Jonathan Debauve » Réinventons Saint-Malo

Archive pour avril 2008

Mercredi 30 avril 2008 | Ancien blog

Vous êtes toujours très nombreux…

Site

Vous êtes toujours très nombreux à venir lire mon blog. Je craignais beaucoup d’aller voir les statistiques du mois d’avril car j’imaginais déjà le déclin du site après la fin des élections municipales… je craignais revenir au nombre moyen de visites que j’avais auparavant.

Or, j’ai eu l’excellente surprise de constater que les chiffres se maintiennent : 90 visites par jour en moyenne de plus d’une minute.
Merci à vous toutes, merci à vous tous… Ces statistiques m’encouragent à continuer ce site web. Je précise qu’actuellement je poste un peu moins car je travaille sur un site pour le Parti Socialiste (pour le rendre plus audible, plus constructif, avec une section très motivée pour le faire fonctionner) et les exams de fin d’année arrivent aussi!

Mardi 29 avril 2008 | Ancien blog

La flamme olympique à Pyongyang

Pékin 2008 - JO

Hier soir, je regardais Canal+. Jean-Michel Apathie fait alors son « édito » du soir : il décide de parler de la flamme olympique à Pyongyang. Je n’étais pas au courant qu’elle devait passer par là ; j’ai à peu près la même analyse sur le sujet que lui.
Que fait le CIO? Comment peut-on laisser la flamme olympique passer dans une des pires dictatures du monde sans réagir? Comment peut-on se plier à toutes les exigences de Pékin? Quand le CIO a confié les Jeux Olympiques à Pékin, il y avait une condition: une nette amélioration sur la question des droits de l’homme… Promesse semble-t-il oubliée? Et hier, silence radio sur cette escale dans la dictature de Kim Jong-Il.
• Aurait-on oublié ce que représente l’olympisme? Que fait Jacques Rogue, le président du Comité International Olympique?
• Certes, la question du boycott est complexe car elle pénalise finalement plus les chinois que le gouvernement… mais nous voyons déjà l’utilisation politique par Pékin des J.O. ; cette escale n’a rien d’anodin. La Corée du Nord est l’allié fidèle de la Chine et inversement. Qu’attend-on pour réagir? Je suis inquiet de ce silence… Silence olympique? Silence diplomatique?

Dimanche 27 avril 2008 | Ancien blog

Laurent Fabius n’exclut pas d’être candidat en 2012

Laurent Fabius

Source : Le Monde

• Après les propos de Ségolène Royal, vendredi 25 avril, qui affirmait qu’elle se prépare »bien évidemment » à l’échéance présidentielle de 2012, c’est son ancien rival à la primaire socialiste, Laurent Fabius, qui se dit prêt à « réfléchir » à sa candidature.

• « Si c’est une présidence bling-bling comme c’est la mode aujourd’hui, je n’ai rien à y faire. Si on revient vers davantage de sérieux et de compétences, alors là, on peux y réfléchir », a-t-il déclaré, dimanche 27 avril, sur Canal +.

• Interrogé sur les propos de Ségolène Royal, qui pourrait être à nouveau sa concurrente pour l’investiture du PS, Laurent Fabius a répondu : « Je souhaite surtout que le Parti socialiste en général se mette en situation de gagner. » « La dernière fois, nous avons perdu (…) il ne faut pas s’y prendre de la même façon », a-t-il ajouté.

LE PS PAS ASSEZ OFFENSIF
• Interrogé sur la floraison de candidatures au poste de premier secrétaire du PS, il a une nouvelle fois ironisé : « je m’inquiéterai le jour où il y aura plus de candidats que de militants. On n’en est pas loin ». « Il faut à la fois porter critique de ce qui ne va pas, lorsque c’est légitime, en particulier la politique injuste et inefficace de Nicolas Sarkozy, mais aussi articuler des contre-propositions. Moi, j’en fais un certain nombre. J’aimerais que d’autres en fassent aussi », a-t-il encore lâché.

• « La France est à mon avis la seule démocratie où il y a un président de la République qui peut s’inviter sur les chaînes, chez lui en plus, avec comme public le personnel de l’Elysée », a-t-il dénoncé. « Et ça sans qu’il y ait de réponse symétrique de l’opposition ».

Samedi 26 avril 2008 | Ancien blog

Le Petit Journal et Rachida Dati

Le Petit Journal revient sur la journée très chargée de Rachida Dati au Conseil de Paris… au programme sms, votes, lectures de journaux, blagues, etc. Vous ne voyez pas cette vidéo : cliquez ici

Samedi 26 avril 2008 | Ancien blog

L’école d’Hydro sauve sa tête pour la rentrée

Ouest-France - MaVille

Source : Ouest-France

• L’école de la marine marchande ne fermera pas à la rentrée prochaine. Le secrétaire d’Étataux Transports l’a promis, lors d’une rencontre, mercredi, à Paris. Mercredi après-midi, René Couanau et Jean-Yves Le Drian ont rencontré Dominique Bussereau, le secrétaire d’État aux Transports. Le député-maire de Saint-Malo et le président du conseil régional ont abordé le délicat dossier de l’École nationale de la marine marchande. Au début du mois, les déclarations du ministre devant les armateurs de France avaient fait bondir les élus locaux, car elles remettaient en cause l’avenir du site malouin.

