Jonathan Debauve » Réinventons Saint-Malo

Samedi 7 juillet 2007 | Ancien blog

Nicolas Sarkozy soutient "DSK" pour le FMI

Dominique Strauss-Kahn Source : LeMonde.fr
• Le chef de l’Etat a annoncé, jeudi 5 juillet, à ses interlocuteurs qu’il recevait à déjeuner à l’Elysée son intention de soutenir la candidature de l’ancien ministre de l’économie de Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn, à la direction générale du FMI (Fond Monétaire International). « Nous marchons main dans la main », a expliqué M. Sarkozy. Une information que le porte-parole de l’Elysée, David Martinon, affirme « ne pas pouvoir démentir ».
• Le président de la République a également précisé qu’il annoncerait sa décision, dimanche, probablement dans un entretien, recueilli vendredi 6 juillet, et à paraître le 8 dans Le Journal du dimanche. Jean-Christophe Cambadélis indique avoir eu Dominique Strauss-Kahn vendredi matin par téléphone. Il lui aurait indiqué n’avoir eu aucun contact avec l’Elysée. M. Strauss-Kahn n’a pas répondu aux appels du Monde.

FABIUS « PAS CANDIDAT »
• Paris souhaite pourtant récupérer le poste de la direction général du FMI – traditionnellement réservé à un Européen -, vacant depuis la démission de l’Espagnol Rodrigo Rato. Sa succession sera évoquée en début de semaine lors des réunions de l’Eurogroupe (ministres des finances des treize pays de la zone euro) et de l’Ecofin (ministres de l’économie et des finances de l’UE), selon le ministère des finances allemand.
• « Ce serait bien que l’on récupère le poste pour la France », a confirmé dans Le Monde du 7 juillet le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant. L’Elysée a jusqu’alors cherché à brouiller les pistes en laissant entrevoir son intérêt pour la candidature d’un autre ancien ministre de l’économie de Lionel Jospin, Laurent Fabius. Celui-ci devait être reçu vendredi en début d’après-midi par M. Sarkozy. « Ces noms sont intéressants. Un bon ministre des finances, c’est bien », avait encore observé M. Guéant, sans lever l’ambiguïté sur le choix de l’Elysée.
• Jeudi, devant ses hôtes, le chef de l’Etat s’est montré beaucoup plus catégorique en écartant la candidature de M. Fabius en raison de son hostilité au traité constitutionnel européen : « Il a voté ’non’ sans le penser », a-t-il expliqué à ses convives.
• Vendredi soir, l’entourage de Laurent Fabius a fait savoir que l’ancien premier ministre »n’était pas candidat à une fonction au Fonds monétaire international ». Son entrevue avec le chef de l’Etat a porté sur les « questions européennes », a-t-on ajouté.
Philippe Ridet avec Isabelle Mandraud

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