

• « Le financement reste à préciser, mais on s’oriente vers un montage public/privé, peut-être sous la forme d’une société d’économie mixte », précise Philippe Bonnin. Le viaduc fera probablement l’objet d’une concession, avec une société d’exploitation.

• Comme d’autres grands ouvrages de ce type, l’usager sera soumis à un péage. C’est déjà le cas pour le pont de l’île de Ré ou le viaduc de Millau, par exemple. « Ce péage s’appliquera au moins pendant vingt ans, le temps du retour sur investissement. »

• Pour l’heure, le dossier n’en est qu’à ses débuts. Il va être soumis à l’assemblée départementale, faire l’objet d’études et d’une concertation avec les riverains et tous les élus du territoire.

Mise en service en 2015 ?
• Difficile d’avancer encore un calendrier précis, mais le conseil général espère lancer l’appel d’offres d’ici à deux ans, pour un démarrage des travaux en 2012 et une mise en service en 2015. « Ce sera un chantier essentiel pour l’avenir du département, au même titre que l’arrivée de la ligne à grande vitesse à Rennes et la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. »

• René Couanau, le député-maire UMP de Saint-Malo, se réjouit aussi de voir avancer ce dossier, qu’il avait appelé de ses voeux lors des récentes élections municipales. « C’est déterminant pour le développement économique, il faut rapprocher les pays de Dinan et de Saint-Malo. Et, au-delà, faciliter les échanges de toute une région. »

• Reste à monter le plan de financement. Dans son tour de table, le conseil général compte bien solliciter l’aide de l’État et de l’Europe.

• Olivier BERREZAI.
• Ouest-France

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