Rassurés mais vigilants
• Dominique Bussereau annonçait alors sa volonté de « renationaliser » les écoles de la marine marchande et de réduire à deux le nombre de sites de formation, contre quatre actuellement. Nantes et Saint-Malo étaient donc rayés de la carte, au profit de Marseille et du Havre. À Saint-Malo, et plus largement en Bretagne, de nombreuses voix se sont élevées contre ce projet, estimant que la fermeture « serait une véritable claque à la maritimité bretonne, un affront à sa culture maritime. »

• Cette rencontre au sommet était donc très attendue. À la sortie de l’entrevue, le ton était visiblement au dialogue. Dominique Bussereau a affirmé aux deux hommes « que la rentrée 2008 s’effectuerait normalement à l’École de la Marine Marchande de Saint-Malo et que le dossier était remis sur la table des discussions », indique Jean-Yves Le Drian, dans un communiqué. « Nous sommes satisfaits de cet entretien mais nous restons déterminés. »

Atteindre 120 à 140 élèves
• René Couanau dresse le même constat. « La rencontre s’est bien passée. Dominique Bussereau s’est montré très attentif à nos arguments. Nous sommes rassurés, car le projet de réforme est stoppé, rien ne se fera sans de nouveaux entretiens avec le ministère. Mais nous restons vigilants. Pour créer un pôle de formation maritime fort en Bretagne, il faudra un projet de loi. »

• Avec son homologue du conseil régional, le député-maire a rappelé les atouts du site malouin. L’école fonctionne avec 65 % de recettes propres et seulement 35 % de subventions d’État. « Elle ne peut pas être supprimée au nom d’un plan d’austérité. »

• De plus, elle peut porter ses effectifs, de 89 actuellement, à 120 voire 140 élèves. Sans compter les stagiaires, car elle accueille 500 stagiaires chaque année dans le cadre de la formation continue. Jean-Yves Le Drian rappelle, pour sa part, « que 50 % des personnels de la marine marchande française sont employés en Bretagne, qu’il y a un savoir-faire exceptionnel dans la région en matière de formation et de recherche et qu’on estime à 4 000 le nombre d’officiers manquant en Europe. »

• Olivier BERREZAI.
• Ouest-France

Jeudi 24 avril 2008 | Ancien blog

Jour noir pour le web français : le 27 mars 2008, Eric Dupin condamné

Eric Dupin

Le site FUZZ.fr condamné

• Le Tribunal de Grande Instance de Paris a condamné le 27 Mars 2008 Bloobox.net, « éditeur » de Fuzz, à 1000 Euros de dommages et intérêts et 1500 Euros de participation aux frais de procédure pour atteinte à la vie privée de l’acteur Olivier Martinez.

• Le tribunal a estimé que la société BLOOBOX NET opérait un choix éditorial au sein du FUZZ.FR lui donnant par la même la qualité d’éditeur au sens de l’article 6.III.1 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique.

• Pour rappel, le site FUZZ.FR (hors ligne aujourd’hui), créé par Eric Dupin (photo) fin 2005 était construit sur la modèle du célèbre site http://digg.com . Le contenu était intégralement proposé par les internautes. Les votes des mêmes internautes permettaient de faire « remonter l’information » en première page du site. L’information ayant donné lieu au litige visait un couple de vedettes et avait été postée sans grand succès dans la catégorie « people » du site. C’est ce dernier argument qui semble avoir été décisif aux yeux du Tribunal qui a estimé que la création d’une telle rubrique constituait un choix éditorial.

• Ce type de site n’est en aucun cas un blog mais se rapproche plus d’un forum automatisé ou d’un Dailymotion voire d’un moteur de recherche tel que google. Ce faisant, BLOOBOX NET n’a aucun contrôle sur ce qui est diffusé sur le site FUZZ ce qui fait d’elle un simple prestataire technique en théorie.

• Le Tribunal vient donc par ce jugement, de restreindre grandement la définition d’hébergeur technique. L’intégralité des sites proposant aux internautes de communiquer entre eux de manière publique doivent mesurer les conséquences de cette décision. La mise en place d’un contrôle humain a priori, de l’ensemble des informations, commentaires, réactions des internautes, semble être pour l’heure la mesure la plus sage à adopter.

• Néanmoins, ce choix du Tribunal est porteur de nombreuses contradictions qui risquent d’insufler un climat de peur et d’insécurité néfaste à toute l’économie d’internet ainsi qu’à sa liberté d’expression.

• Aucune décision n’a été prise quant aux suites que la société BLOOBOX NET donnera dans cette affaire.

• Plus de détails bientôt sur cette décision qui fera date, ici ou sur Presse-citron en saisissant le mot Fuzz dans le champ de recherche en haut de page ou en cliquant sur la catégorie Fuzz dans le menu à droite de la page

• (NB : le blog Presse-citron reçoit actuellement un nombre important de visites et il se peut qu’il soit indisponible ou très lent au moment où vous cliquerez sur ce liens. Dans ce cas vous pouvez essayer de nouveau dans quelques minutes)

• Eric
• Chef Fuzz. Ou pas.

Note de Jonathan : il ne s’agit pas d’Eric Dupin dont j’avais parlé il y a quelques semaines pour son blog « Les murmures d’Eric Dupin », mais d’un homonyme…

Mercredi 23 avril 2008 | Ancien blog

Nicolas Sarkozy est le président le plus impopulaire de la Ve République après un an de mandat

Le Monde

Source : Le Monde

• Selon un sondage IFOP-Fiducial pour Paris-Match, à paraître jeudi 24 avril, 72 % des Français se disent mécontents de l’action du président Nicolas Sarkozy. Le sondage IFOP, paru le 20 avril dans le Journal du dimanche, soulignait que seuls 36 % des personnes interrogées en étaient satisfaites. Dans les deux cas, il s’agit des pires résultats pour un président après un an de mandat depuis le début de la Ve République en 1958. En avril 2003, un an après sa réélection, Jacques Chirac recueillait 58 % de jugements positifs sur son action.

• Sa façon de présider est perçue très majoritairement (84 %) comme différente de celle de ses prédécesseurs. Un tiers des sondés la jugent « moins bonne ». 17 % la trouvent meilleure et 48 % estiment qu’elle n’est « ni meilleure ni moins bonne ». Seuls 42 % des sympathisants UMP la jugent meilleure.

• 65 % des sondés estiment que le nouveau locataire de l’Elysée n’a pas tenu les engagements qu’il avait pris durant la campagne présidentielle. Son projet est par ailleurs jugé « ambitieux » (62 %) et « peu crédible » (50 %).

• Ce sondage s’est déroulé dans un contexte morose, puisque 48 % des personnes interrogées estiment que la situation économique s’est détériorée depuis un an. Pour 53 % d’entre elles, les mesures mises en place ont « plutôt détérioré » leur pouvoir d’achat. 80 % pensent donc que la mise en place d’un plan de rigueur est inéluctable.

• Les sondés ont pourtant un avis positif sur certaines mesures comme la baisse des cautions locatives, le service minimum dans les transports publics, la défiscalisation des heures supplémentaires, le traité simplifié sur l’Europe et le controversé bouclier fiscal. La réforme de la carte judiciaire est jugée en majorité négativement.

• Les Français considèrent que le président a fait des progrès. 80 % estiment qu’il a « trop parlé » de sa vie privée au début de son mandat, mais pour 67 % des sondés ce n’est plus le cas aujourd’hui.

• Nicolas Sarkozy passera son grand oral jeudi soir à la télévision. Il aura 90 minutes pour rassurer les Français. Sa dernière interview télévisée date du 29 novembre. Sa dernière grande intervention remonte à la conférence de presse du 8 janvier où, à propos du pouvoir d’achat, il avait dit qu’il ne pouvait pas vider des caisses « déjà vides ».
 

Méthodologie du sondage IFOP-Fiducial Cette étude a été réalisée sur un échantillon de 956 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille, niveau d’éducation), après stratification par régions et catégories d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone au domicile des personnes interrogées du 17 au 18 avril 2008.

Lundi 21 avril 2008 | Ancien blog

A six mois de son congrès, le Parti socialiste a établi une nouvelle base idéologique

Parti Socialiste

Source : Le Monde

Pas d’envolées lyriques mais des phrases courtes, dans lesquelles chaque mot a été soigneusement pesé. La commission présidée par Alain Bergounioux, secrétaire national aux études du Parti socialiste, a mis au point une nouvelle déclaration de principes qui remplacera celle de 1990. Six mois avant le congrès de novembre, ce groupe de travail, où toutes les sensibilités étaient représentées, avait pour mission de de jeter les bases idéologiques de la rénovation du PS. Largement consensuel " ce qui suggère que le parti est, sur le fond, moins divisé qu’il y paraît ", ce document est le fruit d’un grand accord politique. Il sera soumis au vote lors de la convention nationale du 14 juin, après avoir été validé par les fédérations, qui ne devraient apporter que des retouches limitées.

• Le préambule du projet de déclaration de principes souligne que « la nature du socialisme démocratique » est « d’aller à l’idéal et de comprendre le réel (…), d’assumer les tensions et les contradictions qui (…) font la vie humaine ». L’article 1 rappelle l’objectif de parvenir à « l’émancipation complète de la personne humaine », mais pose sans attendre le principe de « la sauvegarde de la planète ». Cette sensibilité environnementale se confirme à travers la reconnaissance d’un « modèle de développement durable » et l’affirmation du principe de précaution. « Les socialistes sont partisans d’une économie sociale et écologique de marché » " l’expression est inspirée par les partisans de Laurent Fabius ", poursuit le texte qui, legs strauss-kahnien, insiste sur l’obligation de favoriser un « secteur privé dynamique ».

 

LE CONCEPT D’ETAT SOCIAL
• « Parti décentralisateur », le PS est partisan d’une « économie de marché régulée par la puissance publique ainsi que par les partenaires sociaux ». Il insiste sur la « qualité de l’emploi », qui suppose « une rémunération juste ainsi qu’une promotion professionnelle et sociale ». Cette déclaration de principes emprunte aux sociaux-démocrates allemands le concept « d’Etat social », ce qui la conduit à évoquer, mais avec d’infinies précautions, la réforme de l’Etat-providence. La formule utilisée n’aurait pas été récusée par Jacques Delors : « La régulation (…) est un des rôles majeurs de l’Etat pour concilier l’économie de marché, la démocratie et la cohésion sociale ». Le texte établit l’obligation « de garantir pour tous la sécurité des personnes et des biens sans laquelle il n’y a pas de liberté réelle ». La démocratie participative chère à Ségolène Royal est évoquée parmi les moyens qui permettent de promouvoir « la délibération et la décision collectives ».

• Dans la lignée des travaux de leurs « forums de la rénovation », les socialistes refusent de considérer « la nation comme une juxtaposition de communautés ». Ils la définissent « comme un contrat entre citoyens libres et responsables », non sans préciser l’obligation de veiller « à ce que chacun accomplisse aussi ses devoirs vis-à-vis de la collectivité ».

• Assez peu disert sur la mondialisation, le document revendique, par ailleurs, « un ordre international juste et respecté ». L’article 17, affirmant que « le Parti socialiste est un parti européen » qui « revendique le choix historique de l’Union européenne », est le seul à ne pas avoir fait l’unanimité au sein de la commission puisque Jean-Luc Mélenchon, qui représente une partie de la gauche du PS, s’est abstenu. L’histoire se répète : en 1990, c’est déjà la question européenne qui avait été à l’origine du seul vote contre, de la part du courant de Jean-Pierre Chevènement.

• LA FIN DES « RAPPORTS DE CLASSE »
• Sur un plan plus doctrinal, le projet de déclaration ne fait plus mention des « rapports de classe » et, pour la première fois, s’abstient désormais de toute allusion au terme de « révolution ». Le PS se définit « ancré dans le monde du travail » et affirme sa volonté « d’exprimer l’intérêt général du peuple français ». Le PS confirme sa nature « réformiste » tout en se voulant porteur « d’un projet de transformation sociale radicale ». Cependant, conscient que « celle-ci ne se décrète pas », il est prêt à « changer la vie par la loi et le contrat ». Dernière précision qui a son importance, le Parti socialiste entend rassembler non pas toutes les forces de la gauche mais « toutes les cultures de la gauche ». Une formulation habile qui suggère qu’un élargissement de sa stratégie d’alliances ne serait pas impie.

• Enfin, les rédacteurs de ce texte glissent, dans le 21e et dernier article, que le PS « ne se résigne pas aux divisions de l’histoire ». A travers cette redéfinition en 21 points de l’identité d’un parti qui ne fait plus mystère de son ambition d’incarner toute la gauche, certains socialistes pince-sans-rire voient une réplique aux 21 conditions posées au congrès de Tours par les communistes, lors de la scission de 1920.

• Jean-Michel Normand

Dimanche 20 avril 2008 | Ancien blog

Delanoë : «Je serai là, je m’engagerai…»

Bertrand Delanoë

Source : Le Parisien / Aujourd’hui en France

• REELU MAIRE de Paris et en tête des sondages de popularité, Bertrand Delanoë achève un livre d’entretiens avec notre confrère Laurent Joffrin, à paraître fin mai. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, le maire de Paris indique qu’en 2012 il prendra toute sa part à la bataille présidentielle.

En élevant le dalaï-lama au rang de citoyen d’honneur de la Ville de Paris ce lundi , n’en faites-vous pas trop ?
• Bertrand Delanoë. J’ai déjà reçu le dalaï-lama à l’Hôtel de Ville, en 2003 : mon engagement pour la dignité du peuple tibétain n’est donc pas nouveau. Certes, il faut être amical avec le peuple chinois : d’ailleurs, aucune de nos initiatives n’est dirigée contre lui et je n’ai jamais prôné le boycott des Jeux olympiques. La cérémonie d’ouverture, c’est une autre question. S’agit-il, pour autant, de taire nos convictions fondamentales en faveur des droits de l’homme ? Droits pour le peuple chinois lui-même, droits pour le peuple tibétain oppressé, qui ne revendique même pas son indépendance et qui est représenté par un homme prônant la non-violence et le dialogue avec les autorités chinoises. C’est maintenant, tout en accompagnant ce rendez-vous sportif du monde entier en Chine, que nous devons défendre ces valeurs !

Vous venez d’accorder la présidence de la puissante commission des finances à l’UMP Jean-François Legaret. C’est votre façon de pratiquer l’ouverture ?
• C’est le respect d’un engagement que j’avais pris pendant la campagne, et qui vise à approfondir notre pratique démocratique. J’avais dit que je proposerai à toutes les sensibilités représentées au Conseil de Paris de présider une commission. L’UMP et le Nouveau Centre (NC) l’ont accepté, Mme de Sarnez – seule élue MoDem – l’a refusé, ce qui est bien entendu son droit.

Le logement sera-t-il votre priorité budgétaire ?
• C’est la priorité absolue, qui est d’ailleurs au centre de la première séance du Conseil de Paris, demain. Nous avons déjà financé 30 000 logements sociaux depuis 2001. Nous en financerons 40 000 au cours des six ans à venir. Mais cette dynamique s’appuiera sur de nouveaux instruments, pour diversifier notre offre. Par exemple, afin de faciliter l’accès des Parisiens au parc locatif privé, nous créons une agence immobilière à vocation sociale ainsi qu’une aide mensuelle aux personnes modestes. Nous lançons également une aide publique à la caution, et je pense notamment aux jeunes salariés. En outre, nous allons proposer un nouveau prêt à taux zéro pour les familles qui libèrent leur logement social et souhaitent acheter dans le privé. Dans la mandature précédente, 6 000 ménages ont déjà pu accéder à la propriété grâce à notre prêt à taux zéro. Ce nouveau produit complétera donc utilement notre dispositif.

 

Le futur premier secrétaire du PS peut-il être le futur présidentiable, ou bien les socialistes doivent-ils privilégier le choix d’une personnalité sans ambition pour 2012 ?
• En démocratie, il faut traiter le contenu de chaque étape. Quel est l’objet de notre prochain congrès ? Clarifier notre orientation politique, retrouver le sens de l’action collective et adopter un dispositif humain. Le futur premier secrétaire devra se consacrer à cette tâche : il ne sera pas automatiquement le prochain candidat du PS pour 2012, mais il ne doit pas être non plus a priori disqualifié. Puis en 2011, nous choisirons notre candidate ou notre candidat, pour la présidentielle. Mais chaque chose en son temps.

Ségolène Royal a une stratégie claire : elle est candidate à la tête du PS. Et vous ?
• Ma stratégie est très claire, fondée sur une orientation politique et un dispositif collectif. Je veux contribuer à ce que le PS redevienne un parti de gauche moderne, avec une ligne identifiée et efficace. Un parti populaire à qui la majorité de nos concitoyens puisse faire confiance. Je suis prêt à m’engager sur ce contrat-là dans une démarche résolument collective, sans être obsédé par la place que je pourrais y occuper. Je suis passionné par l’avenir de mon pays et de ma famille politique. Donc, j’y investis mes convictions et mon énergie. Mais pour qu’une stratégie soit jugée « claire », faudrait-il qu’elle soit centrée sur une personne ? Je ne le crois pas.

Lionel Jospin, que Nicolas Sarkozy a reçu vendredi à l’Elysée, est-il toujours à vos yeux « la » référence politique ?
• Oui, tout à fait.

Souhaitez-vous que le prochain congrès soit un congrès de synthèse ou qui tranche, comme celui de Metz en 1979 ?
• Je souhaite un congrès d’idées. Il faut concilier clarté, courage, créativité et goût d’être ensemble. Si nous ne pensons pas la même chose, ce n’est pas la peine de faire de fausses synthèses. Il peut y avoir congrès d’unité, sans la moindre confusion idéologique. Car on peut être ensemble en assumant des différences. Depuis trente-six ans que je suis au PS, j’ai toujours été un militant du rassemblement. D’ailleurs, depuis sept ans à la mairie de Paris, n’y a-t-il pas l’union la plus large de tous les talents progressistes ? Mais le PS a besoin autant de rassemblement que de clarté, et d’une dynamique qui passe par la lisibilité de son offre politique. « L’équipe Sarkozy n’est pas professionnelle »

De la première année de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, dites-vous, comme certains de vos amis, que tout est mauvais ?
• Non. On ne peut pas dire cela d’une entreprise humaine. Mais soyons clairs : le candidat Sarkozy a beaucoup promis, avec une certaine habileté. Or, confronté aux réalités, il fait pire encore que ce que laissait craindre cette démagogie. Après l’arrogance du début de quinquennat, ce pouvoir fait prendre du retard à notre pays et décourage les Français, par des mesures qui menacent notre cohésion sociale en atteignant les plus modestes et les classes moyennes. Le cafouillage est permanent, les reculs et les démentis succèdent aux annonces à grand spectacle. Ce gouvernement ignore où il va, mais il y entraîne la France. Vraiment, cette équipe n’est pas professionnelle.

Au fond, vous vous sentez mûr, dirait-on, pour un éventuel destin présidentiel…
• Le suffrage universel vient de me confier à Paris une tâche que j’entends accomplir avec conviction, détermination et humilité. Pour le reste, je suis un citoyen qui a le goût des idées et du « faire ». Je n’ai pas besoin de perspectives de pouvoir ou de « place » pour me mettre en mouvement. En tout état de cause, j’entends participer au débat d’idées dans ce pays à travers des valeurs et des actes progressistes. D’une façon ou d’une autre, je serai là, je m’engagerai.

Dimanche 20 avril 2008 | Ancien blog

Un an après l’élection de Nicolas Sarkozy, 79 % des Français déplorent le manque de progrès

Le Monde

Source : Le Monde

Un an après l’élection de Nicolas Sarkozy, les Français portent un regard critique sur son bilan. L’action du président et de son gouvernement n’a pas permis d’améliorer la situation de la France et des Français, estiment 79 % des personnes interrogées par l’Ifop pour le Journal du Dimanche. Ils n’étaient encore que 59 % à le penser en novembre 2007.

• Selon ce sondage publié dimanche 20 avril, 49% des Français estiment même que l’action du chef de l’Etat et du gouvernement n’a « pas du tout » amélioré la situation. Même chez les sympathisants de l’UMP, l’action du gouvernement n’obtient pas plus de 50 % d’approbation.

• Une certaine impatience se lit également dans ce sondage, puisque parmi les réponses suggérées à la question posée –  » Un an après l’élection de Nicolas Sarkozy, diriez-vous que l’action du président et de son gouvernement a permis d’améliorer la situation de la France et des Français ? » -, aucun sondé (ou trop peu pour être comptabilisé) n’a répondu qu’il était « trop tôt pour juger ».

• Par ailleurs, la cote de popularité de Nicolas Sarkozy a encore fléchi, pour atteindre son niveau le plus bas depuis son élection en mai 2007. Elle se situe désormais à 36% (- 1 point), loin derrière celle du premier ministre, François Fillon, 52% (- 6 points).

Vendredi 18 avril 2008 | Ancien blog

Martine Aubry, l’anti-Ségolène Royal

Martine Aubry

Source : Le Monde

Les premiers messages sont arrivés quelques minutes après l’annonce de sa victoire. Autour d’elle, ce 16 mars, dans les grands salons de la mairie de Lille, on était encore en train de la féliciter pour son score de 66,56 % au second tour des municipales. Ses parents, Jacques et Marie Delors, venus de Paris tout exprès, riaient de la voir si radieuse. Et les réactions des amis sont parvenues jusqu’à elle en même temps que leurs bravos. « Ségolène a mangé son pain blanc », a soufflé l’un. « Les Français veulent une femme de gauche, te voilà », a souri l’autre. Alain Minc, ami de Martine Aubry depuis l’ENA, a pianoté un Texto éloquent : « Cela n’a de sens que si tu te places face à la Madone ». Et le député François Lamy, fidèle de la maire réélue, a repris son antienne de toujours : « Martine, il faut que tu y ailles ! »

• Quelques mois plus tôt, Martine Aubry faisait rire ses amis en imitant Ségolène Royal dans une série de saynètes hilarantes. « Ségolène et sa rouerie », « Ségolène et ses insuffisances », « Ségolène et ses revirements ». Et pour finir, « Ségolène et son hypocrisie ». En septembre 2007, quatre mois après la défaite de la gauche à la présidentielle, « Ségolène », qui ne doit rien ignorer de la détestation qu’elle suscite, a téléphoné à « Martine » pour lui proposer une rencontre. « Il n’y a pas d’urgence », a jeté négligemment la maire de Lille, qui conclut généralement pour son auditoire d’un : « On ne s’est toujours pas vues… »

 

Il y a dix ans – autant dire une éternité -, lorsque l’une était sous la tutelle de l’autre au sein du gouvernement Jospin, et que Martine Aubry dominait, les deux femmes s’ignoraient. Aubry était la ministre phare de la gauche au pouvoir et, souligne la députée Marylise Lebranchu, « Ségolène n’était pas un sujet ». Elle l’était si peu que, lorsqu’en 2005, Martine Aubry laissa son premier adjoint à Lille, Pierre de Saintignon, expliquer à La Rochelle : « Il est temps qu’une femme s’occupe de la France », aucun des amis d’Aubry n’imagina que « Ségolène » s’engouffrerait dans la brèche et deviendrait « la femme » qu’ils appelaient de leurs voeux. « Martine a hésité trop longtemps, reconnaît son amie Adeline Hazan, la maire de Reims, et elle se rend compte aujourd’hui qu’elle aurait dû y aller. » En 1994, déjà, lorsque son père, Jacques Delors, avait renoncé à se présenter, nombre de socialistes avaient cru que sa fille reprendrait le flambeau. « Mais peut-être y a-t-il chez Delors et Aubry, constate un ami, le même problème de passage à l’acte. »

• Aujourd’hui, elle continue de répéter : « Je ne suis pas une obsédée de la présidentielle. » Mais ses amis l’ont entendue s’inquiéter de voir le patron de la Fédération socialiste du Nord, Gilles Pargneaux, répondre à des appels du pied royalistes. S’étonner que Pierre Moscovici, prétendant déclaré au poste de premier secrétaire du PS, ait multiplié les rendez-vous avec la présidente de la région Poitou-Charentes. S’insurger que son ami Alain Minc ait déjeuné avec elle : « Pourquoi perds-tu ton temps ? » Ramener sur terre d’un enjoué « ma parole, voilà que tu te prends pour Ségolène ! » Bertrand Delanoë, qui, dans un élan de lyrisme, affirmait avoir senti « un vent nouveau se lever ». Expliquer gravement devant les caméras, au soir du premier tour des municipales, qu’elle « ne s’était pas sentie très bien avec la façon dont on avait fait de la politique en 2007″. Et enfin lâcher devant ses proches cette phrase qu’ils attendaient tous : « Il faut qu’on s’organise… »

• La chose n’est pas si facile. Martine Aubry a perdu une partie des réseaux, puissants et éclectiques, qui étaient les siens dix ans auparavant. Son humour acéré lui vaut encore bon nombre d’inimitiés au sein du PS. Elle reste associée, dans l’opinion, au bilan controversé des 35 heures. Et représente, au fond, une version d’une « social-démocratie à l’allemande face au populisme triomphant de Ségolène Royal », résume Alain Minc.

• En revenant sur la scène nationale, Martine Aubry conteste de front la mutation amorcée par l’ex-candidate à la présidentielle. Enarques, électoralement ancrées dans une région, fortes personnalités, femmes, voilà pour leurs ressemblances. Mais elles incarnent au fond les deux tendances qui divisent le socialisme depuis trente ans.

• Après s’être longtemps agacée d’être la fille de son père, avoir rompu avec tout ce côté « chrétien de gauche » du delorisme, Martine Aubry est revenue finalement à la vision très « deuxième gauche » du socialisme. « Elle a un jugement moral sur la politique, bien qu’elle ne soit pas pratiquante », constate Jacques Delors. Ségolène Royal, elle, reste profondément mitterrandienne, un zeste de puritanisme en plus. L’une estime Lionel Jospin, l’autre l’a exaspéré. L’une voudrait convaincre les Français. L’autre a suscité l’engouement des foules. « Pour être complet, signale Jean-Christophe Cambadélis, ne pas oublier que Martine a le sentiment que sa place a été usurpée par Royal. »

• De l’ex-candidate à l’élection présidentielle, Martine Aubry n’apprécie ni le style, ni les choix, ni la stratégie. La personnalisation du pouvoir ? « Quand on parle de soi-même, on ne parle pas des Français », cingle-t-elle en rappelant ces émissions de télévision « ahurissantes », lors de la campagne, « où des gens levaient le doigt pour évoquer leur cas particulier devant des candidats qui ne parlaient que d’eux-mêmes ».

• La démocratie participative ? « Un responsable politique doit avoir analysé la société et permettre un débat autour des solutions qu’il propose, plutôt que de réclamer aux gens : « Dites-moi ce qu’il convient de faire ? »" Les valeurs de la gauche ? « Il serait temps de dire aux Français que nos sociétés sont devenues trop matérialistes et de les porter vers un projet collectif. Pourquoi chacun accepte-t-il de payer d’énormes factures de téléphone et d’Internet sans vouloir financer les dépenses de santé et d’éducation ? » Les alliances électorales ? « J’ai construit, à Lille, un accord avec les Verts et le MoDem. Mais sur des valeurs communes. » Mais alors, pourquoi un tel succès de sa rivale auprès des militants socialistes ? « Parce qu’elle représentait ce que nous sommes devenus. Individualistes, flottants, inconscients de notre histoire… »

• Le 17 décembre 2007, lorsque Martine Aubry a fait un aller et retour jusqu’à Paris pour déjeuner avec les « reconstructeurs » du PS – un mélange de fabiusiens, d’amis de Dominique Strauss-Kahn et de rocardiens -, elle a pourtant fermement prévenu chacun : « Si nous construisons un cartel des « non à Ségolène », elle s’en servira pour se poser en victime des éléphants. » Et elle s’est mise au travail. Aux « reconstructeurs », elle a proposé cinq sujets de réflexion : la stratégie du parti, les mutations économiques, le développement durable, l’Europe et l’individualisme contemporain. Le sociologue Michel Wieviorka a été chargé de réactiver les réseaux d’intellectuels et d’experts laissés depuis des années en jachère. « C’est un chef. Elle est généreuse, cultivée et organisée, sourit son père, Jacques Delors. J’ai toujours pensé qu’en politique, elle était meilleure que moi. »

• Reste une grosse difficulté qu’elle rechigne à aborder : les 35 heures, auxquelles son nom est désormais associé. Elle supporte mal que la droite, mais aussi une partie de la gauche et des syndicats, contestent la façon dont elle a mis en oeuvre la deuxième loi de réduction du temps de travail. « C’était une vraie réforme politique, qui touchait à l’organisation entre le capital et le travail, rappelle-t-elle, mais portait aussi sur la répartition entre ceux qui travaillent et les chômeurs, et poussait à une réflexion plus large sur la vie, l’éducation des enfants, le temps pour soi. »

• Lorsqu’on lui rapporte les critiques sur le blocage des salaires qui a accompagné la loi, celles de la CFDT, dont le secrétaire général, François Chérèque, reconnaît que sa confédération, alors dirigée par Nicole Notat, a été « très meurtrie par la méthode Aubry », elle rappelle qu’elle s’est « battue contre une certaine gauche radicale qui voulait toujours plus et (la) traitait alors de suppôt du patronat ! »

• Aucun de ses amis n’ignore combien elle était mitigée sur les 35 heures, avant le retour de la gauche au pouvoir, en 1997. Mais elle ne laisserait personne d’autre les assumer. Et finit par tout balayer d’un revers de main : « Eh bien, moi, je reçois encore des cartes postales de gens qui m’écrivent « merci, pour les RTT » ! »

• Elle s’est pourtant attelée à gommer l’image de ministre brutale – « C’est la mère-emptoire », persiflait alors Le Canard enchaîné – héritée de son épuisant passage au sein d’un gouvernement Jospin dont elle a assumé près d’un tiers des projets de loi. Plusieurs coups de semonce ont été nécessaires. Le succès de La Dame des 35 heures, une enquête sévère – « un pamphlet », dit-elle – de Philippe Alexandre et Béatrix de l’Aulnoit (Robert Laffont, 2002), l’a profondément blessée.

• Sa défaite aux législatives, trois mois plus tard – « Je ne me raconte pas d’histoires, j’ai perdu parce que je n’avais pas été bonne », reconnaît-elle aujourd’hui -, l’a meurtrie. La colère de Pierre Mauroy, lors d’un bureau national, le 21 mars 2006 – « Elle a dit trop de mal, de trop de monde ! », s’était emporté l’ancien maire de Lille -, l’a rendue plus prudente.

• Sa réélection à la mairie et sa conquête de la Communauté urbaine l’ont pourtant rassérénée. La réussite de sa politique culturelle et de transformation des quartiers populaires est un indéniable succès. Elle qui supporte si mal les critiques de la presse peut enfin triompher devant les journalistes : « Vous avez écrit que j’étais mal aimée, si, si, mal aimée. J’espère que vous reconnaîtrez que vous vous êtes trompés. » Et sa remontée fulgurante dans les sondages l’a convaincue que ce qu’elle représentait n’était pas mort. A l’automne 2006, lorsque Ségolène Royal avait été désignée par les militants socialistes, elle s’était repliée sur son fief nordiste. Depuis quelques mois, on la voit plus souvent dans le TGV pour Paris.

Jeudi 17 avril 2008 | Ancien blog

Congrès : le NPS montre le bout de son nez

NPS

Source : Libération

• Les grandes manœuvres pré-congrès ont bel et bien commencé au PS. Après Ségolène Royal qui, il y a dix jours, lançait une « consultation participative » , c’est au tour du Nouveau parti socialiste (NPS) de partir à l’offensive. Ce courant de la gauche du parti planche actuellement sur la préparation de huit grandes réunions régionales, qui se tiendront de fin avril à juin, « où seront mises en débat les options que nous défendons », explique Benoît Hamon, leader de cette sensibilité. Le député européen l’assure : « On se met en mouvement. » Un forum devrait également être lancé sur Internet, comme l’a fait l’ancienne candidate à la présidentielle, avec son site.

• Ségolène Royal-NPS, même méthode ? « Il y a une chose sur laquelle nous sommes d’accord avec elle : il faut défendre une offre autour de laquelle les gens s’agrégeront, poursuit Benoît Hamon. Certains rentrent dans le congrès comme dans une partie de Rubik’s Cube, en envisageant toutes les contributions possibles. Nous, nous le ferons avec une offre politique. Comme elle. » Là s’arrête la ressemblance entre les deux initiatives : « Nous, nous proposons des options, pas des questions. On ne demandera pas si le capitalisme est méchant ou si l’écologie, c’est bien », résume Benoît Hamon.

• Ces « options pour une gauche moderne » , rassemblées dans un « plan détaillé », visent à « préparer la France de l’après-Sarkozy en anticipant ce que sera la situation dans quatre ans, et en préparant les moyens de revenir au pouvoir dans un contexte où les inégalités auront augmenté, où la violence sera plus forte et les instruments de régulation auront été démantelés par la politique du gouvernement ». L’économiste Liêm Hoang-Ngoc et l’historien – et ancien leader de l’Unef-ID – Philippe Darriulat, planchent d’ores et déjà, entre autres, sur ces contributions.

• Autre objectif, plus arithmétique que programmatique celui-là : mobiliser afin de désenclaver et d’élargir le « périmètre » d’un courant qui, au moment du congrès du Mans de 2005, pesait près d’un quart des suffrages des militants. Mais qui, depuis, a vu partir plusieurs de ses dirigeants. Dont Arnaud Montebourg, puis Vincent Peillon, devenu depuis l’un des principaux soutiens de Ségolène Royal.

• David Revault D’Allonnes

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